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Le prince Hicham Alaoui appelle à «rompre avec Netanyahu» mais pas avec «le peuple israélien»
Publié dans Yabiladi le 09 - 09 - 2025

Doyen de l'Université de Princeton aux Etats-Unis et cousin du roi Mohammed VI, le prince Moulay Hicham Alaloui estime que le Maroc gagnerait à «rompre» avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, sans pour autant mettre fin à «ses liens avec le peuple israélien».
Dans la première partie d'un entretien publié, ce mardi, par le journal espagnol El Confidencial, le prince Moulay Hicham Alaloui a estimé que le Maroc devrait «rompre» avec le gouvernement israélien, tout en conservant ses liens avec le peuple israélien. Ces déclarations interviennent près de deux ans après le début de l'offensive d'Israël sur la bande de Gaza, désormais en proie au génocide et à une crise humanitaire sans précédent. Depuis le 7 octobre 2023 à ce jour, l'occupation a tué 64 605 civils palestiniens et fait 163 319 blessés, selon le ministère de la Santé dans la bande.
Dans ce contexte, le cousin du roi Mohammed VI considère que la rupture est également nécessaire de la part des autres régimes arabes, face à l'indignation populaire des liens avec Israël. Il nuance cependant la nature de cette action : «Je ne pense pas que nous devrions rompre nos relations avec Israël, car cette rupture est l'objectif ultime, quelle que soit la norme internationale. Nous ne pouvons pas non plus boycotter la société civile israélienne. Au contraire, nous devons l'attirer, la convaincre, en faire un allié, un allié libéral. Non pas l'isoler.»
Egalement directeur de l'Institut d'études contemporaines du Moyen-Orient, de l'Afrique du Nord et de l'Asie centrale et doyen de l'Université de Princeton aux Etats-Unis, Moulay Hicham considère ainsi que «le Maroc est dans une position unique pour le faire, car nous avons une histoire de coexistence». «Nous devons en tirer parti, perpétuer cette tradition, mais intelligemment», a-t-il dit.
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Abordant la situation actuelle, sur le plan régional, le prince explique par ailleurs qu'«Israël a remporté des victoires militaires, notamment contre l'Iran, et estime avoir une chance de mettre un terme définitif à la question palestinienne». Pour lui, «les gouvernements arabes ne sont pas pro-palestiniens» dans ce contexte, «car ils ont toujours voulu plaire aux Etats-Unis». «La tension monte et un sentiment de solidarité populaire se développe. Par conséquent, les gouvernements arabes se trouvent dans une position difficile ; ils sont sur un fil», a-t-il déclaré au journal espagnol.
Une solution à deux Etats tombée en désuétude ?
Estimant que «la solution à deux Etats n'est plus possible», à l'heure actuelle, Hicham Alaoui affirme cependant qu'un déplacement massif de la population palestinienne de ses territoires ne se produira pas. «Les Palestiniens ne partent pas. Et je crois qu'ils résisteront par une lutte courageuse qui sera historique. J'ai l'impression qu'ils finiront par l'emporter», a-t-il souligné. «Israël a colonisé tout le territoire, créé un réseau routier et des murs entre les colonies, de sorte que la solution à deux Etats n'existe plus. Israël ne bougera pas, sauf par la force. Il est possible que dans dix ou quinze ans, les choses changent et qu'il y soit contraint, mais il sera trop tard», a encore dit l'universitaire.
Ces déclarations font échos aux propos tenus par Hicham Alaoui, au lendemain du 7 octobre 2023. Quelques jours après l'état de siège imposé par Israël sur Gaza, il a déjà insisté que «la solution à deux Etats n'était plus viable, «suite aux politiques des gouvernements israéliens successifs». Sur la plateforme X, il a estimé, dans le temps, que «la résolution de ce conflit réside dans un Etat pour deux peuples, sous une forme ou une autre». Dans le même sens, il a affirmé qu'avec «des capacités limitées et une immense détermination», la «politique de dissuasion» et le «mythe de l'invincibilité de l'armée israélienne» avaient été mis à mal par les Palestiniens.
Cette position trouve une suite dans l'entretien de Moulay Hicham avec El Confidencial. Auprès du journal espagnol, l'universitaire considère que dans l'état actuel des choses, les éventuelles solutions seraient «soit une forme de confédération, soit une forme de souveraineté partagée dans différents domaines». «Le moment venu, je pense qu'une solution sera trouvée. N'oublions pas que le problème irlandais existe depuis 500 ans. Il a fallu cinq siècles. L'avenir des Palestiniens ne doit pas nécessairement être celui des Amérindiens», a-t-il soutenu.


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