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Biodiversité : Les espèces invasives coûtent au Maroc jusqu'à 5 milliards de dollars par an
Publié dans Yabiladi le 17 - 01 - 2026

Une nouvelle étude estime que les espèces exotiques invasives coûtent au Maroc entre 1 et 5 milliards de dollars chaque année, l'agriculture supportant les pertes les plus lourdes. Identifiant 343 espèces invasives, les auteurs avertissent que le coût réel est probablement plus élevé et appellent à une action préventive urgente.
DR


Les invasions biologiques coûtent au Maroc entre 1,14 milliard et 5,13 milliards de dollars (10 à 50 milliards de dirhams environ) chaque année, d'après les estimations d'une récente étude scientifique. Publiée dans Scientific Reports, cette étude se penche sur les espèces exotiques invasives, des plantes ou animaux non indigènes qui prolifèrent rapidement dans un nouvel environnement, causant des dégâts aux écosystèmes, à l'économie et à la santé humaine.
Présentée par ses auteurs comme la première analyse exhaustive des espèces exotiques envahissantes au Maroc, la recherche offre des estimations chiffrées de leurs «coûts économiques potentiels» tout en cartographiant leur répartition géographique à travers le pays.
Jusqu'à 50 milliards de dirhams de coûts
En s'appuyant sur des bases de données sur la biodiversité, des publications scientifiques et des avis d'experts, les chercheurs ont identifié 343 espèces exotiques envahissantes désormais établies au Maroc, représentant plus de 1 % de la biodiversité totale du pays. Ces espèces incluent principalement des plantes, suivies par des animaux, des champignons et d'autres organismes.
Pour établir ces chiffres, les chercheurs ont utilisé la base de données InvaCost, qui rassemble les pertes économiques mondiales vérifiées causées par les espèces envahissantes. Etant donné que le Maroc est largement absent de cette base, les coûts enregistrés dans d'autres pays ont été extrapolés au contexte marocain.
Ces estimations ont été ajustées en tenant compte de la parité de pouvoir d'achat, de la similarité climatique basée sur les zones climatiques de Köppen, et des données d'occurrence des espèces dans les différentes régions du Maroc. Cette méthodologie a permis de produire à la fois des estimations conservatrices, basées sur des coûts ajustés, et des scénarios maximaux utilisant des chiffres non ajustés.
Cependant, l'étude souligne que seulement 39,9 % de ces espèces ont des données de coût économique documentées à l'échelle mondiale, ce qui suggère que le fardeau financier réel est probablement bien plus élevé.
L'agriculture la plus touchée
L'agriculture est le secteur le plus impacté, reflétant la forte dépendance du Maroc à la production et à l'exportation agricoles. Parmi les espèces envahissantes les plus coûteuses figurent des insectes phytophages tels que Phenacoccus madeirensis, Cydia pomonella (le carpocapse des pommes) et Bemisia tabaci, menaçant la production de fruits et de céréales.
Les plantes envahissantes —en particulier des espèces des genres Cenchrus et Euphorbia— contribuent également de manière significative en réduisant les rendements des cultures et en concurrençant la végétation indigène. Un seul insecte, Phenacoccus madeirensis, représente près de 900 millions de dollars de dommages estimés. «Les insectes phytophages de petite taille génèrent des impacts disproportionnés sur l'agriculture et les moyens de subsistance», écrivent les auteurs.
Au-delà de l'agriculture, l'étude met en lumière des coûts substantiels liés à la santé publique, notamment à cause du moustique tigre asiatique (Aedes albopictus), vecteur connu de la dengue et du chikungunya.
Les infrastructures urbaines et sociales sont également affectées, notamment par le rat brun (Rattus norvegicus), tandis que les pêcheries et les écosystèmes d'eau douce subissent des pertes importantes en raison d'espèces telles que la carpe commune (Cyprinus carpio).
Distribution géographique
Le fardeau économique n'est pas uniformément réparti à travers le pays. Les régions avec les coûts estimés les plus élevés incluent Marrakech–Safi, Casablanca–Settat, Rabat–Salé–Kénitra et Tanger–Tétouan–Al Hoceima. Selon les auteurs, «les grandes régions urbaines et côtières concentrent des actifs de grande valeur, amplifiant les risques liés aux invasions».
L'étude conclut que la réponse actuelle du Maroc face aux invasions biologiques, répartie entre plusieurs institutions et cadres juridiques, reste insuffisante étant donné l'ampleur de la menace.
«Ne pas agir sur la gestion des espèces envahissantes entraîne des coûts évitables substantiels, souvent de l'ordre de millions.»
Les auteurs de l'étude appellent à des systèmes d'alerte précoce plus robustes, à une meilleure coordination entre les institutions, à une recherche locale élargie et à une documentation des coûts, ainsi qu'à une coopération internationale accrue pour freiner le coût économique et écologique croissant des espèces envahissantes.


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