Le ministre de l'Intérieur de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a affirmé mardi qu'il irait en Algérie mais qu'il attendait qu'il y ait « une amorce » de réponse d'Alger aux demandes de Paris sur le retour dans leur pays des ressortissants algériens en situation irrégulière en France et sur le cas de Christophe Gleizes. Interrogé sur TF1 concernant les déclarations de l'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal de retour d'Alger qui le pressait d'y aller, Nuñez a précisé que la « mission effectuée » par Royal, présidente de l'Association France-Algérie, n'était « pas pour le compte du gouvernement français ». Laurent Nuñez a, à cet effet, fait valoir que les conditions mises pour sa propre visite en Algérie étaient « minimalistes ». La France demande une reprise des reconduites des Algériens en situation irrégulière et la libération du journaliste français Christophe Gleizes. « Il faut y aller, mais c'est évident que quand on pose des conditions, c'est qu'on ne veut pas y aller », avait dit Ségolène Royal. Le ministre a répété qu'il fallait que « le flux (des retours) se réamorce ». « Il faut qu'il y ait une amorce », a-t-il insisté. En revanche, il a assuré que « les discussions techniques sécuritaires avaient repris » entre les deux pays.