DR ‹ › Le chef du gouvernement Aziz Akhannouch a présidé, mercredi 18 février à Rabat, la réunion du Conseil d'administration de l'Agence nationale de soutien social (ANSS). La création de cette dernière vise à dynamiser la mise en œuvre des politiques sociales, à commencer par les aides directes lancées fin 2023. Lors de cette séance, un plan d'action pour l'année 2026 a été approuvé. Selon un communiqué, le conseil a notamment examiné l'ouverture d'une représentation territoriale dans la province d'El Jadida, «pour une plus grande proximité avec les bénéficiaires, afin d'ériger l'aide sociale directe en levier d'autonomisation et d'intégration sociale et économique productive par le biais de programmes d'accompagnement adaptés aux réalités socio-spatiales des familles». Par ailleurs, l'agence a adopté un mécanisme de suivi des indicateurs de performance du programme pour la réduction de la pauvreté et de la vulnérabilité. Après délibération, des conventions ont été adoptées entre l'Agence nationale de soutien social et des «départements ministériels, établissements publics et organismes internationaux». Ces cadres portent sur «la scolarisation des enfants, le soutien à l'emploi des personnes en situation de vulnérabilité, la consécration des principes de bonne gouvernance et l'échange électronique des données entre l'agence et plusieurs départements ministériels et établissements publics», fait savoir le communiqué. Au total, 3,9 millions de familles bénéficient du programme d'aide sociale directe, soit plus de 12,5 millions de citoyens. Parmi eux, 5,5 millions d'enfants sont bénéficiaires de la naissance à l'âge de 21 ans, en plus de 1,7 million de personnes âgées de plus de 60 ans. Les aides mensuelles et complémentaires varient de 500 à 1350 dirhams. En 2025, la mise en œuvre du programme a permis une augmentation des montants, ainsi que la mise en œuvre du soutien aux enfants orphelins et enfants abandonnés accueillis au niveau des établissements de prévoyance sociale.