DR ‹ › La startup marocaine z.systems a annoncé une levée de fonds significative de 1,65 million de dollars, pour la digitalisation du commerce traditionnel au Maroc. Selon un communiqué, l'objectif est de moderniser «l'un des segments les plus importants de l'économie marocaine», mais dont «une grande partie de l'écosystème fonctionne encore sans l'infrastructure digitale nécessaire pour créer transparence, efficacité et croissance coordonnée à travers la chaîne de valeur». Ce projet est ainsi destiné à un environnement riche de près de 126 000 épiceries de proximité indépendantes. Ces «hanouts» représentent «plus de 85% des dépenses alimentaires du pays, dans un marché estimé à environ 40 milliards de dollars». La même source ajoute aussi que «plus de 20 000 distributeurs, grossistes et semi-grossistes connectent les marques aux détaillants», dans un écosystème pratiquement non digitalisé. Ce vide n'est d'ailleurs pas sans conséquences, puisqu'il donne lieu à «une chaîne de valeur fragmentée avec une transparence limitée, une faible coordination et aucune infrastructure partagée». Dans ce sens, le communiqué explique que z.systems «a été conçu pour combler ce fossé à travers un modèle qui ne cherche pas à contourner les acteurs existants du marché, mais à les connecter et les renforcer». À cet effet, le seed a été mené par AZUR Innovation Fund, avec la participation de MNF Ventures, via son fonds MNF II, et Witamax. Pour la société, il s'agit d'une «étape décisive», avec «l'entrée de Harambeans Prosperity Fund en tant que premier investisseur institutionnel international au capital de z.systems». La source souligne qu'«avec cette opération, z.systems a levé un total de 2,7 M$ à ce jour, s'ajoutant à un tour Pre-Seed de 1,05 M$ soutenu par ses premiers partenaires, notamment Cash Plus Ventures et Kalys Ventures». Dans le même contexte, l'entreprise salue «la participation conjointe d'investisseurs existants et de nouveaux partenaires» en tant que gage de confiance, poussant à «construire la couche d'infrastructure digitale» pour un secteur économique vital mais sous-équipé.