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Maroc : L'abattage des chiens errants scandalise les fermiers et les associations de protection animale
Publié dans Yabiladi le 06 - 06 - 2014

Depuis quelques temps, et ce dans plusieurs villes du royaume, les chiens et chats sont abbatus. Il s'agirait, d'après certaines sources, de la réponse des autorités aux plaintes des multiples citoyens victimes de chiens errants. On se souvient encore du cas des habitants de Mehdia révélé au mois de mai. Mais fermiers et associations de protection des animaux qualifient l'opération d'ignoble, préconisant d'autres procédés.
Depuis peu, une campagne de sensibilisation pour la protection des animaux est menée ardemment sur les réseaux sociaux. Et pour cause, fermiers et associations s'opposent à l'abattage de chiens errants initié par les autorités dans plusieurs villes du royaume. «C'est du n'importe quoi, ils tuent sans voir le cas de ces chiens», s'insurge Ahmed Tazi, président de l'Association de défense des animaux et de la nature (ADAN), contacté par Yabiladi. «Normalement, ils devraient agir au cas par cas, parce qu'il n'y a pas que des chiens abandonnés dans les rue, poursuit-il. Il y a des chiens de ferme qui sortent un instant dans la rue et même des chiens de communauté qui veillent à la sécurité du coin. Ce ne sont donc pas des chiens errants».
Sur ordre du ministère de l'Intérieur en réponse aux victimes
Sentiment partagé par Aziza, une habitante de Guelmim qui détient une ferme avec ses deux sœurs. «Mardi dernier, j'étais à la ferme avec nos chiens quand j'ai entendu un coup de feu. Au départ, j'ai cru que c'était le bruit d'un véhicule heurtant un chien. Mais quand je suis allée vérifier, j'ai trouvé trois véhicules dont un pick-up, un homme muni d'un fusil, ainsi qu'un autre portant des gans rouges et un tablier. C'est alors que j'ai remarqué qu'il y avait eu massacre de chiens. Ils étaient nombreux, entassés à l'arrière du pick up», raconte-t-elle à Yabiladi.
Deux jours plus tard, Aziza s'est rendue à la municipalité pour comprendre ce qui se passe. «Deux agents m'ont dit qu'ils ne tuaient que les chiens errants. Mais comment font-ils la différence avec les nôtres, puisqu'ils sortent parfois de la ferme pour prendre de l'air», s'interroge la dame.
Selon les informations reçues à l'arrondissement de son lieu de résidence, l'abattage de chiens errants devrait de poursuivre ce week-end à Guelmim. Pour justifier cette opération, «un agent m'a montré un grand registre contenant les plaintes des personnes mordues par les chiens errants. D'après lui, c'est exagéré et la seule solution c'est de tuer ces chiens», explique Aziza, soulignant que l'ordre viendrait tout droit du ministère de l'Intérieur.
Les autorités tiraillées entre deux camps
Il apparait clairement que les autorités sont tiraillées entre les habitants victimes des chiens errants et les propriétaires ou militant pour la cause animale. La réaction des municipalités est sans appel, car plusieurs personnes risquent leur vie au quotidien. D'ailleurs, le cas de la ville Mehdia plus récemment médiatisée, en dit long sur le sentiment de peur qui anime les habitants à cause des chiens errants. Rappelons qu'un petit d'enfant de deux ans a failli y passer.
Pour sa part, l'association ADAN ne s'oppose pas à l'abattage des chiens «s'ils sont atteints de maladies intraitables ou si après examen, il s'avère qu'ils peuvent être dangereux pour la communauté». «Mais il y a des méthodes plus douces que de les tuer à bout portant», estime Ahmed Tazi.
Sensibiliser les populations ?
D'après lui, le Maroc doit passer «d'une mentalité de chiens errants à celle de chiens de communauté et cela passe par la sensibilisation des populations». Actuellement, l'ADAN travaille avec la municipalité de Rabat dans le cadre d'un projet pilote visant à régler, une fois pour toutes, le problème des chiens errants.
Le projet propose que la municipalité suive une procédure plus humaine. «Tout d'abord les chiens sont attrapés, puis examinés. S'ils sont dangereux, on les élimine, sinon ils ont stérilisés et proposés à l'adoption ou remis en circulation». Le but n'est-il pas de les retirer de la rue pour mettre la population hors de tout danger ? «Il a été prouvé qu'après stérilisation, les chiens ne sont pas dangereux, à moins qu'ils soient mal traités par les gens», affirme M. Tazi. Cependant, il sera difficile de convaincre les victimes de morsures de chiens errants d'adhérer à cette logique.


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