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France : Les services sociaux retirent les enfants à des parents soupçonnés de radicalisation ? [MAJ]
Publié dans Yabiladi le 03 - 02 - 2015

C'est la consternation au sein d'une famille musulmane de Lyon. Leurs cinq enfants, dont un nourrisson, leur ont été retirés par les autorités, sur fond de soupçons de radicalisation du père, selon la version avancée par la Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI). Cette ONG dénonce une «islamophobie d'état qui organise l'enlèvement des enfants» et appelle les autorités à réagir. Mais selon une autre version relayée par la presse locale, le père est soupçonné de violences sur mineurs. Détails.
Les faits remontent au jeudi 29 janvier. La police, la justice et les services sociaux (5 policiers et 4 fonctionnaires) ont débarqué au domicile d'une famille musulmane de Lyon et ont retiré, «avec une cruauté et une violence inimaginables», les cinq enfants à leur mère alors que leur père était en voyage en Tunisie, révèle la Coordination contre le racisme et l'islamophobie (CRI) dans un communiqué paru ce lundi 2 février et intitulé: «Quand l'islamophobie d'état organise l'enlèvement d'enfants». Les soupçons de radicalisation du père seraient la raison avancée par les autorités, indique la même source.
Un nourrisson précocement et brutalement sevré
Les deux ainés âgés de 5 et 6 ans ont été confiés à leur école. Les deux autres âgés de 4 ans et 1 an et demi ainsi que le cadet de seulement 3 mois et encore allaité ont été emmenés dans un lieu inconnu, selon le récit des parents à la CRI. Immédiatement alerté, le père est rentré en France le lendemain, sans pouvoir faire quoi que ce soit qui lui permette de récupérer ses enfants.
La CRI a rencontré les parents ce mardi et les détails qu'ils ont obtenus ont d'avantage outrés ses membres. «Nous avons appris avec stupéfaction que la maman qui tenait à allaiter son bébé avec son propre lait avait fourni une bouteille qui a été refusée par les policiers qui lui ont répondu ''on lui donnera du lait en poudre et vous le verrez plus tard''», raconte l'association. «La mère, à qui rien n'est reproché, a demandé qu'on l'enferme, s'il le faut, avec ce bébé afin qu'elle puisse l'allaiter et être à ses côtés, mais l'arbitraire et l'injustice lui ont répondu négativement», poursuit-elle.
«Climat malsain et dangereux» instauré par «les politiques et certains médias»
La Coordination contre le racisme et I 'islamophobie «dénonce avec la plus grande fermeté» ce procédé des autorités françaises, qui pourrait avoir des «conséquences désastreuses sur l'état psycho-affectif» des enfants. L'association remarque qu'en temps normal, le père aurait craint son retour en France s'il était effectivement un «islamiste radical» comme prétendu. Mais c'est «sans avoir été inquiété le moins du monde ni par la Douane, ni par la PAF (Police de l'Air et des Frontières)» qu'il est retourné à Lyon après avoir appris ce qui était arrivé à sa famille, souligne l'ONG. «Même si le père est le pire des criminels nous ne comprenons pas cet acharnement sur l'épouse et les enfants», ajouter le collectif.
La CRI dénonce également «le climat malsain et dangereux» qui prévaut actuellement dans le pays suite aux attentats de Paris le mois dernier et tient «pour responsables les politiques et certains médias et intellectuels qui ont instrumentalisé les évènements dramatiques que nous avons vécu, et qui jouent avec le feu en laissant se répandre la vague islamophobe sans prendre les mesures qui s'imposent».
L'association a tenté en vain d'obtenir une explication auprès de du commissariat de Bourgoin-Jallieu, commune où réside la famille musulmane. Elle a également lancé un appel aux autorités pour la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire qui aura pour rôle de contrer «cette nouvelle forme de racisme et légiférer pour protéger les nouveaux boucs émissaires que sont devenus les musulmans de France».
«La France reproduit avec les musulmans ce qu'elle a fait autrefois aux juifs» ?
Cinq jours après les faits, l'information au sujet de cette famille ne filtre pas encore dans les médias traditionnels français, pas plus que dans la presse régionale. Le site Islam&Info a relayé le communiqué de la CRI et les internautes sont plus que «choqués» sur Facebook notamment.
Au départ, beaucoup émettaient des doutes quant à la véracité de cette histoire qu'ils jugeaient trop «abusive» pour être vraie. Mais un habitant de Bourgoin-Jallieu l'a confirmée. «Arrêtez d'émettre le doute sur ces pauvres gens, affirme M.D. Cette info est vraie, j'habite le même quartier que cette famille et les événements décrits correspondent à ce qui a été rapporté par leurs voisins. Je ne connais pas cette maman personnellement, mais quand je la croise, je vois une personne discrète et agréable, macha'Allah. Je suis choquée et triste pour cette famille. Que le Tout-Puissant leur vienne en aide».
Des messages de compassion et de soutien comme celui-là sont abondants sur les réseaux sociaux. Et certains s'alarment déjà, comme c'est le cas d'H.H. : «La gestapo est de retour. La France reproduit avec les musulmans ce qu'elle a fait aux juifs !!! C'est monstrueux !!!!».
Selon la presse, le retrait des enfants serait motivé par une plainte déposée contre leur père
D'après les informations reçues par Le Dauphiné, le retrait des enfants n'est pas directement motivé par la présumée radicalisation de leur père. Ce dernier serait « fiché par le Renseignement territorial » depuis un certain temps, d'après la même source. La cause serait plutôt une plainte déposée fin janvier contre lui pour « violences volontaires ». Elle émane d'un homme de confession musulmane qui l'accuse d'avoir violenté moralement et physiquement ses deux enfants « alors qu'ils demeuraient chez leur mère vivant alors en concubinage avec ce Berjallien présumé musulman radical ». Ce que les enfants auraient eux-mêmes confirmé.
C'est ainsi que les services sociaux ont décidé de retirer les cinq enfants du domicile familiale pour les protéger. Leur père a été interpellé ce mardi 3 février à 12h30 par la police à son domicile de Bourgoin-Jallieu et placé en garde à vue pour « violences aggravées par ascendant sur mineurs de 15 ans ».


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