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Campus #6 – Corée du Sud : Trois Marocains racontent leur expérience estudiantine au pays du tigre
Publié dans Yabiladi le 10 - 06 - 2017

Beaucoup d'étudiants rêvent de s'expatrier à l'autre bout du monde. Pour quelques mois ou quelques années, l'occasion est rêvée pour découvrir une autre culture et s'immerger dedans. Trois Marocains nous racontent leurs programmes d'échanges en Corée du Sud.
Après les étudiants marocains au Sénégal, c'est au tour de Salim, Oumayma et Yacine de nous raconter leur périple. Leur choix s'est porté vers l'Asie, en Corée du Sud pour quelques mois. L'aventure sera riche en surprises et ils en sortiront changés.
Salim est un étudiant de 24 ans en ingénierie à Lille (France). Il fait des études spécialisées en réseaux et télécommunications. Son établissement a un partenariat avec l'université Chungnam à Daejeon (à 1h de Séoul, la capitale). «C'est la 9ème meilleure université en Corée du Sud», raconte fier le Rbati. Il décide de s'y installer pour un échange entre aout à décembre 2016. Son choix s'est porté sur ce pays parce que ça rejoint son domaine d'études : «C'est atypique comme décision, la Corée du Sud est très évoluée comparé à la France dans tout ce qui est technologie de l'information et de la communication», confie Salim.
Oumayma, une jeune femme de 20 ans fait ses études dans l'université d'Akhawayn à Ifrane. Comme Salim, elle opte pour quelque chose de différent. «La plupart des étudiants dans mon université optent pour les Etats-Unis, c'est la destination la plus populaire. Je me suis dit pourquoi ne pas essayer un truc nouveau. Je n'aurai pas l'occasion d'y aller demain ni après-demain. J'ai saisi l'opportunité», confie la jeune femme. De fin aout 2016 à début janvier, elle pose bagage dans la même ville que Salim et étudie le marketing à Hannam University. «C'est la curiosité qui m'a poussé à choisir la Corée du Sud.»
Faire des études dans une université exclusivement féminine
Yacine a fait ses études à Ifrane aussi, à Akhawayn. Son passage en Corée du Sud remonte à 2012 pour six mois. Comme nos deux autres témoignages, c'est pour faire un parcours différent qu'il opte pour le pays d'Asie de l'est. «Je n'avais pas une connaissance accrue du pays, ni une envie particulière d'y aller», déclare l'homme de 26 ans. Il postule exclusivement dans des universités du pays. En fin de compte, il est accepté dans une université exclusivement féminine : Ehwa Womens University à Séoul.
«C'est la plus grande université de femmes au monde, 22 000 dans le campus. La seule exception est faite pour les étudiants étrangers qui peuvent être de sexe masculin. On était 200 hommes dans l'université», se remémore en souriant Yacine.
Les trois Marocains sont unanimes, ils n'ont pas ressenti de racisme ni de discrimination. Au contraire, les Coréens étaient curieux de les connaître. «Ils sont très timides et introvertis», décrit Salim. «Petit à petit, plus tu dépasses ces barrières. Tu découvres des personnes très agréables, accueillantes et ouvertes d'esprit. Ils sont curieux de découvrir ta culture», ajoute-t-il. Oumayma, quant à elle ne considère pas les Coréens comme renfermés sur eux-mêmes. «Ils sont prêts à t'accueillir dans leur culture, te faire découvrir leur pays», décrit la femme de 20 ans.
Oumayma, dans un temple à Gyeongju. / Ph. Oumayma
Yacine a séjourné dans la capitale pendant quelques mois. La ville est «tentaculaire» pourtant le jeune homme de 26 ans a pu s'y adapter facilement. «C'est une ville accueillante et ouverte aux étrangers où la vie reste facile», s'exclame-t-il.
Tous les trois ont été surpris par le coût de la vie en Corée du Sud. Le pays asiatique donne beaucoup d'importance aux étudiants, donc facilite leur vie quotidienne en atténuant certaines dépenses. «J'habitais dans un logement étudiant ça ne coutait rien du tout. J'étais nourri, logé pour 8000 dirhams les 4 mois», confie Salim. Oumayma pour sa part, n'avait pas besoin de payer le loyer qui était pris en charge dans les frais de l'université à Ifrane. Elle a pris avec elle 25 000 dirhams de budget pour toute la durée de son échange. Selon elle, c'était largement suffisant pour voyager, manger et faire du shopping. Yacine est du même avis, selon lui, la vie est très «abordable» et qualifie le coût de «30% plus cher que le Maroc». Par contre, il faut favoriser les produits locaux : «C'est un pays protectionniste. Il vaut mieux acheter des produits coréens puisqu'ils surtaxent les produits étrangers», avertit l'ancien étudiant à Séoul.
Salim (à gauche), en compagnie de Coréennes vêtues d'habits traditionnel. / Ph. Salim
La langue reste l'une des difficultés rencontrées au quotidien. Selon les Marocains, les Coréens ne parlent pas très bien anglais. Salim a sa théorie quant à ce phénomène : «Ils ont un bon niveau mais ils ne veulent pas faire d'erreur ou peut-être c'est de la timidité». Oumayma a pris les choses en main et a entamé des cours de coréen. Son initiative lui a permis de mieux s'orienter dans le métro par exemple. Pour communiquer l'anglais reste indispensable : «Si tu parles à une personne senior tu auras un peu de mal à communiquer, par exemple un chauffeur de bus, ou une dame qui vend dans un magasin», explique la Rbatie.
Yacine a rencontré une autre difficulté le premier mois, il n'arrivait pas à s'adapter à la gastronomie locale : «J'avais perdu beaucoup de poids. Je refusais de manger leur nourriture, c'était trop épicé pour moi. Manger du pain me manquait, donc j'allais au Mcdo pour prendre des burgers», raconte-t-il. Quelques temps après il s'habitue et dorénavant il ne peut pas passer devant un restaurant coréen sans y manger. Il finit son témoignage sur une note positive : «Les études m'ont énormément ouvert sur le monde, sur moi-même. Ça m'a forgé». Une phrase remplie d'optimisme pour encourager les futurs étudiants marocains à sauter le pas pour étudier au Pays du matin frais (Joseon 朝鮮).


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