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Nomad #33 : La Casa Del Mar, le fort qui a vu éclore «Le Petit Prince»
Publié dans Yabiladi le 16 - 07 - 2017

Direction plein sud pour l'article #Nomad de la semaine. La petite ville de Tarfaya abrite l'un des héritages de la présence britannique du XIXe siècle au Maroc. La Casa Del Mar trône au milieu du sable, érigée entre les vagues impétueuses de l'Atlantique. Le lieu a abrité le célèbre écrivain Antoine de Saint-Exupéry et lui a inspiré son cultissime «Petit Prince».
Le Sahara n'est pas que désert. Sur la petite ville côtière de Tarfaya, à 213 km au sud de Tan-Tan, se dresse un fort qui a connu la présence britannique et espagnole, certes aujourd'hui en ruines, mais d'une beauté à couper le souffle. Pourtant, depuis 1958, le site est à l'abandon et menace de s'effondrer.
C'est que les aléas du temps ont laissé leurs traces sur ce lieu à haut potentiel touristique. Il y a presque dix ans, le Monde écrivait déjà : «Les édifices se délitent, sapés par le vent fou qui mort la pierre.»
«Chaque matin nous prions pour que la Casa Del Mar soit toujours debout», nous dit Sadat Shaibata, directeur du musée Saint-Exupéry à Tarfaya et président de l'association «Les amis de Tarfaya», qui œuvre pour la sauvegarde de l'héritage de la ville. «Notre rôle, c'est de sensibiliser, faire connaître ce site», ajoute cet homme de 39 ans, pour qui la Casa Del Mar est un véritable cheval de bataille ; «la seule attraction touristique de la ville qui ait été sauvée par Hassan Ier et visitée par le roi Hassan II», se targue-t-il.
Après plusieurs années de travail, le ministère de la Culture a accordé un budget de 16 millions de dirhams pour la restauration du fort sur cinq ans. «Il y a quelques mois, la direction régionale de la Culture à Laâyoune a signé une convention de restauration», explique Sadat Shaibata, soulignant à chaque instant l'«urgence» d'entamer les travaux pour sauver ce bâtiment, inscrit dans la mémoire collective de la ville.
La Casa Del Mar lors de la marée haute. / Ph. SkyscrapperCity
Lors de la marée haute, l'eau enlace le fort de tous les côtés. A ses pieds viennent se heurter les vagues avec violence. Une fois que l'eau s'est retirée, il est agréable de s'y promener en humant l'air iodé, d'autant que le site confère volontiers aux promeneurs égarés une douce solitude.
Un ancien comptoir commercial devenu prison
Pour la petite histoire, la Casa Del Mar était autrefois un comptoir commercial construit à partir de 1876 par l'entrepreneur britannique Donald Mac Kenzie, raconte le Monde. A quelques mètres se trouve un autre fort où les Anglais avaient coutume de faire leur commerce pendant la journée. «Ils venaient s'abriter la nuit à Casa Del Mar, nommé à l'époque Porte Victoria, pour des raisons de sécurité», nous confie Sadat Shaibata.
En 1895, le cheikh Ma El Aïnin, non content de voir les Britanniques «s'accaparer l'endroit», écrit au sultan Hassan Ier. Le monarque ne tarde pas à réagir et négocie leur retrait de la région. «Un envoyé spécial de l'Angleterre était venu sur les côtes de Casa Del Mar et avait ramené un papier signé par la reine Victoria qui attestait de l'autorité marocaine sur le village», explique le directeur du musée Saint-Exupéry.
En 1916, l'Espagne entame son entreprise coloniale dans la ville et utilise le «fort Boyard saharien» comme port puis comme prison. Après le retrait des Espagnols, Tarfaya devient marocaine en 1958. Depuis, la Casa Del Mar est «délaissée et pillée de ses trésors», déplore Sadat Shaibata.
Au plus près de la Casa Del Mar. / Ph. Esmile.me
Reste que l'un des attraits majeurs de l'ancien Cap Juby n'est autre que les 18 mois passés par le célèbre Antoine de Saint-Exupéry en ces lieux, «entre octobre 1927 et mars 1929». Il est nommé chef de station au sein de la compagnie aérienne Aéropostale, où il devait attendre les avions et surveiller les bidons d'essence. L'escale était essentielle pour la ligne de l'Aéropostale, qui reliait alors Casablanca à Dakar. Les avions s'y arrêtaient pour faire le plein de carburant.
Malgré une période difficile, Antoine de Saint-Exupéry trouvera là-bas l'inspiration pour écrire le livre qui a fait sa renommée mondiale, le célèbre «Petit Prince».
De nos jours, les touristes se font rares sur cette plage longue de 7 kilomètres, bien que la baignade y soit un véritable bonheur. Les jeunes désœuvrés qui s'y promènent en rêvant de lendemains meilleurs se sont substitués aux souvenirs d'autrefois.


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