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Boxe : Mohamed El Marcouchi, le Belgo-marocain qui se bat contre les préjugés
Publié dans Yabiladi le 08 - 08 - 2017

Le parcours de Mohamed El Marcouchi démontre que les jeunes issus de Molenbeek ne sont pas forcément destinés au terrorisme. Son succès est dû à sa persévérance et sa détermination sans failles. La boxe a été sa planche de salut et l'a sauvé de la rue. Portrait.
Mohamed El Marcouchi est un boxeur à l'avenir prometteur. Originaire du quartier bruxellois Molenbeek, le jeune homme de 29 ans se bat au jour le jour pour combattre les préjugés et la discrimination dont il a souffert en Belgique. En avril dernier, il devient champion d'Afrique de boxe dans la catégorie «Poids super-légers» et reçoit, en mai, la médaille communale de Molenbeek.
Le Belgo-marocain a commencé par faire du karaté à l'âge de 6 ans. A 12 ans, il commence à errer dans les rues avec ses amis, «malgré la bonne éducation que [ses] parents [lui] ont inculquée à la maison». «En dehors, j'étais quelqu'un d'autre», confie le jeune boxeur à Al Arabiya.
«J'étais sur le point de devenir un petit délinquant. Après deux ans, mon cousin m'a remis à ma place en m'amenant dans un club de boxe. Je suis entré et j'ai commencé à taper dans le sac de frappe. Après quelques minutes, le coach m'a appelé sur le ring face à l'un de ses meilleurs jeunes boxeurs. Je m'en suis très bien sorti.»
Mohamed El Marcouchi raconte que le coach lui a exprimé par la suite son souhait de l'avoir dans l'équipe. «J'ai adoré le défi, c'était plein d'adrénaline», ajoute-t-il.
L'amour du sport
Depuis cette journée, une véritable passion pour le sport anime le jeune homme. Mohamed El Marcouchi voulait arrêter ses études à l'âge de 16 ans pour travailler. Son père l'en dissuade et lui trouve un job étudiant pour qu'il puisse continuer ses études. Une expérience qui lui permet de comprendre l'importance de continuer son apprentissage et la dure réalité de la vie professionnelle.
«Quand j'avais 20 ans, quelqu'un m'a offert un travail au sein des services sociaux de la municipalité de Bruxelles. J'ai commencé à travailler avec Yvan Mayeur, l'ancien maire de Bruxelles. Ce job était parfait puisqu'il me permettait de m'entrainer comme je le souhaitais. Je faisais beaucoup d'heures supplémentaires pour avoir plus de jours de repos à m'entrainer et à combattre à l'étranger», raconte le boxeur Belgo-marocain. De l'âge de 19 à 24 ans, il est en compétition dans l'équipe nationale belge de boxe amateur. Mais le Molenbeekois n'est pas entièrement satisfait et une part de lui se sent incomplète.
«Je représentais un pays qui ne m'a jamais vraiment accepté; où j'ai dû faire face à beaucoup de discrimination à cause de mes origines et mon passé. Je devais constamment prouver qui je suis. Les gens ne m'acceptaient pas comme un vrai Belge.»
Il affirme aussi sa volonté de prouver aux autres qu'il est «bien intégré dans la société belge». «Cela m'a donné la motivation de devenir un champion de la boxe pour démontrer que les jeunes comme moi peuvent réussir et montrer une autre image en tant que Belge d'origine marocaine», clame le jeune boxeur.
Vivre le rêve américain
En 2012, il devient boxeur professionnel, mais ne reçoit pas les financements dont il a besoin. Le natif de Molenbeek décide de partir aux Etats-Unis pour vivre «le rêve américain» en tant que boxeur. Il se fixe un délai d'un mois pour que cela aboutisse, sinon il retournerait en Belgique.
Sa détermination finit par payer et il décroche un contrat à Fort Lauderdale (40km de Miami). Après deux ans, il annule son contrat qui ne lui permettait pas d'avoir une évolution intéressante de sa carrière. «Je m'entrainais seul avec mon coach dans l'ombre. Depuis, j'ai 19 victoires et une seule défaite», déclare avec fierté Mohamed El Marcouchi.
Dorénavant, il est classé 40e dans la catégorie des «super-légers» au WBC – l'une des quatre organisations internationales les plus importantes- après avoir remporté le titre africain de champion de boxe. Le Belgo-marocain a gagné beaucoup de notoriété grâce à son titre, mais il est surtout conscient du rôle qu'il peut jouer auprès des jeunes.
«Je me sens comme un ambassadeur de deux pays, la Belgique et le Maroc. Je veux montrer au peuple que malgré nos différences culturelles, nous ne sommes pas si différents. Nous avons la chance d'avoir cette double culture. Nous avons besoin de jouer cette carte et montrer qui nous sommes vraiment», déclare-t-il à Al Arabiya.
Et Mohamed El Marcouchi, optimiste, de conclure : «Je veux montrer que j'ai réussi. Je veux devenir une référence. Je veux le partager avec les gens. Je veux être le premier Belgo-marocain musulman à remporter le titre de la WBC. C'est mon plus grand rêve».


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