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Le Maroc a-t-il fini par accepter le plaidoyer mauritanien ?
Publié dans Yabiladi le 21 - 12 - 2018

Après avoir mis une fin de non-recevoir à une demande d'expulsion de l'homme d'affaire mauritanien Mohamed Ould Bouamatou, en 2015, le Maroc a demandé en octobre 2017 à ce principal opposant de Mohamed Ould Abdel Aziz de quitter le territoire. Jeudi, le royaume entérine cette expulsion en ouvrant une enquête judiciaire contre un «acte insidieux» de l'ancien bailleurs de fonds du président mauritanien.
Jeudi soir, le Maroc a annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire diligentée concernant un «acte insidieux», impliquant Mohamed Ould Bouamatou. Un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la coopération internationale (MAECI), parvenu à Yabiladi, précise que «les autorités marocaines ont pris connaissance de la mise en circulation sur les réseaux sociaux (…) d'images de prétendus passeports marocains, supposés appartenir au Président de la République Islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, et un membre de sa famille». Une publication faite par le ressortissant mauritanien Mohamed Ould Bouamatou.
Le Maroc a affirmé qu'il «s'inscrit en faux contre cette aberration grossière», citant des «investigations préliminaires ayant permis de relever que ces prétendus passeports sont inexistants au niveau de la base de données des services marocains compétents». «M. Ould Bouamatou, impliqué dans cette affaire, sera interdit d'accès au territoire marocain, sans préjudice des poursuites pénales qui pourraient être engagées à son encontre», conclut le texte.
L'«expulsion» de Bouamatou avait satisfait le pouvoir mauritanien
L'annonce toute seule peut apparaître comme une simple procédure diligentée à l'encontre d'un ressortissant étranger ayant résidé au Maroc. Seulement, mise dans son contexte, elle s'inscrit dans le cadre d'une lune de miel annoncée entre Rabat et Nouakchott, après cinq ans de «froids diplomatiques».
C'est en septembre 2017 que la justice mauritanienne a enfin émis un mandat d'arrêt international contre Mohamed Ould Bouamatou et son chef de cabinet Mohamed Ould Debbagh, en plus de plusieurs autres opposants mauritaniens. La demande formulée par la Mauritanie à l'attention des autorités marocaines pour expulser ses opposants, elle, a été révélée à la presse bien avant cette date.
Elle a même servi comme l'un des arguments expliquant la crise entre Rabat et Nouakchott ayant duré plusieurs années. Mais elle a surtout été confirmée à demi-mot par le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Azzi, dans un entretien accordé à Jeune Afrique en février 2018. Une interview durant laquelle le chef d'Etat mauritanien avait commenté les relations bilatérales entre son pays et le Maroc, en déclarant par ailleurs que la Mauritanie n'était «pas contente» du fait que Ould Bouamatou réside au Maroc. Il avait d'ailleurs exprimé sa «satisfaction» quant au fait que son cousin ait été «expulsé» du royaume.
Ce principal opposant n'est pas un inconnu. Originaire de la même tribu que le président mauritanien, soit les Oulad Bousbaâ, alors que certains le qualifient même de «cousin d'Ould Abdel Aziz», Bouamatou a été l'un des principaux bailleurs de fonds de l'actuel président mauritanien, depuis le coup d'Etat de 2008 et jusqu'à son arrivée au pouvoir. Son père a d'ailleurs pris part à l'Armée marocaine de libération du Sud contre l'occupation espagnole.
Un dégel annoncé depuis octobre 2017
Mais il quitte la Mauritanie pour s'exiler au Maroc en 2010, à Marrakech, où il a résidé avec sa famille dans une villa. Parallèlement, le pouvoir mauritanien mène plusieurs opérations contre ses entreprises, soupçonnées, entre autres, de «fraudes fiscales». Fin 2015, Rabat avait opposé une fin de non-recevoir à une demande d'extradition du milliardaire mauritanien.
Mais après la formalisation de la demande mauritanienne, par le biais des mandats d'arrêts de la justice en septembre 2017, le Maroc a fini par demander à l'opposant mauritanien de quitter le territoire national en octobre de la même année. Le même mois, Nouakchott avait donné son feu vert à l'accréditation de Hamid Chabar, ambassadeur du Maroc en Mauritanie. Sa nomination avait pourtant été annoncé en juin 2017.
En décembre de la même année, un nouvel ambassadeur mauritanien, Mohammed Lemine Ould Abeye, est nommé à Rabat. Un signe de la fin d'une brouille diplomatique entre les deux pays, confirmée par les visites récentes du nouveau chef de la diplomatie mauritanienne, Ismail Ould Cheikh Ahmed à Rabat en septembre dernier et celle de Nasser Bourita en novembre ainsi que le déplacement, cette semaine, d'une délégation d'hommes d'affaires marocains à Nouakchott.


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