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Oualidia, entre mer et tourisme [Reportage]
Publié dans Yabiladi le 28 - 02 - 2012

Demandez à un Casaoui ou R'bati de vous conseiller un endroit sur la côte entre Casablanca et Safi pour passer ne serait-ce qu'un week-end à la mer, il vous répondra : Oualidia. «Le meilleur endroit au Maroc pour manger des fruits de mer». Une magnifique lagune, une plage protégée comme elles sont rares sur la côte atlantique nord, des hôtels de luxe et des huîtres : la petite station balnéaire fait rêver. Pollution et tourisme de masse laissent toutefois des traces.
Il faut aller à Oualidia en hiver pour retrouver ce à quoi cette station balnéaire ressemblait il y a encore quelques décennies quand elle n'était qu'un petit village de pêcheurs. Avec les constructions de la nouvelle ville, bâtie le long de la rue principale et élargie depuis en allée centrale illuminée la nuit, les hôtels et les restaurants, le décor, certes, n'est plus le même, mais en décembre ou janvier, l'ambiance y est paisible.
Il peut arriver que l'instituteur, en rentrant le soir, rencontre des anciens élèves, le vétérinaire, l'ancien prof d'anglais gérant aujourd'hui une location de quads, et le cousin du plongeur, tous des amis. «I don't like Oualidia in summer», affirme Abdeljalil, l'instituteur multilingue de Oualidia qui aime discuter en anglais (avec l'accent british) quand il en a l'occasion. «Too many people, it's even impossible to get a free seat in a café», ajoute-t-il. «En été, la ville n'est pas la même», renchérit son ami Hassan, le plongeur. En cette saison, la population d'environ 15 000 habitants double, Oualidia est agitée de jour comme de nuit. Ce sont surtout des touristes marocains, casaouis ou rbatis, qui viennent peupler la lagune.
Tourisme et fruits de mer
Hassan les voit d'un œil moins critique qu'Abdeljalil. Depuis ses 18 ans, il part à la pêche dans la lagune, mais a aussi ouvert, avec son frère, un café-restaurant dans la ville-haute de Oualidia. Il tire profit des visiteurs. «Presque tout ce qu'on gagne au resto, c'est en été», à tel point qu'en hiver, il ferme parfois son restaurant durant des semaines. A Ahmed, ancien pêcheur, le tourisme a permis de se reconvertir en cuisinier proposant les grillades de poissons et fruits de mer sur la plage. Sa salle c'est des parasols plantés dans le sable. «La pêche est un métier dur et la côte de Oualidia est dangereuse. Pour sortir les bateaux, il n'y a qu'une petite sortie entre les rochers ; difficile de passer dès que la mer est un peu agitée.»
Dangereuse, peut-être, mais à Oualidia, la pêche et le tourisme ne font qu'un. Les poissons et fruits de mer font la renommée de la ville : crabes, homards, sardines, oursins, palourdes, moules, mais surtout les huîtres. «Oualidia est le premier endroit au Maroc où ont été cultivées les huîtres. Le premier parc à huîtres date de 1952», raconte Hassan, employé dans ce même parc à huîtres. C'est le parc 007 d'Ostréa, le plus grand parc sur la lagune aujourd'hui, avec, depuis 1990, sa propre station d'épuration. Au total, la lagune produit 200 à 300 tonnes d'huîtres par an, vendues surtout sur le marché intérieur, à Casablanca, Rabat et Agadir. Concurrencée, depuis quelques années, par des producteurs à Dakhla, Oualidia reste le premier fournisseur.
Embargo sur les huîtres
Pourtant, 2011 a été une mauvaise année pour les huîtres. «La drague qui a dessablé la lagune a soulevé des tourbillons de sable et a ensablé les huîtres», explique Hassan, qui ajoute que les produits de la lagune ont été interdit d'exportation vers l'Union Européenne. En cause : la pollution. Le long de la côte, les eaux usées se sont déversées dans la lagune. Les tests ont révélé la salmonelle dans les moules, palourdes et huîtres, et même si, aujourd'hui, les tests sont meilleurs, la lagune est encore en quarantaine. Une station d'assainissement de l'eau est prévue, mais n'est pas encore en place.
Les habitants l'attendent. D'autres grands projets sont prévus. Abdellah Bakrim, président du Centre Régional du Tourisme de la région Doukkala-Abda, indique qu'une marina et une salle de conférences devront être construites. «L'enjeu c'est d'arriver à une occupation plus équilibrée tout au long de l'année», ce à quoi le tourisme d'affaires et de conférences pourra contribuer.
Royal passé
Sur le bord de la lagune, une grande villa en ruines intrigue les visiteurs. De loin, l'on peut encore imaginer sa beauté ; les habitants de Oualidia connaissent son histoire. Avant l'indépendance et son exil, Mohammed V s'était fait construire cette villa pour passer des séjours calmes en famille. Les anciens se souviennent d'une famille royale décontractée, facile d'accès qui venait se baigner dans la lagune. Depuis la mort du roi Mohamed V, la villa est abandonnée ; ni Hassan II ni son fils ne l'ont entretenue. Elle finira peut-être comme la casbah construite en 1634 en haut de la lagune par le sultan El Oualid qui a donné le nom à la ville. Quelques vestiges.


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