TGCC : le produit d'exploitation augmente à 5,5 MMDH à fin juin    France: 20% des vols annulés à l'aéroport d'Orly à cause d'un épisode orageux    SNEP : Augmentation du chiffre d'affaires de 40% au 1er semestre 2025    Tunnel Maroc-Espagne : Vodafone partenaire clé pour les télécommunications    Maroc : Les partis dénoncent les articles du journal Le Monde et les fuites de Jabroot    Benjamin Ziff nouveau chargé d'affaires de la mission des Etats-Unis au Maroc    Classement futsal FIFA : Le Maroc progresse de 16 places chez les dames    CHAN 2024 : «La confiance et la détermination, les clés pour décrocher le trophée» (Tarik Sektioui)    Province de Taroudant : Huit morts dans un accident de la route sur la RN11    Clasificación de futsal FIFA: Marruecos avanza 16 puestos en la categoría femenina    Marruecos: Los partidos denuncian los artículos del diario Le Monde y las filtraciones de Jabraoot DZ    FIFM 2025 : Le réalisateur oscarisé Bong Joon Ho préside le jury    En l'absence d'un chef désigné, la zaouïa Boutchichiya reporte son forum sur le soufisme    Bong Joon Ho to chair jury at 22nd Marrakech International Film Festival 2025    La nouvelle rentrée universitaire menacée par les grèves    CHAN 2024 / Finale Maroc - Madagascar : A 90 minutes de la gloire !    CHAN 2024: Le Sénégal prend la 3e place du classement    Leicester veut envoyer El Khannouss en Arabie Saoudite malgré les offres européennes    Alex Pinfield prend ses fonctions à la tête de l'ambassade britannique au Maroc    Des congressmen US réaffirment la reconnaissance par les Etats-Unis de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et souhaitent voir davantage d'investissements américains dans cette région    Rapport CE : Sur un million de produits, seuls 82 subissent un contrôle douanier dans l'UE    Interview avec Maryame El Moutamid : Sur les traces du nouvel astre à la frontière d'Uranus    Affaire d'inceste d'Aïn Aouda : L'ADN confirme la paternité du grand père sur quatre enfants    Casablanca : vaste opération des autorités pour évacuer les parcs occupés par des migrants en situation irrégulière    Terrorisme : Le Maroc commence à rapatrier ses ressortissants condamnés en Irak (Source autorisée)    Aliments ultra-transformés : des risques accrus pour la santé et la fertilité masculine    Enquêtes Le Monde : la commission de la presse dénonce un manque de rigueur    BCP : Le PNB semestriel bondit de 8,4%    CHAN-2024 (finale) : Les Lions de l'Atlas lorgnent un troisième sacre historique    Vers des élections numériques au Maroc ?    Températures prévues pour le samedi 30 août 2025    Benjamin Ziff prend la direction de la mission diplomatique des Etats-Unis au Maroc    Italie : 27 décès liés au virus du Nil occidental depuis début 2025    Tindouf, l'angle mort algérien : Quand l'Etat se dérobe à ses responsabilités    Casablanca créative : Peut-elle devenir la capitale culturelle du sud de la Méditerranée ?    Reconstitution du Cheptel national : 32,8 millions de têtes recensées, 11 milliards de dirhams mobilisés (Tour d'horizon)    L'Olympique de Marseille relance la piste Aguerd    La Bourse de Casablanca ouvre dans le vert    USA : les petits colis désormais assujettis aux droits de douane, dès vendredi    Secteur du tourisme : l'élan se poursuit à fin juillet 2025    Industries manufacturières : baisse de l'indice des prix à la production de 0,1% en juillet    Qualifications Mondial 2026 : La liste de Regragui pour les deux prochaines sorties, Entre continuité et pari sur la jeunesse !    L'Association pour la culture et l'industrie Maroc-Israël condamne vigoureusement "Le Monde" pour un article jugé offensant envers le roi Mohammed VI    « Wish You Were Here » : La vie en Pink    Affaire El Bachir : Des ONG appellent à l'interdiction immédiate du bivouac sous tentes    Donald Trump s'exprimera à l'ONU en septembre    Enseignement : le syndicat dénonce le projet de loi 24/59 et menace d'escalade    Maroc Telecom clôt avec faste la 21e édition de son festival des plages    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les mellahs : Histoire des quartiers juifs au Maroc
Publié dans Yabiladi le 07 - 03 - 2012

«Mellah». Ce mot vous parle-t-il ? Synonyme de ghetto pour juifs marocains pour les uns, de tolérance et de dialogue interreligieux pour d'autres, ces quartiers très riches par l'histoire et les leçons de vie sont de plus en plus délaissés, à en croire les témoignages de leurs anciens et actuels habitants.
Selon l'historien marocain Jamaa Baida, professeur universitaire spécialiste en histoire judéo-marocaine, le mellah désigne communément un quartier enclos par de hauts murs, habité essentiellement par des juifs «toshavim» (ou autochtones), mais aussi par des «megorashim», les juifs expulsés d'Andalousie au 9ème siècle pour des raisons religieuses. Les familles juives marocaines vivaient en communauté. Ceci a longtemps été le cas pour éviter les mariages exogames, prohibés par leur religion, avec des membres issus des tribus amazighes non-juives ou quelques siècles plus tard, avec les familles islamisées vers le 7e siècle.
Au gré du temps, les sultans marocains qui puisaient leur tolérance dans le livre-saint musulman, ont accueilli quelques familles juives dans leurs tribus -le voisinage avec les familles non-musulmanes n'étant pas interdit en Islam- ce qui a engendré un accueil réciproque entre les deux communautés religieuses marocaines.
Si les mellahs ont abrité, à bras ouverts quelques familles musulmanes, au cours des siècles, la crise politique en Palestine, datant de moins d'un siècle, a quelque peu porté préjudice à l'amitié judéo-musulmane au Maroc et a vu les liens de solidarité ancestrale se défaire petit à petit.
Les mellahs occupent une place prépondérante dans le patrimoine culturel marocain. «Ils représentent même un emblème du dialogue interreligieux» rappelle l'historien. Toutefois, les légendes semblent avoir la peau dure, il y en a même une qui a résisté à toute explication historique, sociologique ou anthropologique. Il s'agit de l'étymologie que bon nombre de Marocains s'accordent à attribuer au mot «mellah» lui-même ! «Une légende sans fondement logique veut que le mot mellah soit originaire d'une activité réservée aux anciens juifs, du temps de Moulay Ismail, selon laquelle le pouvoir central du pays leur coupaient leurs têtes pour les conserver le plus longtemps, en guise de vengeance à cause de leur non-appartenance à l'Islam», explique l'historien. Cependant, comme il existe de nos jours, presque dans chaque ville marocaine, des mellahs, l'on se demande comment près de 250 000 juifs auraient pu survivre jusqu'au milieu des années 30 du siècle dernier !
Des mellahs en mal d'habitants
Si les anciens sultans du Maroc n'avaient jamais songé à chasser la communauté juive en dehors de leur patrie, le 21ème siècle a vu ces Marocains se réduire à une très faible communauté. Alors qu'ils se comptaient par centaines de milliers, il y a à peine quelques décennies, les juifs résidents au Maroc ne dépassent pas les 5000 membres aujourd'hui (au lieu de 7000 membres lors des statistiques 2004). «L'appel d'Israël ne représente pas l'unique motif de leur départ, des évènements terroristes qui ont affligé leurs cimetières (actes de profanation qui ont eu lieu lors de la dernière décennie), ont aussi poussé nos juifs à quitter le pays», continue le spécialiste.
L'ère où le roi Mohammed V disait avec amour «ne touchez pas à mes juifs» est bel et bien révolue. Conséquemment à cela, l'entretien des mellahs s'est réduit en peau de chagrin. Force est de constater par exemple que le vieux mellah de Rabat s'est réduit à un semblant de bazar.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.