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Casablanca/transport en commun
Publié dans Albayane le 14 - 12 - 2012


Le tram s'ébranle avec l'ambition de contribuer
à l'amélioration de la mobilité
Le tramway de Casablanca, mis en service mercredi, fait partie de ces grands chantiers de transport lancés par le Maroc qui constituent des leviers de développement économique et social et concrétisent l'engagement du pays à moderniser ses infrastructures.
Ce géant de la circulation urbaine, qui s'impose comme le moyen rapide, confortable, fiable et respectueux de l'environnement, s'annonce, désormais, comme un partenaire du quotidien devant métamorphoser les habitudes des casablancais, apporter un plus à l'activité urbaine et au développement de la métropole.
Son entrée en service fait jaillir l'espoir d'une réduction sensible du trafic automobile puisque le Tram constituera une alternative à la voiture individuelle qui persiste comme l'ordinaire moyen de transport avec tout ce que cela engendre comme pollutions atmosphérique et sonore ou encore congestion et files d'attentes dans ce centre névralgique de l'économie marocaine. Toute une révolution de la mobilité des Casablancais en expectative.
La balle est, dorénavant, dans le camp des automobilistes devant s'habituer à un nouveau paysage urbain non plus divisé en deux modes, trottoir et chaussée, mais où la plateforme du Tramway s'impose comme troisième composante.
Toujours pressés, ils doivent, plutôt, favoriser le report de trafic de leurs voitures sur le tram pour le gain de temps de parcours et la réduction de l'accidentologie et surtout ils se doivent de changer de comportements pour le respect absolu de la priorité au tram aux carrefours.
Le tram, premier service de transport collectif de qualité, n'est pas la solution miracle aux problèmes de déplacement. Il n'est qu'une partie de la solution de mobilité dans une ville devenue «incirculable» et le premier maillon d'un réseau global devant améliorer le transport urbain et accompagner le développement de la métropole, avertit sans ambages dans un entretien à la MAP, M. Youssef Draiss, Directeur général de Casa transport, le maître d'ouvrage de ce projet.
Tout un réseau de transport en site propre doit être réalisé pour relever le challenge d'une meilleure mobilité comprenant trois autres lignes de Tramway afin de mailler la zone dense et les extensions urbaines, une de RER et une autre de métro, soit un réseau de pratiquement 171 km.
La problématique des déplacements urbains réclame aussi une panoplie d'autres mesures allant de la restructuration des bus avec des couloirs réservés, des plans de voirie, des pénétrantes de la ville, carrefours, réorganisation de la livraison des marchandises, circulation des poids lourds au stationnement, a-t-il relevé.
La métropole est appelée à s'organiser pour rejoindre le rang des villes modernes. Un plan de circulation, devant être mis en œuvre par les communes de la ville à partir de 2013 pour mieux organiser la circulation en hiérarchisant le réseau et en privilégiant le transport de masse, s'inscrit dans ce souci de trouver des solutions aux problèmes de désorganisation de la circulation, a fait remarquer le directeur général de l'Autorité organisatrice des déplacements urbains (AODU) Essaid Fraigui.
Le tram, dont la capacité est équivalente à six bus, vient aussi proposer une alternative aux moyens de transport polluant et offrir une solution de transport respectueuse de l'environnement en utilisant une énergie propre et assurant, par conséquent, aux Casablancais un environnement plus sain et un cadre de vie plus agréable. Effet, au vu de la nature énergivore des transports, il est le mode de déplacement qui consomme le moins d'énergie par kilomètre puisque fonctionnant à l'énergie électrique sans aucun rejet de gaz ni fumée dans l'atmosphère et garantissant, par conséquent, une meilleure qualité de l'air.
Autre avantage et non des moindres, le tram, le moins bruyant des moyens de transport, permet de diminuer la pollution sonore. Pas de gêne pour les habitants des alentours du tracé puisque des équipements supplémentaires dont les absorbeurs de bruit ont été installés dans les carrefours et contournements pour éviter les résonances avec les frottements fer-fer, a expliqué M. Draiss.
Le tracé, savamment choisi, suit un corridor ''stratégique'' liant les quartiers périphériques et de grande densité au centre-ville, ce qui va permettre ''d'irriguer'' le cœur de la métropole et le quartier des affaires mais aussi de faciliter et de développer le transport multimodal avec la création de cinq pôles d'échanges.
Au-delà du tramway, des aménagements urbains de rénovation et d'embellissement de la ville ont été opérés de part et d'autre de la plateforme voie ferrée bordée par des alignements de palmiers. Avec la reprise complète de la voirie et trottoirs, de refonte de la chaussée, de la signalisation et de pose de nouvelles bordures, de mats et candélabres pour l'éclairage public, la plantation de plus de 4.000 arbres, c'est une transformation considérable de l'image de la ville.
La piétonisation d'une partie du Bd Mohammed V devra redonner vie au centre historique de la ville au moment où l'aménagement de la place des Nations-Unies fournira sept hectares aux piétons sans oublier la place de Casa Voyageurs qui rentre également dans ce souci d'une nouvelle identité visuelle.
Cette première ligne du tramway traverse la métropole d'est en ouest sur une distance de 31 km, la plus longue jamais construite en une fois, reliant les principaux quartiers de la ville et comprend 48 stations d'arrêts des voyageurs. Chaque rame couplée, d'une longueur de 65 m, peut accueillir 604 voyageurs dont 105 places assises, soit un nombre escompté de 250.000 voyageurs par jour en 2015 via un parc roulant de 37 rames.
Une infrastructure structurante à fort impact
socio-économique et environnemental
Le tramway de Casablanca, dont la première ligne a été inaugurée mercredi par SM le Roi Mohammed VI, constitue une infrastructure structurante à fort impact socio-économique et environnemental, à même de hisser la capitale économique du Royaume au rang des grandes métropoles mondiales.
La mise en service de ce nouveau mode de transport est de nature à favoriser une nouvelle dynamique urbaine, à la faveur notamment des nombreux atouts que présente ce projet à tous les niveaux.
Porteur de nombreuses opportunités à Casablanca et sa région, le projet du tramway ambitionne de faire évoluer la capitale économique du Maroc vers une métropole offrant, d'une part, un cadre de vie amélioré aux citoyens et, d'autre part, un pôle d'attraction pour les investissements internationaux.
Il s'agit, en outre, d'une infrastructure destinée à faire de cette ville une destination de référence pour ceux qui souhaitent découvrir ses dimensions civilisationnelle, culturelle et architecturale.
Le fort impact économique de ce projet est indéniable, dans la mesure où il permettra notamment la création de centaines d'emplois directs et indirects, tout en favorisant le développement d'activités commerciales sur le périmètre de passage du tramway et la revalorisation de l'immobilier situé sur son aire d'influence.
Outre sa composante liée au projet de transport qui contribuera à palier le manque de transports en masse au sein de l'agglomération, à générer un équilibre entre les différents quartiers de Casablanca et à désenclaver les périphéries, le tramway est également un projet d'aménagement urbain pour la ville qui a porté notamment sur la réalisation de travaux de façade le long des 31 km de la première ligne du projet, la refonte de la chaussée, la réhabilitation des trottoirs avec de nouvelles bordures et un nouveau revêtement, le renouvellement du réseau souterrain d'assainissement et la mise en place d'un nouveau réseau d'éclairage public et d'un nouveau mobilier urbain moderne.
Ce chantier a été porteur également d'aménagements particuliers et instigateur de la réorganisation de la circulation dans le périmètre du tramway par le biais, entre autres, de la mise en place d'un nouvel équipement de signalisation de trafic moderne et adapté aux changements que connaît la ville, ainsi que le réaménagement de 80 carrefours et giratoires.
C'est dans ce même cadre que de larges travaux de rénovation et d'embellissement de la ville ont accompagné la réalisation de ce projet, notamment au niveau des places des Nations Unies et de Casa-Voyageurs, outre la réalisation de cinq pôles d'échange pour permettre une inter-modalité avec les bus.
Concernant son impact social et environnemental, le projet permettra le renforcement de l'attractivité des zones traversées (immobilier et commerce), le recul de la pollution atmosphérique et acoustique dans les zones desservies, le renforcement et la restructuration des transports collectifs, la réduction de la consommation énergétique, l'amélioration de la sécurité, une meilleure accessibilité au profit des personnes à mobilité réduite et aux activités commerciales, la mise en valeur du patrimoine architectural de la ville et la requalification des axes urbains empruntés par le tramway.
Par ailleurs, la mise en place d'un tramway à Casablanca est l'une des grandes recommandations du Plan de déplacement urbain (PDU), dont les études avaient été initiées par la Région du Grand Casablanca en 2004.
La première ligne du tramway de Casablanca est d'une longueur de 31 km. Elle comprend 48 stations d'arrêt en partant de Sidi Moumen et transitant par le centre-ville pour arriver en fourche à Hay Hassani, Ain Diab et au Quartier des facultés.
La durée du trajet de terminus à terminus sera de 60 mn pour un tramway qui circulera à une vitesse moyenne de 19 km/h. Le nombre de voyageurs qui seront transportés est estimé à 250.000 par jour.
Pour la réalisation de ce projet, une convention de financement avait été signée, en présence de SM le Roi Mohammed VI, le 21 octobre 2008. Des investissements de l'ordre de 5,9 milliards de dirhams ont été mobilisés pour la réalisation du tramway de Casablanca composé de 37 rames couplées d'une longueur de 65 mètres, dernier produit du fournisseur français Alstom.
En tout, ce mégaprojet représente, par-delà ses retombées socio-économiques, une grande chance pour la capitale économique du Royaume au moment où elle fait face à moult défis en lien avec son expansion économique, urbaine et démographique.
Rabbah : Le gouvernement envisage d'étendre
l'expérience au reste des villes marocaines
Le tram en chiffres
Voici une fiche technique du projet du tramway de Casablanca, dont la première ligne a été inaugurée, mercredi.
- Coût final du projet : 5,9 milliards de DH.
- 31 km de linéaire.
- 48 stations d'arrêt.
- 60 minutes de durée de trajet de terminus à terminus.
- 600 personnes par rame, dont 105 places assises.
- Une vitesse commerciale de 19 km/heure (vitesse moyenne y compris les temps d'arrêts).
- Capacité de 250.000 voyageurs par jour.
- Horaires de service : de 6h30 à 22h00 en semaine et jusqu'à 23h30 le Weekend.
- 15 minutes de fréquence de passage en heures de pointe.
- Alimentation électrique via des Lignes Aériennes de Contact à 6 m du rail.
- Mise en place de 23 sous-stations électriques le long du trajet.
- 2.000 tonnes d'aciers utilisés.
- 170.000 m3 de béton coulé.
- 125,7 km de réseaux déviés.
- 91 entreprises impliquées, dont 61 marocaines.
- 32 km de chassées refaites.
- 220.000 m2 de trottoirs réhabilités.
- 80 carrefours et giratoires réaménagés.
- 4.000 arbres plantés le long d'un corridor de 31 Km.
- 800 bancs en béton ou en acier corten.
- 2.000 candélabres.
- 280 bancs jardiniers.
Le tramway, "service sophistiqué au bénéfice des citoyens, jouera un rôle dans le développement urbain des villes, et participera au renforcement des offres d'emplois et à la création de nouveaux espaces d'animation dans le domaine commercial et des services", a jouté M. Rabbah.
Qualifiant le transport de domaine porteur d'investissement et d'activité industrielle, le ministre a souligné que le gouvernement aspire à ce que ce secteur présente une valeur industrielle ajoutée dans le but d'attirer les entreprises intéressées par l'investissement dans ce domaine et de développer un pôle de maintenance dédié à ces moyens de transport, d'autant plus que bon nombre de pays africains et voisins ont fait le choix du tramway.
Toutes les mesures prises pour rendre aisée l'utilisation du tramway
Toutes les mesures ont été prises pour rendre aisée l'utilisation du tramway par les citoyens, a affirmé mercredi le directeur général de la société Casa-Tram chargée de la gestion et l'entretien de la première ligne du tramway de Casablanca, Khaled Rahmani.
Dans une déclaration à la MAP à l'occasion de l'inauguration de la première ligne du tramway de Casablanca, il a souligné que la sécurité technique et humaine des usagers de ce nouveau mode de transport est primordiale pour la société qui a mis sur pied une importante équipe pour leur expliquer les modalités d'utilisation de ce service.
Ce réseau représente une solution aux problèmes de transport dans la ville de Casablanca vu les commodités qu'il offre aux habitants, a-t-il estimé.
M. Rahmani a, par ailleurs, appelé les responsables et le personnel de la société, les autorités locales et la Régie autonome des transports parisiens (RATP), qui assure l'exploitation d'une partie des transports en commun de Paris, à tout mettre en œuvre pour la réussite de ce projet structurant qui reflète la volonté de SM le Roi Mohammed VI de hisser la capitale économique au rang des grandes métropoles mondiales.
Le Souverain, accompagné du Premier ministre français et du chef de gouvernement, a effectué à cette occasion un voyage inaugural entre la Place des Nations unies et la Place Mohammed V.
L'une des principales composantes du programme de développement urbain de Casablanca, cette première ligne de tramway, fruit du partenariat maroco-français, contribuera à résoudre la problématique du transport au niveau de la ville, en assurant une certaine complémentarité entre les réseaux bus et taxis. Ce réseau est conçu de sorte à préserver l'environnement par la réduction de la pollution et des nuisances sonores et à accompagner l'essor économique de la région dans son ensemble par la création d'emplois directs et indirects.


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