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Ismail Alaoui fustige ceux qui tentent d'empêcher le pays d'aller de l'avant
Menaces sur le projet démocratique au Maroc
Publié dans Albayane le 04 - 08 - 2013

Ismail Alaoui, président du Conseil de la présidence du Parti du progrès et du socialisme a attiré l'attention que représentent pour la démocratie naissante du pays les tentatives de ceux qui cherchent à faire reculer le pays et de saper ses efforts d'aller de l'avant dans la mise en œuvre des dispositions de la nouvelle Constitution de 2011.
Moulay Ismail Alaoui, qui exposait mercredi soir à Rabat la deuxième partie d'une recherche sur l'histoire du parti et ses perspectives, à l'invitation de l'Espace des cadres du parti dans la ville, à l'occasion du mois de Ramadan, s'est dit très inquiet de voir certains dirigeants politiques œuvrer pour faire avorter le projet démocratique en cours au Maroc, qui a réussi à réaliser nombre d'acquis démocratiques en se dotant notamment d'une Constitution au contenu très avancé, qui requiert une mise en œuvre saine et réfléchie.
Selon le conférencier, le PPS, héritier légitime du Parti communiste marocain (PCM) et du Parti de la libération et du socialisme (PLS) n'est pas le produit du néant. Il est né dans des conditions particulières dans l'objectif de contribuer au combat des travailleurs contre le système capitaliste. Et c'est d'ailleurs ce qui justifie même à l'heure actuelle la présence du PPS, déterminé à poursuivre la lutte contre les conditions socio-économiques difficiles liées au mode de production capitaliste.
Après maints sacrifices, a-t-il rappelé, le PPS avait été légalisé en 1974 pour entamer son action dans la légalité.
Cette reconnaissance est intervenue, a-t-il noté, à la suite des deux tentatives des coups d'Etat de 1971 et 1972 , lesquelles avaient amené feu SM Hassan II à décider de ne pas continuer de gérer les affaires du pays de la même manière en rétablissant notamment le contact avec les composantes du mouvement national et d'œuvrer pour le parachèvement de l'intégrité territoriale du royaume et la libération du sud du pays.
Il a rappelé que le premier congrès national du parti (février 1975) avait coïncidé avec les préparatifs de la Marche verte, dont le sens en tant nouveau modèle de lutte pour la libération du joug du colonialisme a échappé à nombre de ceux qui prétendent être des progressistes.
Dans le sillage des préparatifs de cette grande épopée historique, a rappelé le président du Conseil de la présidence du PPS, le défunt souverain avait convoqué les dirigeants politiques pour les informer de son projet grandiose en leur demandant de ne pas divulguer le secret, promesse que certains dirigeants politiques n'ont pas tenue. Certains n'avaient même pas pris au sérieux les propos du Roi en allant jusqu'à qualifier le projet d'«opération zéro».
Il a rappelé dans ce cadre que la décision du parti de participer à la Marche verte avait été fortement critiquée par un grand nombre de partis communistes étrangers, qui sont allés pour certains d'entre eux jusqu'à accuser le parti d'être à la solde d'un pouvoir totalitaire.
Durant sa longue lutte, a-t-il dit, le PPS a toujours consenti de grands sacrifices pour permettre au peuple d'arracher des acquis et de lancer moult initiatives visant à enrichir et consolider «le processus démocratique», notant que c'est au parti que revient d'ailleurs le mérité de l'utilisation de cette appellation au Maroc.
Il s'est arrêté aussi sur les tractations politiques qu'a connues le Maroc à cette époque, estimant que le refus de la Koutla démocratique de la proposition de feu SM Hassan II de constituer un gouvernement disposant de la majorité nécessaire à l'application de son programme, avait fait perdre au pays au moins cinq années de réalisations progressistes avant de souligner que l'expérience de l'alternance consensuelle et la désignation du premier gouvernement de l'alternance en 1998 avait sauvé le pays d'une véritable catastrophe et permis la réalisation de nombreux acquis.
Et Moulay Ismail Alaoui de rappeler que le PPS a été le premier à avoir réclamé une «nouvelle Constitution pour un nouveau règne» avant d'être imité par d'autres organisations et partis politiques, soulignant que les jeunes du mouvement du 20 février ont contribué aussi à éviter au pays le risque d'aller vers l'inconnu en incitant le Roi à riposter favorablement aux attentes du peuple tout entier dans son discours du 9 Mars et à annoncer les réformes toujours en cours.
M'Barek Tafsi


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