Corps enseignant: Approbation du projet de décret fixant les indemnités pour heures supplémentaires    RNI : Une rentrée remarquée pour le bureau politique    Mohammed Berrid s'entretient avec le commandant de la Force de la mission onusienne dans les Provinces Sud    El Bouari met en avant l'efficacité des initiatives Royales visant à préserver le cheptel national    Secteur du tourisme: L'élan se poursuit à fin juillet    Tourisme en images – EP8. Les immanquables de Guelmim-Oued Noun    La disparition de Tebboune intrigue en Algérie : la télévision d'Etat accentue le flou en diffusant de vieilles images    Dr BUSSIÈRE : un cœur pour la Chine    L'Algérie court derrière le "Su-57" russe... Un marché illusoire pour le blanchiment d'argent au profit de Chengriha et de son entourage    Sondage : 63 % des Français favorables à la dissolution de l'Assemblée nationale    Regragui : Face au Niger, le Maroc a tout pour gagner    Le président de la FINA Husain Al-Musallam et Fayçal Laraïchi, président du CNOM, exaltent à Rabat le rôle sportif du Maroc    La FIFA ouvre l'accréditation des médias pour la Coupe du monde féminine U-17 au Maroc    Enseignement : le syndicat dénonce le projet de loi 24/59 et menace d'escalade    Police : Un fonctionnaire porte plainte suite à des allégations mensongères et crimes fictifs    Le burn-out frappe plus de six soignants en oncologie sur dix au Maroc, révélant une vulnérabilité accrue chez les jeunes femmes et compromettant la soutenabilité du système de santé    El Bouari détaille l'opération de recensement du cheptel national    Réforme de l'enseignement supérieur : le CG adopte le nouveau projet de loi    Les Marocains se tournent vers les voitures chinoises : qualité et prix, la clé du succès    Royal Air Maroc acquiert un Boeing 737 Max-8 de Qatar Airways pour étoffer sa flotte avant les grandes échéances internationales    Regragui : Le peuple marocain attend le moment où Hakimi soulèvera la Coupe d'Afrique    L'OM aurait trouvé un accord avec Gérone pour le transfert d'Ounahi    Al-Hilal cherche un gardien pour pallier l'absence de Bounou    Ligue des champions: Voici le tirage au sort    "Dbibina" n'aime pas qu'on s'en prenne à son roi    La fondation du Grand Ouarzazate condamne les termes «dégradants» employés par "Le Monde" à l'égard du roi Mohammed VI    Pourquoi s'attaquer à l'institution monarchique au Maroc relève d'un suicide politique et moral    Maroc : le dinosaure hérissé qui défie l'imagination    Maroc Telecom clôt avec faste la 21e édition de son festival des plages    Espagne: perturbations du trafic aérien à Barcelone en raison du mauvais temps    Transition énergétique: L'expérience du Maroc mise en avant à New Delhi    USA : Trump fait mettre les drapeaux en berne après la fusillade au Minnesota    Chikungunya: près de 230 cas recensés en France    Ecoles privées internationales : Le privilège à prix d'or    Qualifications Mondial-2026 (7è j/Groupe E) : Walid Regragui convoque 27 joueurs pour le match Maroc-Niger    Coup d'envoi de la 3e édition du Festival Souissi    Azilal : Un bus transportant un cortège de mariage se renverse en faisant 20 blessés    Benkirane slams Le Monde and «Jabaroot», urges Moroccans to dismiss rumors about the monarchy    La Bourse de Casablanca ouvre sur une note positive    Revue de presse de ce jeudi 28 août 2025    Rima Hassan : une volte-face révélatrice    Les températures attendues ce jeudi 28 août 2025    Asmaa Lamnawar... La voix du Maroc résonne à nouveau à travers une chanson patriotique empreinte de fierté    Coup de cœur tourisme Ep7 : Escale au musée Saint-Exupéry à Tarfaya    Création artistique: Le Maroc déploie son soft power culturel    «Critical: Between Life and Death» et «The Resident» : L'art de 'conter' la souffrance Médecins/Patients    Khénifra célèbre la diversité amazighe lors du Festival international "Ajdir Izourane"    Décès d'Ali Hassan, icône de la télévision et du cinéma marocains    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Dur... able
Publié dans Albayane le 27 - 11 - 2013

Le débat sur l'adéquation entre l'économie et son développement d'une part et la protection de la nature d'autre part ne fait que commencer. La durabilité du développement est un concept, relativement récent, qui reste au niveau des vœux pieux quant à sa prise en compte dans des économies déjà engagées dans le productivisme et la promotion de la consommation sans aucune relation avec les besoins réels des populations.
Les transitions nécessaires entre un modèle économique dont la ruine est déjà entamée par ses nombreuses crises et ses impacts néfastes sur la nature et un modèle économique qui se cherche entre la rupture totale avec l'ancien ou simplement l'amendement de ce dernier pour le rendre plus «propre» soulèvent des tensions à tous les niveaux. Au niveau international tout d'abord, où après les enthousiasmes des débuts, on se trouve face à des vétos mus beaucoup plus par l'intérêt égoïste des uns et des autres que par la volonté de «répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs». Il y a longtemps qu'aucune conférence internationale n'a pu aboutir à des résolutions concrètes pour faire face aux changements climatiques ou à la dégradation de l'environnement en général. La réaction des politiques se trouve anesthésiée par les difficultés des économistes à trouver des solutions pour respecter la capacité des écosystèmes à générer des richesses. Le constat des dommages causés à la planète largement reconnu n'arrive pas à mobiliser pour «éviter le suicide de l'espèce humaine». Homo sapiens aime beaucoup pioncer, et à toutes les latitudes, après avoir beaucoup (et mal) consommer que penser à «notre avenir commun». La tendance à généraliser le mode de vie à l'occidentale sur l'ensemble des sociétés et des territoires, malgré son échec apparent, reste prédominante. Elle ne tient aucunement compte dans sa mondialisation et sa globalisation galopante «des systèmes très hétérogènes du fait de leur différentes trajectoires évolutives ou historiques» sur lesquels elle s'exerce sans régulations adaptées. Les limites de l'action focalisée dans le temps et dans l'espace sont apparentes et n'arrivent pas à restreindre la pauvreté et l'exclusion au sein de la société. Par ces temps de crise, la disjonction entre l'environnement, l'économie et le social est telle que la politique perd ses repères. Que faire? Comment agir dans une société qui se cherche et où le mimétisme imposé par l'hégémonie médiatique de l'opulence occidentale bafoue les valeurs et altère l'immunité des comportements contre l'aliénation? Cela d'autant plus que cette même société ne veut nullement, ou pour le moins clairement, s'engager dans des ruptures fondamentales pour se créer de nouveaux horizons de liberté, de justice et d'émancipation. Dilemmes opposés pour le militantisme et pour l'opportunisme : les discours se ressemblent sans que les conclusions convergent. L'exploitation des masses continue et leur esclavage se maintient par différentes méthodes, modernes dans leurs formes mais ancestrales dans leurs buts. L'essoufflement des modèles actuels et des replâtrages conjoncturels augurent des crises nouvelles de plus en plus déchirantes et de plus en plus dures à résorber. La solution qui paraissait la plus improbable, voire la plus radicale, devient suite au «laisser aller, laisser faire» la plus urgente et la plus adéquate à défaut d'avoir maintenu l'effort de la réforme et sa promotion. L'éclatement des structures qui accompagne l'évolution de la société prédatrice et non égalitaire menace l'ensemble de l'édifice dans sa stabilité. Comme l'ivrogne dont les rouges bajoues font croire à une bonne santé alors qu'il est miné par la cirrhose et autres maladies. Pour les Marocaines et les Marocains, il est plus que temps de s'engager résolument dans l'édification d'une véritable démocratie participative pour éviter l'exagération d'une fragmentation sociale et spatiale déjà patente depuis le protectorat et dont les politiques publiques menées depuis l'indépendance n'arrivent pas à résorber les mécanismes. Pessimisme de la réflexion et optimisme de la volonté, pour la promotion d'un développement durable au Maroc et ailleurs.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.