L'exploit du pugiliste marocain, Mohamed Rabii, vient de répandre de la liesse dans les ménages de tout un peuple. Le souvenir de la nuit folle des deux athlètes, Nawal El Moutawakil et Saïd Aouita, aux Jeux olympiques de Los Angeles, ainsi que celui de Hicham El Guerrouj, plus tard à maintes reprises, font resplendir cette belle épopée nationale, après tant de déboires. Il est donc question d'une épreuve qui dépasse le registre purement sportif pour revêtir une dimension patriotique. Autant dire que le traitement de la chose sportive requiert un fond civique auquel la politique publique devrait porter un intérêt consistant, à travers une planification stricte et durable, une injection budgétaire généreuse et un encadrement compétent, intègre et efficace. A ce prix, on aura, sans nul doute, permis aux prodiges de s'épanouir davantage, par grands nombres, sans attendre de miracles, et assuré aux populations marocaines, une joie permanente...