Classée dans le Smart City Index 2026 de l'IMD, Rabat est la seule ville marocaine à figurer dans ce classement mondial. Une présence qui s'explique par son alignement avec les critères précis retenus par l'indice, centrés sur la gouvernance, les infrastructures et la perception des habitants. Rabat apparaît à la 124e place du Smart City Index 2026, un classement établi par l'IMD World Competitiveness Center sur la base des perceptions des habitants et de deux piliers principaux : les "structures", qui renvoient aux infrastructures, aux services publics et à la gouvernance, et la "technologie", qui couvre les services numériques et les solutions digitales accessibles aux citoyens. L'indice s'appuie sur des enquêtes menées auprès de résidents, avec une pondération des réponses sur plusieurs années afin de lisser les variations. Dans ce cadre, Rabat présente un profil cohérent avec les critères retenus. Le rapport souligne que les villes les mieux classées sont celles où les infrastructures, les institutions et les attentes des citoyens sont alignées. Autrement dit, la performance ne repose pas uniquement sur le niveau technologique, mais sur la capacité des autorités locales à fournir des services jugés efficaces et fiables par les habitants . Ce point est central : dans l'édition 2026, les scores liés aux "structures" apparaissent comme un facteur plus déterminant que les seuls indicateurs technologiques pour expliquer la performance globale des villes. Cette logique éclaire le positionnement de Rabat. En tant que capitale administrative, la ville concentre une part importante des institutions publiques et bénéficie d'un environnement urbain relativement structuré. Les politiques d'aménagement, la qualité perçue des services publics ou encore l'accès aux infrastructures jouent un rôle direct dans les réponses des habitants interrogés. L'indice mesure ainsi moins l'innovation technologique brute que la capacité à répondre aux besoins quotidiens ( mobilité, sécurité, accès aux services, opportunités ) à travers des dispositifs jugés efficaces. Le rapport met en avant un noyau de villes qui illustrent cette approche. Zurich, classée première, mais aussi Oslo, Genève ou encore Copenhague, se distinguent par la solidité de leurs institutions, la qualité de leurs infrastructures et une forte cohérence entre politiques publiques et services rendus. À Singapour ou Abu Dhabi, la performance repose sur un équilibre entre digitalisation avancée et efficacité opérationnelle des services. Dans tous les cas, le facteur déterminant reste l'alignement entre gouvernance, infrastructures et attentes des habitants, bien plus que la seule sophistication technologique. Le rapport souligne par ailleurs que les infrastructures numériques, notamment la connectivité et les plateformes digitales, tendent à devenir aussi essentielles que les équipements physiques traditionnels. Mais leur impact dépend directement de leur intégration dans les politiques publiques et de leur capacité à répondre à des usages concrets. Dans les villes les mieux classées, ces outils ne sont pas déployés de manière isolée : ils s'inscrivent dans des dispositifs plus larges, articulant aménagement urbain, services et organisation institutionnelle, afin d'améliorer de manière tangible le fonctionnement quotidien de la ville.