Que veut-on ?    Destitution: Trump « envisage » de témoigner, les auditions s'accélèrent    Jerome Powell rappelle à Donald Trump l'indépendance de la Fed    Ouverture du 24e FICAR: Wafaa Amer et Daoud Aoulad Syed honorés    Edito : Anticiper    Projets verts «Rhamna E-Mob» : 30 motos électriques remises aux autorités locales    Modèle de développement. L'Istiqlal et le RNI croisent le fer    Al Omrane Expo Marocains du Monde : Le programme «Istitmar» présenté aux Marocains de France    Marrakech : des uniformes pour les conducteurs des calèches touristiques    Un centre de dialyse et un autre de santé urbain inaugurés à Hay Hassani    Météo : Le ministère du transport appelle à la vigilance    Transport de marchandises. Les conditions d'accès préoccupent les partenaires sociaux    Du nouveau dans l'affaire du "semsar" ayant promis d'intervenir pour alléger la peine d'une détenue    Météo: les prévisions de ce mardi    L'émir de Qatar reçoit Wali Bank Al-Maghrib    Bab Sebta: Arrestation d'un Français, objet d'un mandat d'arrêt    Bolsonaro, roi Salmane, Mahmoud Abbas, ... félicitent le roi à l'occasion de l'indépendance du royaume    Coupe du Trône: Hay Mohammadi en ébullition après la victoire du TAS    « Ach Waqe3 » : l'actualité décryptée par Jamal Berraoui    Le Tihad Athletic Sportif de Casablanca remporte sa première Coupe du Trône    1000 taekwondistes présents au tournoi international d'Oujda    Le Onze national sommé de secouer le cocotier à Bujumbura    Le plan Maroc vert, un modèle à suivre    Les jeunes leaders de la Méditerranée à l'honneur à Essaouira    Moustapha Cissé Lô : Le Maroc intégrera bientôt la CEDEAO    Driss Lachguar : L'USFP a toujours servi les intérêts de la nation    Hommage à Bruxelles à la première génération des Marocains de Belgique    Le flux des migrations n'est pas près de s'estomper    Le cheval Rajeh remporte le GP de S.M le Roi Mohammed VI du pur-sang arabe    "Le Mans 66" en tête du box-office    L'art plastique marocain s'invite à Tunis    L'artiste plasticien Salem Chouatta ou l'art de rendre visible l'invisible    Décès du journaliste et militant Mustapha Iznasni    Forum euro-méditerranéen d'Essaouira: Maryam AIT MOULAY remporte «Prix pour Jeunes Leaders»    Le BCIJ arrête deux présumés terroristes à Rabat    Paris : Al Omrane dévoile sa stratégie aux Marocains du Monde    Les participants au 12ème Forum MEDays adoptent la Déclaration de Tanger    Sous la pression de la rue, Mohamad Safadi renonce à devenir Premier ministre du Liban    La réalisation des grands projets d'infrastructures nécessite près de 600 milliards de DH    L'expérience marocaine dans le secteur minier présentée en Chine    Le chanteur malien Salif Keita interpelle son président et tacle Macron... sans langue de bois    Venise sous les eaux : Nouvelle marée haute dangereuse attendue ce dimanche    La finale de la Coupe de Trône : Le Tihad de Casablanca vs le Hassania d'Agadir    L'œuvre de Hamid Douieb sous la loupe    Nous sommes tous concernés par le diabète    Province de Jerada : Activation du plan provincial de lutte contre le froid    Eliminatoires CAN 2021 : Triste match nul pour les Lions de l'Atlas    Kamal Hachkar rend hommage à Neta Elkayam    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Daniel Ortega met de l'eau dans son vin mais…
Publié dans Albayane le 12 - 03 - 2019

Le 27 Février dernier avaient débuté, sur un campus universitaire situé au sud de Managua, les discussions entre le gouvernement du président Daniel Ortega et l'opposition nicaraguayenne représentée par la plateforme de l'Alliance civique pour la justice et la démocratie regroupant des syndicats, des organisations de la société civile, des entreprises et des étudiants.
Pour rappel, les discussions qui avaient eu lieu auparavant, sous la supervision de l'Eglise catholique, avaient été suspendues en juin dernier par le gouvernement. Aussi, pour leur reprise, l'opposition avait posé, comme préalable, la libération de tous les nicaraguayens détenus pour délit d'opinion, le rétablissement de la liberté de presse, d'expression et de manifestation et, enfin, la présence de «garants internationaux» comme l'Organisation des Etats Américains (OEA) et l'ONU.
Cette première rencontre destinée à trouver une issue à la crise politique qui secoue le pays et à laquelle prirent part six représentants du gouvernement du Président Daniel Ortega et six autres agissant au nom de l'opposition en présence du cardinal Leopoldo Brenes, archevêque de Managua en tant que médiateur avait duré près de sept heures durant lesquelles les négociateurs ont pu établir «la feuille de route» des négociations.
Ainsi, dans une seconde étape, seront désignés des «garants internationaux» qui seront chargés de veiller à l'application des accords visant à mettre fin à une crise qui a fait plus de 325 morts lors de manifestations anti-gouvernementales et plongé le pays dans une profonde récession économique; ceci avant le 28 mars sauf si les deux parties conviennent de prolonger les pourparlers au-delà de cette date.
Mais, voyant qu'après huit journées de négociations avec des représentants de l'opposition qui réclament la libération de tous les prisonniers politiques, le rétablissement des libertés publiques, la réforme de la loi électorale et des élections anticipées, le pouvoir de Managua n'avait formulé aucune proposition, les évêques catholiques qui avaient commencé à douter des réelles intentions de Managua ont choisi de se retirer ce vendredi.
Aussi, pour sauver le processus de négociation, le gouvernement du Président Daniel Ortega qui avait toujours opposé une fin de non-recevoir au souhait de l'opposition d'inviter l'Organisation des Etats américains et l'ONU à la table des négociations en tant que «garants» du processus de paix en cours a consenti, ce samedi, à faire participer l'Organisation continentale aux discussions. Il a proposé, également, la libération des prisonniers politiques «qui n'ont pas encore été jugés» et le réexamen des dossiers de ceux qui l'ont déjà été de manière à ne point générer « d'impunité». A noter, au passage, que, depuis le 18 Avril 2018, plus de 700 nicaraguayens avaient été incarcérés lors des manifestations anti-gouvernementales et qu'une centaine d'entre elles avaient vu leur emprisonnement transformé en «assignation à résidence» quelques heures avant le début des négociations le 27 Février dernier alors que plusieurs dizaines de milliers de nicaraguayens ont pris le chemin de l'exil ces derniers mois.
Mais le président Daniel Ortega, cet ancien guérillero sandiniste, aujourd'hui âgé de 73 ans, que l'opposition accuse d'avoir instauré la dictature au Nicaragua a tenu, toutefois, à réitérer, ce samedi, son refus de convoquer des élections anticipées «étant donné que les élections présidentielles et législatives sont prévues pour 2021».
Jusqu'où ira ce bras-de-fer ? Attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.