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Cinéma sans…cinéma?
Publié dans Albayane le 12 - 06 - 2019

Les festivals de cinéma se poursuivent dans le royaume. Celui de Marrakech, de par les moyens colossaux qu'on lui injecte,se tient bien au dessus du lot. D'autres brillent par leur aspect thématique, à Salé,Tanger, Khouribga, Tétouan, Agadir…
Tous trouvent un cinéma/bâtisse où passe leur cinéma/ art. Sauf la capitale du Souss qui abrite un thème sur la migration, mais trouve toutes les peines du monde à placer ses bobines de projections, dans les conditions optimales. A chaque fois, les initiateurs de cette trouvaille artistique et sociétale s'en vont dépoussiérer le Rialto à grands coups de balai pour insuffler de la vie à un mastodonte éventré durant toute l'année.
Durant quatre jours d'affilée, les festivaliers et les grandes foules vivent des moments de haute intensité. De par son caractère convivial et festif, cette tradition annuelle tisse constamment les fils de partage entre une flopée d'artistes et une cohorte de visiteurs de la cité e sa banlieue. Les multiples séquences de malaises qu'endurent les compatriotes dans les pays d'accueil suscitent des sentiments de compassion, au creux du contexte migratoire à pleins dilemmes. A la fois passionnel et passionnant, les menus proposés dont une partie relève d'un registre caricatural ne manquent pas de hardiesse et d'ardeur, crânement évoqué par des jeunes talents motivés par de l'aventure artistique.
La manifestation est pareillement caractérisée par la diversité des volets mis en avant,joignant l'utile à l'agréable. En effet, outre les projections, plus de trente films du long au court et documentaire, ce rendez-vous de taille a le mérité d'étendre avec finesse l'éventail de l'offre pour mettre à l'oeuvre une série de rencontres à caractère technique et idéel, autour de l'industrie du cinéma et ses divers messages, à travers des conférences qui sont animées par d'éminents experts en la matière, des professionnels, des chercheurs.
Comme à l'accoutumée, le festival d'Agadir Cinéma et Migrations convie une multitude de stars marocaines qui impriment, une note de convivialité avec les fans qu'ils ne cessent pas de côtoyer et choyer. Cependant, après la disparition du cinéma Salam et Sahara, c'est Rialto qui ferme et puis plus rien ! Des vestiges historiques qui ont fait vivre aux Multiples générations des moments pathétiques avec les géants du cinéma mondial. Une métropole comme Agadir, second pôle économique, première station balnéaire du royaume et dépositaire de Souss Al Alima, bastion de la science, de la création et de la connaissance, est donc privée de l'une de ses infrastructures culturelles les plus notoires.Cinéma Rialto était non seulement un espace de projection cinématographique, mais également un âtre de débats sereins des chefs d'œuvre lors des séances de ciné-clubs, de meetings politiques et de prestations théâtrale et musicale. C'est, en fait, déplorable de vivre ce constat qui s'offre aux yeux de la ville orpheline !
On peut toujours comprendre l'état piteux dans lequel se trouve une bonne partie de nos cinémas, du fait, justement, que les gens ne vont plus au cinéma et ont sûrement perdu cette fameuse maxime : « qui aime la vie, va au cinéma !». Devant
cet abandon, les propriétaire sse trouvent dans l'obligation de fermer boutique et d'aller voir ailleurs, où le foncier devient alléchant. De même, il faut bien dire que ces même gens, contaminés par les mutations profondes du commerce et l'urbanisme, ne cherchent plus à investir dans un cinéma aussi aléatoire que velléitaire,surtout qu'ils ne déploient aucun effort pour restaurer et rénover leur local délabré. Cependant, il serait incivique de sacrifier un patrimoine culturel qui appartient,, à toute une conscience collective. C'est le cas de cinéma Salam qui gît toujours tel un pachyderme dans vie et, maintenant,Sahara et Rialto qui tirent leur révérence au grand dam des populations. Un débat profond auquel sont conviés les opérateurs privés, les institutionnels, les élus, la société civile, les professionnels… pour sortir la ville du marasme de cette privation consternante.


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