La 1ère partie du PLF 2020 adoptée en première commission par la Chambre des représentants    Dakhla : Akhannouch préside l'ouverture d'un salon sur l'aquaculture    Comment Donald Trump s'est embourbé dans l'affaire ukrainienne    Nouveau Mitsubishi L200. La robustesse pour devise    CNDH : Aucune trace de torture sur les détenus du hirak du Rif    La justice américaine se prononce sur les fouilles d'ordinateurs et appareils aux frontières    Halilhodžić s'exprime sur le cas Hamdallah    Vivo Energy Maroc et Myher Holding co-actionnaires dans la société Sopétrole    Othman Benjelloun et Leila Mezian, primés «Personnalités visionnaires» à Washington    Coupe de la CAF: Groupes équilibrés pour la RSB et le HUSA    Le Raja et le Wydad s'inclinent    L'autre facette de l'Homme des temps modernes    L'international espagnol David Villa annonce sa retraite    Les jeunes du PPS et de l'Istiqlal montrent la voie du changement    Mustapha Bakkoury désigné président du comité de pilotage de l'initiative «Desert to Power»    Couverture sanitaire universelle : Rabat accueille une session de formation sur l'expérience marocaine    Casablanca : Arrestation d'un Algérien pour vol par effraction dans un établissement hôtelier    L'ancien président Lula quitte la prison…    Marrakech accueille la 3ème Conférence de la Femme Africaine    Hommages et rayonnement    FIESAD2019: «Men Po» de la Chine remporte le Grand prix    Les nouveautés du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders    Wafa Assurance. L'acquisition de Pro Assur finalisée au Cameroun    Un mal pour un bien    Une délégation de Bayt Al Hikma reçue au siège du Parti à Rabat    Le groupement parlementaire du PPS scandalisé par une «mesure discriminatoire»    Tournoi Omnium VI: Banco pour Maha Haddioui !    Boeing espère la fin de l'immobilisation au sol du 737 Max avant fin décembre    Lancement du Forum euro-méditerranéen des Jeunes Leaders à Essaouira    Forum MEDays : le président sénégalais arrive à Tanger    Radio Sol, une nouvelle radio axée « musique et divertissement »    Lancement du Fonds de l'eau de Sebou, un projet pionnier !    Alsa en situation d'oligopole ?    Nouvelle arrestation pour le BCIJ à Guelmim    Une forte délégation marocaine à Johannesburg pour présenter les atouts du Royaume    Le marocain SGTM entame la réalisation d'une embouchure aux environs d'Abidjan    Trois artistes blessés dans une attaque au couteau lors d'un spectacle à Ryad    Insolite : Voler une voiture de gendarmerie    Comment cultiver le stress positif    La pneumonie, tueuse d'enfants    Dernière rentrée de 2019 pour les Bleus    Sterling écarté de l'équipe d'Angleterre    La Supercoupe d'Espagne s'installe en Arabie Saoudite pour trois ans    Lors de l'émission «Décryptage» de MFM Radio    Guerre des chefs à la tête du Polisario    Les films à voir absolument une fois dans sa vie    "Les Marocains" de Leila Alaoui atterrissent à Séville    "Lire Casablanca", une invitation à comprendre le développement urbain de la métropole    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les fantaisies d'un président!
Publié dans Albayane le 21 - 10 - 2019

Deux fois de suite, la session d'octobre du conseil de la région Draa Tafilalet tourne au vinaigre. Le président s'était obstinément opposé à la présence de trois membres du conseil ayant perdu, estimait-il, la latitude d'assister aux travaux de cette instance, suite a leur jugement judiciaire.
La séance est levée avant terme, sur des échanges aussi futiles que belliqueux, en dépit des rappels à l'ordre du Wali de la région, fraîchement nommée à la tête de cette zone du sud-est du royaume. En fait, on ne comprendra pas cet acharnement hargneux à l'égard d'une question anodine qui n'affecterait en rien le déroulement des sessions, alors que le conseil régional est plutôt censé s'attaquer à des dossiers névralgiques dont l'urgence sur le dessein de la population, en mal de ressources les plus élémentaires, est bien évidente.
Face à ce refus effréné de libérer les délibérations qui envenimait le climat général des séances, depuis déjà la session du conseil de juillet dernier, le Wali faisait montre d'une attitude à la fois raisonnée, libératoire et conciliatrice. Sa position était formelle : «Tant que les pouvoirs publics n'ont pas encore fait parvenir à notre attention le verdict relatif aux membres en question, personne n'aurait alors le droit de faire abstraction à leur présence. Si c'est le cas, je serai le premier à m'y interposer !», dit-il clairement à l'assistance. Et d'enchaîner, sans ambages, en s'adressant au président du conseil régional : «Si vous vous y tenez tant, ne prenez pas en compte leurs dires ni leurs votes. Mais, sachez que le conseil a d'autres questions beaucoup plus vitales à débattre que ce fait banal !».
En fait, faire sombrer les intérêts de toute une région fragilisée par la privation et le dénuement, dans un bras de fer ridicule, se situe dans une logique de fantaisie piteuse.
Certes, la justice avait intenté le jugement final à leur encontre, mais il reste à notifier cette décision, selon les lois en vigueur. On ne saurait donc compromettre le sort de la région pour une si simple affaire judiciaire dont le dénouement ne dépend guère des compétences ni de l'Autorité locale, encore moins du conseil régional. Conscient de ce dilemme, le Wali en prend acte et se porte garant à veiller au respect des règlements organiques des conseils de régions, en tant que tutelle.
Mieux encore, tout en déplorant le conflit politicien dans lequel s'engouffre le conseil régional, il tient un discours beaucoup plus pragmatique que son vis-à-vis, chiffres à l'appui. Et de poursuivre : «Je tiens à vous rappeler que sur 42 projets en perspective, destinés à l'endiguement des disparités sociales et spatiales, seulement 7 ont été réalisés, alors que 35 n'ont pas vu le jour. Pour le compte de l'année 2019, en cours d'expiration, aucun projet n'est à mettre à l'actif du conseil, quant à l'année 2018, elle n'en a connu que 13 pour plus de 82 milliards de disponibles. C'est dire combien le déficit est flagrant !».
Face à ce retard ahurissant, aurait-on encore le temps de se quereller dans des incongruités irresponsables ? Au-delà de son incapacité criarde de mener la barque régionale à bon port, le président du conseil se montre, à chaque fois, bien en deçà des responsabilités qui lui sont assignées. Pendant ce temps, les services centraux se tiennent en stature de spectateur. Alors, bon spectacle messieurs!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.