Le RNI convoque son «parlement»    Comité des représentants permanents de l'UA : Le Maroc présent à la 41ème session ordinaire    HCP : La confiance des ménages toujours en berne    Accord sur l'organisation de la 24ème assemblée générale de l'OMT à Marrakech : La signature est prévue début février    SM le Roi reçoit le ministre émirati des Affaires étrangères et de la Coopération internationale    Détournement de fonds publics : Enquête judiciaire à l'encontre d'un policier à Beni Mellal    L'émission «Ahssan Pâtissier» débarque sur 2M    Programme Intelaka : Des financements de 1,25 milliard DH alloués par Attijariwafa Bank    Nexans inaugure une nouvelle usine à Nouaceur    La proclamation américaine sur la marocanité du Sahara distribuée aux 193 Etats membres de l'ONU    Le poison de « la vérité alternative »    Etats-Unis : Donald Trump fait ses adieux    Giuseppe Conte, l'illustre inconnu de l'échiquier politique italien    Anasse Bari: Gagner les élections dans un monde propulsé par l'IA est un "jeu de chiffres" qui se déroule sur les médias sociaux    Distinction du tandem marocain du FC Séville    Mondial des clubs : Un adversaire arabe pour le Bayern au dernier carré    Réunion de la Fédération Royale marocaine de basketball: Le Cinq national et les préparatifs au lancement des championnats à l' ordre du jour    Le Maroc dénonce le dévoiement des décisions du Sommet extraordinaire de l'UA par l'Afrique du Sud    Cher vaccin, cesse de nous faire languir !    Abdelkrim Meziane Belfkih: Le taux de reproduction de la Covid-19 se stabilise à 0,88    Evolution du coronavirus au Maroc : 1152 nouveaux cas, 4 62. 542 au total, mercredi 20 janvier 2021 à 18 heures    Top 10 des applications les plus téléchargées en 2020    Le portefeuille de BMCE Capital Research tire son épingle du jeu en 2020    Netflix dépasse les 200 millions d'abonnés payants dans le monde    Chauffe-eau : Le tueur silencieux a fait 9 morts    El Guergueret : L'hommage du Groupe Sentissi    Casablanca : Une collecte de dons lancée en faveur des migrants sans-abri    Groupe Renault. Un bilan 2020 positif malgré la crise    Coronavirus : le SIAM 2021 annulé    Honorable distinction d'un militant amazigh    La pandémie a mis à nu les fragilités de l'OMS    Une démocratie, comme les auatres...    Transformation digitale : Marjane Holding passe à la vitesse supérieure     Nécessité d'approfondir la connaissance du risque    Les autorités publiques «rejettent catégoriquement» le chapitre consacré au Maroc    Mondial de handball: Le Maroc quitte la compétition    Il prend la tête du groupe C: Le Maroc débute par un petit succès sur le Togo    Angleterre: Leicester enfonce Chelsea, Lampard en danger    L'équipe nationale en stage de préparation à Maâmora    Les Etats-Unis ouvrent un nouveau chapitre    Marrakech : 1ère exposition de l'événement culturel «EX. Art contemporain»    «L'Homme qui a Vendu sa Peau» et l'acteur Sami Bouajila primés    CHAN : La Zambie et la Guinée vainqueurs de la Tanzanie et de la Namibie    Economie du web : l'effet Covid se fait ressentir    Edito: Le maire doit partir    L'épouse d'El Ghomari se confie sur 2M    La promotion des provinces du Sud dans l'agenda du Réseau Maroco-Américain    Paru chez l'édition La Croisée des Chemins : «Le Secret de la Lettre» : Mohamed Ennaji porte un regard sur l'école coranique d'hier    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La constitution chilienne au cœur de la contestation populaire…
Publié dans Albayane le 18 - 02 - 2020

Ce samedi 15 février, Santiago, la capitale chilienne a abrité deux manifestations totalement opposées.
La première, à la Plaza Italia devenue depuis le 18 octobre dernier l'épicentre des manifestations dirigées contre le pouvoir de Sebastian Pinera, a réuni des milliers de chiliens réclamant des réformes sociales et l'adoption d'une nouvelle constitution. La seconde qui s'est tenue devant l'Ecole Militaire de la ville comptait près d'un millier de défenseurs de la Constitution en vigueur, promulguée le 11 septembre 1980 sous la dictature d'Augusto Pinochet (1973/1990). Ceux-ci scandaient des slogans hostiles à la gauche tout en brandissant des drapeaux chiliens et des banderoles portant la mention «rejet».
Le Chili traverse une crise politico-sociale sans précédent depuis que, le 18 octobre dernier, le gouvernement avait décidé d'augmenter les prix des tickets de métro. Intervenue après une série d'augmentations dont la plus importante avait trait à la hausse de 10,5% ayant affecté les tarifs de l'électricité, l'augmentation du prix des transports publics a été la goutte qui avait fait déborder le vase ; un vase déjà plein du fait d'un régime de retraite qui en s'appuyant, depuis l'ère Pinochet, sur un système par capitalisation totalement individualisée pour les salariés obligeait ces derniers à verser 10% de leurs émoluments sur un compte individuel géré par des organismes financiers privés chargés de les faire fructifier.
Tous ces faits font que la rue chilienne est en ébullition depuis octobre dernier. Evoquant la «démesure» de la répression policière et militaire qui s'est abattue sur les manifestants, la délégation du Haut Commissariat de l'ONU pour les droits de l'homme envoyée sur place a dénoncé un « usage excessif de la force», des actes de «torture», des actes de «violence sexuelle» ainsi que des « arrestations arbitraires». En condamnant l'usage excessif, par les forces de l'ordre, de gaz lacrymogènes, de canons à eau et de balles en caoutchouc, la délégation onusienne a déploré la mort d'au moins 29 personnes ainsi que des milliers de blessés dont plus de 200 souffriraient de blessures oculaires graves et dont certains auraient même été « éborgnés ».
Aussi, pour faire taire la rue et donner suite aux revendications du mouvement de contestation portant notamment sur la mise en place de profondes réformes, le président Sebastian Pinera a promulgué, en décembre, une loi prévoyant la tenue, le 26 Avril prochain, d'un référendum sur le changement de la Constitution en vigueur promulguée sous Pinochet. Ce référendum portera sur deux questions; la première sera relative au remplacement ou non de la Constitution et la seconde aura trait à la méthode qui sera adoptée pour sa rédaction. Cette deuxième question déterminera l'organe qui sera chargé de la rédaction du texte constitutionnel, lequel pourrait être soit un «Congrès mixte» comme le souhaite la coalition gouvernementale, qui comprendrait, à égalité, des citoyens élus à cette fin et des parlementaires, soit une « Assemblée constituante» intégralement composée de personnes élues dans le seul but de rédiger le texte constitutionnel.
Si donc le 26 Avril prochain, le principe d'une nouvelle constitution est retenue, l'élection de l'organe qui sera chargé de la rédaction du texte constitutionnel – Congrès mixte ou Assemblée constituante – aura lieu en Octobre 2020 et ce dernier disposera, pour cela, d'un délai de neuf mois qui pourrait être prolongé de trois mois supplémentaires en cas de nécessité.
Enfin, si avec les premières manifestations de rues contre la hausse des prix des services publics, ce mouvement de révolte avait pris, en Octobre dernier, la forme d'une insurrection populaire contre le pouvoir chilien, force est de reconnaître qu'aujourd'hui l'intensité n'est plus la même. Qu'adviendra-t-il, alors, de ce mouvement de contestation dans l'attente de la tenue du référendum du 26 Avril prochain ? Attendons pour voir…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.