Maroc: l'Aïd Al Adha aura bien lieu cette année    MRE: ouverture des frontières aériennes et maritimes à partir du 14 juillet    Côte d'Ivoire : mort du premier ministre et candidat à la présidentielle Amadou Gon Coulibaly    Météo: jusqu'à 46 degrés ce jeudi au Maroc    Casablanca: le courant électrique totalement rétabli (Lydec)    Projet de loi de finances rectificative : quoi de neuf sur le volet fiscal ?    164 nouveaux cas de Covid-19 au Maroc: près des 2/3 dans la région de Casa    Ouverture des frontières à partir du 14 juillet pour les citoyens marocains et les résidents étrangers au Royaume    Coronavirus : 3212 cas actifs mercredi 8 juillet à 18 heures    Les ménages incertains et très inquiets    Elections 2021: Réunion entre l'Intérieur et les partis    Serie A: Ibracadabra renverse la Vieille Dame    Assilah respire un air artistique estival!    L'identité, selon Descombes    Premier League: Arsenal et Leicester se quittent sur un nul    Infos Covid-19/Maroc: le ministère a fait une annonce    Détournement d'aides dans les camps de Tindouf: la responsabilité de l'Algérie est entière    Liga : Valence souffle, l'Atlético freiné par le Celta    Le dissident algérien Karim Tabbou appelle à s'engager dans un «vrai» processus politique    Alerte Météo : la canicule se poursuit au Maroc    Le Parlement marocain exige des excuses d'Amnesty    US Round Up du mercredi 8 juillet – PPP, Banques, Eglises, Texas, Harry et William    Hamza El Fadly « L'argent, la cause de tous les problèmes »    Fermeture des frontières : Plus de 45.000 MRE ont regagné leur pays de résidence    Covid-19 : La CAF et ses partenaires se réunissent pour la sécurité sanitaire en Afrique    Théâtre d'enfant : Un art à exercer professionnellement selon El Houcine Essekkaki    Casablanca: incendie spectaculaire dans une décharge (VIDEO)    Loubna Abidar critiquée par un avocat égyptien (VIDEO)    Vivo Energy Maroc élargit son soutien à tout son écosystème    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : Je ne regrette aucun engagement    Vacances. Voici les plages où il ne faut pas se baigner    Retour sur le passé : Brides de ma vie relatée à M'Barek Bouderka    «Casablanca confinée», se livre à Pedro Orihuela    Milouda Chahid: «Je me suis réinventée par la peinture»    Ventes de voitures neuves : Baisse de 43,3% à fin juin 2020    BCIJ : Démantèlement d'une cellule terroriste à Nador    Enseignement: L'e-learning en voie d'institutionnalisation au Maroc dès la rentrée prochaine    Joe Biden promet que les États-Unis réintégreront l'OMS s'il est élu    Amekraz contre attaque. La CNSS inspecte Driss Lachgar    4 terroristes présumés arrêtés à Nador    Parcours exceptionnel d'un homme si exceptionnel    Les USA se retirent officiellement de l'OMS    Si Abderrahmane et Marie-Hélène El Youssoufi ont fêté avec le TAS un sacre attendu depuis 80 ans    Spécial 40ème jour du décès d'Abderrahmane El Youssoufi : La culture, une source d'intérêt majeure pour El Youssoufi    Tensions sino-américaines en mer de Chine    Le président brésilien annonce sa contamination au Covid-19    Le Marocain Aziz Krir remporte le titre    Côte d'Ivoire : Drogba brigue le poste de président de la FIF    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





De l'inquiétude à la détresse psychologique et socio-économique…
Publié dans Albayane le 29 - 03 - 2020


Les impacts du confinement
Presque plus de la moitié de la population mondiale est aujourd'hui confinée à domicile de manière plus au moins forcée pour éviter la propagation du nouveau Covid-19.
Les Marocains ne sortent pas du lot et se trouvent depuis le 16 mars confinés. Cette décisions prise par les autorités compétentes s'étend jusqu'au 20 avril. Elle a pour but de permettre aux populations de respecter les restrictions sanitaires liées au Coronavirus. Les appréciations et les appréhensions varient selon la catégorie d'âge et du sexe et même de la catégorie socioprofessionnelle.
Le ressenti va de l'inquiétude et du manque de visibilité par rapport à l'évolution future de la pandémie pour atteindre un niveau de détresse psychologique complexe. La détresse socio-économique qui révèle la crainte de pertes de revenus durant les mois à venir et même la crainte de reprendre l'activité, normalement post- coronavirus n'est pas exclue.
Le confinement est différemment ressenti par les marocains. Certes la situation n'est pas agréable, estime une femme active. Les tâches ménagère se font et se refont chaque jour et l'ennui commence à s'installer, poursuit-elle, en ajoutant que le confinement lui a permis de vivre une nouvelle expérience professionnelle qu'est le télétravail.
Ce mode de travail nous permet, dit-elle, de garder le lien avec les collègues et de profiter de gain en termes de temps et de coût de déplacement. Néanmoins, cela ne lui empêche pas de s'inquiéter par rapport à l'évolution de la situation durant les prochains mois. Notamment, en ce qui concerne le remboursement de ses échéances de crédit immobilier…
D'autres personnes ne vivent pas trop mal le confinement. Une Institutrice vacataire confirme que la solution pour contrecarrer le changement de rythme et de mode de vie qu'implique le confinement renvoie au respect des bonnes habitudes. «J'essaie de ne pas céder au climat anxiogène et je profite pour lire énormément et écrire aussi…le soir j'arrête de regarder les informations pour éviter l'anxiété et je profite pour jouer avec mes deux enfants», conclut-elle.
«Je suis privée de ma liberté, mais c'est pour la bonne cause», nous confie une maman au foyer. Le «confinement nous permet de se retrouver en famille». Pour cette femme au foyer, il faut prendre le confinement du bon côté pour freiner l'évolution du virus.
Outre ce qui précède, une enseignante du primaire ne vit pas trop bien le confinement à cause de l'ennui au quotidien. Toutefois, cette situation exceptionnelle lui a permis de se rapprocher de sa fille qui entame sa vie d'adolescente et de découvrir ensemble de nouvelles recettes de cuisine.
Les appréciations varient aussi selon l'harmonie qui règne au sein des couples. La propriétaire d'un magasin de prêt à porter qui a été contrainte de le fermer aussi ne supporte pas trop ces jours de confinement. Elle aurait aimé aller au quotidien à son travail pour éviter de rester aussi longtemps que possible à la maison, surtout que son mari lui aussi ne travaille pas et a décider de suspendre son activité commerciale à cause du coronavirus. Au-delà de ces sentiments de maque de liberté, le couple se trouve en arrêt de travail, et donc, zéro entrée d'argent pendant cette période.
La crainte pour cette femme qui emploie près de 10 personnes (comptable, secrétaire, vendeuses, coursier, …) est d'être dans l'incapacité d'honorer ses engagements avec ses employés et avec les banques. Sans oublier les frais de scolarité qui vont tomber vers la fin de ce mois. La situation, regrette-elle, est chaotique et inquiétante. Le stress augmente aussi par rapport au manque de visibilité quant à la reprise de l'activité économique dans les mois à venir et à l'ouverture des frontières.
D'autres commencent à s'habituer au confinement. «La première semaine a été très dure pour moi qui suis hyperactive », nous confie une femme très active dans la société civile. Paradoxalement, dit-elle, « j'ai commencé à prendre plaisir à rester chez moi avec les enfants, à me rapprocher d'eux, à travailler avec eux, à jouer avec eux sans le stress extérieur». Néanmoins, elle ne cache pas sa peur : « j'ai peur de ce qui va arriver.
Est-ce que ce cauchemar va se terminer et à quel prix? Je pense aussi à nos médecins et tout notre personnel soignant qui se battent tous les jours contre cet ennemi viral au péril de leurs vies. Nous vivons des moments très difficiles, sans précédents pour lesquels ni nous ni nos enfants n'avons été préparés », regrette-elle en s'interrogeant sur les conséquences de ce confinement sur nos enfants et sur leur personnalité?
Le son de cloche d'un professionnel de la santé fait part de sentiments très partagés et multiples.
Ce médecin se dit contente d'une part du confinement, puisqu'il lui permet d'être plus avec sa petite famille alors qu'elle ne trouvait auparavant pas le temps à lui consacrer. Mais de l'autre côté, elle estime, que de par sa formation professionnelle, que sa place est à côté de ses confrères et consœurs qui essayent de soigner et sauver des vies.
Cette situation lui a permis de prendre conscience des choses les plus simples de la vie « maintenant j'ai tout mon temps (le cabinet tourne au ralenti et je travaille juste pour recevoir les cas d'urgence), je ne peux pas le partager avec ma grande famille et frères et sœurs », regrette-elle. Et de poursuivre que le confinement ne l'empêche pas de penser aux personnes en situation difficile qui n'arrivent à subvenir à leur faim où à payer leurs loyers.
Sa colère remonte dès qu'elle pense aux personnes qui ont pendant des années dénigré le travail et l'effort du corps médical à qui on demande aujourd'hui de se consacrer pour sauver des vies avec des moyens limités et des risques très élevés. L'attitude et le comportement de certains citoyens sont jugés scandalisant et irresponsable pour semer la haine et la zizanie au sein de la société.
C'est dire que les médecins ne sortent pas du lot. Les répercussions du confinement se font sentir sur leur quotidien. Non seulement, les risques de contamination sont très élevés à cause du manque des masques et des gels hydroalcooliques et des matières premières médicales, mais ils sont obligés d'ouvrir et de recevoir le nombre réduit de malade et parfois de traiter juste les cas d'urgence…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.