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L'ennemi n° 1
Publié dans Albayane le 28 - 05 - 2020

Le cinéma américain, depuis ses débuts, a toujours désigné, plus que nommément, puisqu'il y avait aussi la photo, le bon et le mauvais, l'allier et l'ennemi à ses spectateurs nationaux d'abord et à ceux du monde entier après.
Alors ces peuples, malgré des milliers de kilomètres qui les séparent de l'Amérique, se retrouvent être, à leur sortie d'une salle de cinéma et après avoir payé leur billet, les ennemis des ennemis des Américains. Nous avons conspué le Comanche dans nos cinémas des villages lointains du désert marocain, nous avons donné le nom d'Apache à nos abrutis.
Nous avons soutenu et encouragé les soldats américains qui luttaient contre les Coréens et les Vietnamiens, nous avons applaudi quand les Américains détruisaient les vaisseaux des Aliens et nous sauver avec toute l'humanité des envahisseurs extraterrestres. Ils ont détruit les Indiens, les Gangsters, les Mexicains, les communistes et on a applaudi, les fascistes on a applaudi, les Arabes, les Palestiniens, les Islamistes.
Ils ont crée des personnages fabuleux aux pouvoirs extraordinaires les Spiderman, les Matrix et les X-men. Après avoir étalé leur force réelle sur le terrain et symbolique sur les écrans pour que tout le monde sache qui est le plus fort sur cette planète, il n'avait plus rien à prouver puisque le monde entier leur a été soumis.
Puis, comme il n'y avait plus rien ni plus personne pour leur résister, alors ils ont remballé leurs armes sophistiquées; Batman, Hulk, Hamman, Abderahman et les autres ont pris leur retraite. Et pour récompenser leurs héros de pellicule, ils ont désigné Terminator gouverneur de Californie et Reagan président des Etats-Unis. Ils ont abandonné les westerns, les films de guerre, les films de science-fiction et ils ont commencé à produire et à réaliser des films de citadins en prise avec le chômage, des couples qui se marient tandis que les autres se séparent.
Le rêve américain tourne au cauchemar car le pays a fait son plein de milliardaires, l'amour a perdu son attrait puisque l'homme est devenu un « metoo ». La distanciation amoureuse a vu le jour avant Covid-19. L'Amérique sommeillait et digérait tous ses ennemis qu'elle avait avalait comme l'Ogre des contes. Elle n'avait plus de victoire à savourer et vivait sur ses vieux et glorieux souvenirs fabriqués dans les studios de Hollywood. Le cinéma passait la main, fermait les salles et se confinait dans les salons. L'Amérique allait éteindre ses lumières quand un Joker surgit de nulle part et sema la pagaille.
Lui qui a été élevé pour rire et faire rire, pour soulager la souffrance des malheureux, pour consoler les enfants de leur tristesse se retrouve confronté à la méchanceté des hommes et au rejet de son affiliation à des parents respectés et respectables. Ce pays a été rattrapé par ses démons, il va, peut-être, devenir humain et réaliser que chacun a un métier, une place dans la vie et dans la société. Les clowns se trouvent heureux dans les cirques et avec les enfants. Quand les traders les manipulent, les clowns tuent…mais pas de rire!
Moha Souag


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