Hamdi Ould Errachid reconduit à la tête du conseil de Laâyoune-Sakia El Hamra    Maroc. Les exigences d'une nouvelle ère [Par Jamal Berraoui]    Défense : Défis et ambitions de la future industrie marocaine de l'armement    Pakistan: 7 soldats et 5 terroristes tués au Waziristan du Sud    Le changement climatique pourrait pousser 1,9 million de Marocains à migrer d'ici 2050    Fathallah Sijilmassi nommé Directeur général de la Commission de l'Union Africaine    Classement FIFA: Les Lions de l'Atlas au 33ème rang    Botola Pro D1 / FAR-JSS (0-3) : Victoire méritée de Chabab Soualem    Les certificats Covid-19 délivrés par le Maroc désormais valides au sein de l'UE    Azemmour : Un grand taxi volé retrouvé, un suspect arrêté    Dr Saïd Afif, membre du Comité scientifique de vaccination anti-Covid : «Il est encore très tôt pour parler de la vaccination des 3-11 ans»    Xander Pratt dévoile son nouveau titre en hommage à Casablanca    Interview avec Neta Elkayam : «Je m'intéresse à beaucoup de musiciens marocains contemporains»    Allemagne : le site fédéral des élections probablement visé par une cyberattaque    La France a éliminé Abou Walid Al-Sahraoui, ancien membre du Polisario et chef de l'EI au Grand Sahara    Rapatriement jeudi des dépouilles des deux camionneurs marocains tués au Mali    Industries manufacturières: Hausse de 19,9% de l'indice de la production au T2-2021    CIH Bank : Renouvellement de la quadruple certification ISO 9001 version 2015    Tokyo 2020: les athlètes médaillés célébrés par la Fondation Mohammed VI    Flambée des prix : des augmentations abusives ?    Cours de change des devises étrangères contre le dirham    Sensibilisation sur le civisme fiscal en RDC : Instituer une culture fiscale dans le pays    Vaccination volontaire des adolescents de 12 à 17 ans : plus d'un million d'injections administrées    Prévisions météorologiques pour ce jeudi    Vladimir Poutine annonce que des dizaines de personnes de son entourage ont le Covid    3ème Edition de la conférence « Parlons Développement » : Faire des jeunes les moteurs du développement durable    Radisson Hotel Group : Une expansion record au Maroc et en Afrique du Nord    Les contours de la majorité gouvernementale seront probablement dévoilés la semaine prochaine    Les certificats Covid-19 délivrés par le Maroc désormais valides au sein de l'UE    Abdelkader Bourhim: "Le sport, parent pauvre des programmes électoraux"    Le plus haut gradé américain craignait que Trump n'attaque la Chine    Téhéran, l'AIEA et la surveillance du programme nucléaire iranien    Formation du gouvernement. Aziz Akhannouch boucle aujourd'hui le premier round des consultations    Le roi Mohammed VI nomme le général Belkhir El Farouk inspecteur général des FAR    Un RNPG déficitaire au 1er semestre    Retour sur la saga des héros paralympiques    «Lewy» et le Bayern surclassent encore le Barça    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 15 septembre 2021 à 16H00    Lukaku tire Chelsea du piège du Zenit, Ziyech décevant    Match nul pour Séville, En Nesyri voit rouge    Cinéma : L'IF du Maroc rouvre ses salles de projection    Le festival JIDAR fait sensation sur les réseaux    Echange culturel pour lutter contre les idées extrémistes    New District présente son premier artiste Hassa1    La nomination de Staffan de Mistura en tant qu'Envoyé Personnel au Sahara, se fera dans les prochains jours    DataPathology : Witamax injecte 2 MDH    Des ateliers consultatifs de la musique du 17 au 28 septembre    Arts plastiques : Samira Ait El Maalam expose sous le thème «Vortex»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Des acteurs et associations amazighs contestent la nouvelle CNIE
Publié dans Albayane le 15 - 06 - 2020

Une nouvelle polémique remonte sur la surface. En effet, le projet de loi N°04.20 relatif à la carte nationale d'identité électronique (CNIE), qui sera examiné mercredi 17 juin en commission de l'intérieur, des collectivités territoriales, de l'habitat et de la politique de la ville, a suscité un débat dans les milieux associatifs et des ONG amazighs.
Ainsi, ce mécontentement de la part des activistes amazighs sur ce projet de loi qui remplace la loi n° 35.06 portant création de la carte d'identité nationale, approuvé par le Conseil de gouvernement le 12 mars 2020, est dû essentiellement à l'absence totale de la langue amazighe et de sa graphie en tifinagh de la nouvelle CNIE.
Dans cette optique, plusieurs acteurs ont jugé que cette absence de l'Amazigh dans la version actuelle du projet de loi de la CNIE est catégoriquement contradictoire avec l'article 5 de la constitution et de la loi organique n°26.16 définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l'amazigh, ainsi que les modalités de son intégration dans l'enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique.
«Le projet de loi concernant la carte d'identité nationale est un projet « hors constitution » et qui est contradictoire avec la loi organique de la mise en œuvre du caractère officiel de l'amazigh qui a été publiée au Bulletin officiel depuis octobre 2019», a souligné Ahmed Assid.
Ce dernier a appelé non seulement à développer des lois mais aussi à changer les mentalités des décideurs pour qu'ils puissent accompagner l'évolution à la fois dans le domaine législatif et juridique dans notre pays.
En revanche, il a considéré que l'un des fondements de la réconciliation nationale consiste à ne pas retourner en arrière en répétant les mêmes erreurs envers les amazighs et l'amazigh comme identité, langue et culture.
En outre, les ONG et associations amazighes à savoir l'organisation Tamaynut (le bureau fédéral), l'Université d'été d'Agadir, la Confédération des associations amazighes au Sud, la Confédération des associations amazighes au Nord, ont exprimé leur mécontentement sur ce projet de loi de la CNIE.
«L'exclusion de la langue amazighe sur le projet de loi N°04.20 relatif à la carte nationale d'identité électronique est une «violation» du principe d'adaptation des nouvelles lois et législations avec les dispositions de la Constitution et la loi organique de la mise en œuvre du caractère officiel de l'amazigh ; chose qui approfondira la marginalisation dont a souffert l'Amazigh depuis plusieurs années», soulignent les associations et les ONG amazighes signataires dans un communiqué adjoint.
Toutefois, ces dernières ont appelé les partis politiques à assumer leurs responsabilités législatives au sein de la commission chargée de l'examen de ce projet en modifiant cette loi en intégrant la langue amazighe officielle dans la nouvelle la CNIE.
Pour l'activiste amazigh M'hamed Sallou, ce projet de loi est une occasion pour que la langue amazighe soit présente dans la nouvelle CNIE et dans tous les documents officiels, entre autres le passeport et les billets de banque.
Au-delà de la portée symbolique de cette discision, dit-il, c'est également la mise en œuvre des lois. «Ce qui est étrange, c'est qu'il y a des partis politiques qui se disent qu'ils ‘'militent'' pour l'Amazigh qui ont approuvé ce projet de loi sans faire attention à ça. C'est une espèce d'hypocrisie politique de la part de ces gens-là».
Dans le même cadre, Abdellah Badou président du Réseau Amazigh pour la Citoyenneté (Azetta Amazigh), a appelé dans une lettre adressée à la commission à intégrer des modifications sur le projet de loi. «Quand le gouvernement a préparé et approuvé ce projet de loi, il a omis l'utilisation de la langue amazighe et son alphabet tifinagh dans l'écriture des données inclues dans la nouvelle CNIE en ignorant l'article 5 de la Constitution marocaine et les dispositions de la loi organique n°26.16 définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l'amazigh, ainsi que les modalités de son intégration dans l'enseignement et dans les domaines prioritaires de la vie publique», a-t-il fait savoir.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.