Rabat: Euphorie "Rouge et Vert" des fans marocains    CAN 2025: Le Maroc en demi-finale en battant le Cameroun (2-0)    Terrorisme : Un total de 151 ans de prison pour la cellule des «Lions du califat»    Maroc : Record du trafic aérien avec 36,3 millions (+11%) de passagers    Maroc : Les recettes fiscales devraient atteindre 366 MMDH en 2026    Mauritanian referee Dahane Beida to officiate Morocco vs. Cameroon match    Le Maroc a dompté les lions camerounais et file en demi-finale de la CAN 2025    Marrakech : Un individu arrêté pour s'être fait passer pour le procureur du roi    Nador : Indignation après l'empoisonnement et le massacre de dizaines de chats    Marruecos: Récord en tráfico aéreo con 36,3 millones (+11%) de pasajeros    Yennayer 2976: Meteor Airlines celebrates its 10th anniversary with the Amazigh New Year    Histoire : La soie, pilier économique des califats musulmans d'Al-Andalus    Géopolitique : Macron dénonce le "nouvel impérialisme" et critique les relations internationales selon Trump    Plus de 600.000 Vénézuéliens risquent l'expulsion des Etats-Unis après la capture de Maduro    La France votera contre la signature de l'accord UE-Mercosur    Le Sénat américain adopte une résolution pour encadrer l'action militaire au Venezuela    Sécurité euro-méditerranéenne : le Maroc au centre de la coordination policière avec l'Espagne et l'Allemagne    Egypte–Burkina Faso : vers un partenariat renforcé pour la stabilité et le développement    Régionalisation avancée au Maroc : feuille de route 2026 et projets prioritaires dévoilés    CAN 2025: plus de 150 infractions traitées par les bureaux judiciaires    CAN 2025 : Igamane opérationnel, Amrabat incertain avant le choc Maroc-Cameroun    ONU : Omar Hilale désigné pour accompagner l'examen de la Stratégie mondiale de lutte contre le terrorisme    Smartphones : les droits de douane ramenés de 17,5 % à 2,5 % en 2026    Propriété intellectuelle pharmaceutique : mobilisation accrue pour renforcer la souveraineté sanitaire du Maroc    Réforme du système de santé : vers une montée en capacité de l'offre publique    Plus de 55.400 km2 sous la neige : le Maroc face à un épisode météorologique sans précédent    IA : votre prochain médecin ?    Profession d'avocat : les robes noires préparent une riposte    Invitation officielle du Maroc à « Lumumba » pour assister à la finale de la Coupe d'Afrique    Supercoupe d'Espagne : Un Clasico en finale    CAN 2025: Mazraoui face à Mbeumo dans le duel Maroc-Cameroun    Revue de presse de ce vendredi 9 janvier 2026    Indice arabe 2025 : 89 % des Marocains opposés à la reconnaissance d'Israël    Meknès : Un nouveau centre technique des oléagineux pour structurer la filière    Dakhla : Un nouveau plan régional pour booster l'aquaculture    À l'occasion de la nouvelle année... le président chinois appelle au renforcement du partenariat civilisationnel entre la Chine et l'Afrique    L'Hôpital Privé Ibn Yassine Rabat du groupe AKDITAL ouvre ses portes    Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, M. Nasser Bourita, a reçu, vendredi à Rabat, le Président de l'Assemblée nationale de la République du Sénégal, M. El Malick Ndiaye.    Soudan du Sud: Plus de 700.000 déplacés en 2025 à cause du conflit et des inondations    BAFTA 2026 : « One Battle After Another » en tête des longlists    L'histoire des drapeaux marocains expliquée    CMG dévoile la bande-annonce du Gala du Nouvel An chinois 2026    CAN 2025 : plus de 150 infractions recensées dans les stades    Barid Al-Maghrib rejoint le programme DATA-TIKA de la CNDP    Sécurité routière : la Mauritanie adopte l'IA    « Ideas of Africa » : L'Afrique moderne s'expose à New York    Baitas : "Attribution de 1.000 postes spécifiques aux enseignants de la langue amazighe en 2026"    Des fossiles humains vieux de 773.000 ans découverts à Casablanca    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Pologne: Où en est «Solidarnosc», 40 ans après sa création?
Publié dans Albayane le 02 - 09 - 2020

Si ce 31 Août 2020 marque le 40è anniversaire de la naissance du syndicat «Solidarnosc», à l'instigation d'un certain Lech Walesa, ouvrier électricien dans les chantiers navals de Gdansk, derrière lequel les polonais s'étaient rangés pour «vaincre le communisme», qu'en est-il aujourd'hui de celui-ci alors que le pays semble profondément divisé et que de grandes inquiétudes planent sur l'état de sa démocratie?
Pour l'Histoire, le 14 Août 1980, après deux mois d'agitation sociale en Pologne, 17.000 ouvriers des chantiers navals de Gdansk s'étaient mis en grève pour réclamer la réintégration d'Anna Walentynowicz, une ouvrière qui avait été licenciée.
Deux semaines plus tard, le 31 Août 1980, le monde entier découvrira le visage de cet électricien moustachu de 36 ans, charismatique, répondant au nom de Lech Walesa, au moment où il signera, à l'aide d'un stylo à l'effigie du pape Jean-Paul II, un accord historique avec le régime communiste alors au pouvoir en Pologne. Cette image, qui avait très rapidement fait le tour du monde, fut une grande victoire pour les travailleurs polonais et un coup très dur porté au régime en place.
Mais rien ne va plus une année et demie plus tard lorsque la loi martiale, décrétée par le général Jaruzelski, eut pour effet d'interdire le syndicat «Solidarnosc» alors à son apogée puisqu'il comptait quelque 10 millions d'adhérents et d'emprisonner son leader qui ne pourra pas se déplacer jusqu'à Oslo pour récupérer, en mains propres, le prix Nobel de la Paix qui lui avait été décerné.
Ayant retrouvé sa légalité en 1989, «Solidarnosc» remportera, le 4 Juin, les premières élections «semi-libres» du pays et, le 9 Novembre de la même année, le monde entier assistera à la chute historique du «mur de Berlin» qui symbolisera la fin du communisme. Un an plus tard, Lech Walesa sera élu président de la Pologne et le restera jusqu'en 1995.
La Pologne d'aujourd'hui est membre de l'Union Européenne et de l'Otan. Son économie, en forte croissance depuis 30 ans et qui n'a été interrompue que par la pandémie du nouveau coronavirus, lui confère la sixième place dans l'UE.
Mais si sa transformation économique est un réel succès, les résultats des dernières élections présidentielles montrent une Pologne plus divisée que jamais. En effet, au terme de ce scrutin, le président conservateur Andrzej Duda n'a dépassé son concurrent libéral Rafal Trzaskowski que d'une courte tête puisqu'il a été réélu avec seulement 51% des suffrages exprimés.
Mais bien qu'étant soutenu par une partie de l'électorat polonais, le projet centralisateur des conservateurs nationalistes du parti «Droit et Justice» (PiS), au pouvoir, suscite beaucoup d'appréhensions et de craintes au sein de la frange libérale de la société polonaise car depuis sa prise de pouvoir en 2015, ce parti qui est dirigé par Jaroslaw Kaczynski, un ancien allié de Lech Walesa, devenu son pire ennemi, a appliqué une série de réformes judiciaires controversées vues, aussi bien par l'opposition polonaise que par Bruxelles, comme constituant une menace contre l'indépendance de la justice et l'Etat de droit.
Et si les détracteurs du parti «Droit et Justice» (PiS) voient dans ces réformes, le moyen de renforcer son emprise sur le pays, ses partisans y voient, au contraire, celui de combattre «la corruption et les vestiges du communisme». C'est donc parce qu'ils restent persuadés qu'après 1989, la Pologne avait été «créée» sur la base d'un compromis bancal entre les communistes et une partie des libéraux de «Solidarnosc», que les conservateurs du PiS entendent réorganiser les structures de l'Etat.
Enfin, si aujourd'hui, le syndicat «Solidarnosc» existe toujours et qu'il revendique l'héritage du mouvement de 1980, ce dernier n'est plus qu'un syndicat comme un autre puisqu'il ne compte plus que quelques 500.000 adhérents. Certains en viennent même à critiquer sa proximité avec le pouvoir. C'est le cas de Jerzy Borowczak, un des meneurs des grèves de 1980, aujourd'hui député libéral, qui en regrettant l'atmosphère d'unité qui, à l'époque, régnait en son sein, déplore le fait que, désormais, «il suffit que ce syndicat présente ses revendications pour qu'il obtienne ce qu'il veut».
Autres temps, autre réalité mais les divisions sont bien là et les deux camps politiques qui revendiquent aujourd'hui l'héritage de «Solidarnosc» ont fêté séparément son 40ème anniversaire ; les uns le matin, les autres l'après-midi.
«Solidarnosc» retrouvera-t-il, un jour, la puissance de ses débuts ?
Attendons, pour voir...


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.