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Semaine mondiale du 18 au 24 novembre
Publié dans Albayane le 23 - 11 - 2023


Pour un bon usage des antibiotiques
Ouardirhi Abdelaziz
La Semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques organisée cette année du 18 au 24 Novembre 2023, a pour but de mieux faire connaître le phénomène mondial de résistance aux antibiotiques et d'encourager le grand public, les personnels de santé et les décideurs à adopter les meilleures pratiques afin d'éviter l'apparition d'une résistance aux antibiotiques et que celle-ci ne continue à se propager.
La résistance aux antimicrobiens survient lorsque les bactéries, les virus, les champignons et les parasites résistent aux effets des médicaments, ce qui rend les infections courantes plus difficiles à traiter et augmente le risque de propagation des maladies, de forme grave des infections et de décès. Les antimicrobiens sont des armes essentielles pour lutter contre les maladies.
Ils comprennent les antibiotiques, les antiviraux, les antifongiques et les antiparasitaires. De multiples facteurs parmi lesquels, l'utilisation excessive des médicaments chez l'être humain, pour le bétail et l'agriculture, ainsi que le manque d'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène, ont amplifié la menace que représente la résistance aux antimicrobiens dans le monde entier.
Un des périls majeurs pour la santé publique
La résistance aux antibiotiques devient un des périls majeurs pour la santé publique partout à travers le monde, le Maroc ne fait pas exception à ce très grand problème.
En effet, nombreux sont les médecins prescripteurs qui ne cessent de tirer la sonnette d'alarme face à un accroissement rapide de la résistance aux antibiotiques. Une augmentation de la résistance au niveau des différents CHU à l'échelle nationale pendant ces dernières années a été observée. En effet, cette résistance est passée de 11% en 2010 à 25% en 2015
10 millions de décès dans le monde en 2050
L'OMS, ne cesse de sensibiliser, d'informer sur cette problématique dont les conséquences peuvent être très lourdes de conséquences.
On observe un nombre croissant d'infections résistantes aux antibiotiques habituellement utilisés pour les traiter. Conséquences de cet état de fait : des traitements plus prolongés, des hospitalisations plus longues, l'apparition de séquelles voire une augmentation de la mortalité.
Dans le monde, d'après une étude coordonnée par un économiste britannique, environ 700.000 personnes décéderaient chaque année à cause des résistances aux antimicrobiens (antibiotiques-antifongique- antiviraux et antiparasitaires). Si les tendances se confirment dans les années à venir, ce nombre pourrait atteindre 10 millions de décès dans le monde en 2050. Les infections résistantes feraient alors plus de morts que le cancer (8,2 millions).
Qu'est-ce qu'un antibiotique ?
Les antibiotiques sont des molécules qui agissent à faible concentration empêchent la multiplication (bactériostatique) ou qui tuent les bactéries (bactéricide), interagissant avec une cible spécifique à la surface ou à l'intérieur de la bactérie.
Les antibiotiques sont des molécules possédant la propriété de tuer (bactéricide) des bactéries ou de limiter leur propagation (bactériostatique). Ils interagissant avec une cible spécifique à la surface ou à l'intérieur de la bactérie.
Ils sont utilisés en médecine pour lutter contre des infections bactériennes et les médecins les choisissent en fonction de leur efficacité sur la bactérie à combattre. Les antibiotiques sont fabriqués à partir de cultures de microorganismes ou sont entièrement synthétisés. Le premier d'entre eux, la pénicilline, a été découvert par Alexander Fleming en 1928.
Les Marocains grands consommateurs d'antibiotiques
Au Maroc, la consommation des antibiotiques connait depuis plusieurs années une augmentation considérable, d'après les chiffres d'une étude menée entre 2003 et 2012 sur l'usage des antibiotiques. Cette étude précise que la consommation est dominée par la classe des pénicillines à large spectre, suivie par la classe des tétracyclines et des macrolides.
Une enquête plus récente, réalisée en 2019, vient aussi confirmer cette tendance. Elle indique qu'en milieu hospitalier, plus de 54% des patients ont reçu au moins un antibiotique.
A l'évidence, une utilisation excessive ou inappropriée d'antibiotiques, qui dans certains cas sont malheureusement prescrits par certains praticiens juste pour satisfaire le client, ce qui en soi représente un abus dans la prescription, et loin de rendre service aux malades, on finit par favoriser une résistance aux antimicrobiens.
Cette situation est amplifiée par l'automédication, que de très nombreux citoyens ont choisie pour se soigner sans consulter un médecin.
Cette automédication est encouragée par certains auxiliaires, vendeurs des pharmacies, pour lesquels c'est le chiffre d'affaire qui compte.
Leur vente en automédication dans certaines officines ou les pharmaciens sont rarement présents, favorise aussi l'utilisation abusive de ces médicaments et contribue énormément à l'augmentation du taux de résistance.
La sensibilisation un axe primordial contre la résistance aux antimicrobiens
Conscient de la situation, le ministère de la Santé et de la Protection sociale lance depuis plusieurs années des action de sensibilisation sur les moyens de prévention contre l'accroissement de la résistance aux antimicrobiens (RAM).
La semaine mondiale pour un bon usage des antimicrobiens, est une occasion idoine pour rappeler aux uns et aux autres, aux professionnels de santé (médecins-infirmiers, vétérinaires ), aux pharmaciens, à l'industrie pharmaceutique, aux autres départements ministériels dont celui de l'agriculture, aux patients, aux citoyens, aux médias ....
Rappeler à tous ces différents acteurs, qu'il est du devoir et de la responsabilité de chacun, de prendre conscience de la menace que représente le mauvais usage des antimicrobiens, et de s'engager pour limiter la spirale de la résistance aux antibiotiques.
Qui de la responsabilité du médecin et du pharmacien ?
Sur ces mêmes colonnes, nous avons a maintes reprises attiré l'attention de nos lecteurs, mais aussi des professionnels de santé, des décideurs du secteur de la santé, des associations et autres acteurs de la santé sur la problématique que pose l'usage aléatoire des antibiotiques. Aujourd'hui, et de nouveau, nous revenons sur ce sujet, afin que chacun puisse savoir que l'usage des antibiotiques nécessite une prescription médicale dument établie par le médecin traitant.
C'est le médecin et lui seul qui est habilité à vous prescrire des antibiotiques et non pas un autre professionnel de santé.
L'automédication est source d'incidents graves, il ne faut jamais prendre d'antibiotiques de votre propre chef.
Les pharmaciens doivent assumer pleinement leurs responsabilités, il est très inquiétant, et fort préjudiciable pour la santé des citoyens de vendre des antibiotiques sans ordonnances. La pharmacie ne doit pas se transformer en épicerie, où certaines personnes sont là pour servir la clientèle, et remettre tout ce que les citoyens demandent.
Non et mille fois non, la pharmacie est un lieu du savoir, de la science, c'est pour cela que les pharmaciens doivent être présents dans leurs officines pour contrôler tout ce qui se passe.
Les citoyens de leur côté, sont appelés à faire preuve de vigilance, et doivent adopter un comportement responsable chaque fois qu'ils sont confrontés à la maladie, qu'ils font face à une infection, cela peut- être une bronchite, une angine, une otite ou une grippe. Il ne faut plus se risquer en usant d'antibiotiques à la légère, sans avis médical.
Le corps médical mobilisé
Face à l'antibiorsistance, un enjeu crucial en matière de santé publique, le corps médical Marocain dans son ensemble, est constamment engagé depuis plusieurs années pour étudier, analyser la problématique.
A cet effet, les sociétés savantes consacrent au problème de l'antibioresistance des tables rondes, des rencontres avec d'imminentes personnalités du monde de la médecine, de la recherche, des spécialités des maladies infectieuses, et des médicaments, pour apporter des réponses, des solutions aux nombreux problèmes que pose aujourd'hui l'antibioresistance. Comme elles ne cessent d'émettre des avis spécialisés, des recommandations motivées, visant à diminuer la consommation d'antibiotiques et à réduire les conséquences sanitaires et environnementales de l'antibiorésistance.
Règles d'or pour lutter contre l'antibiorésistance
Ne pas prendre d'antibiotiques sans prescription médicale ;
Veiller à bien respecter la dose et la durée du traitement antibiotique ;
Ne pas arrêter un traitement prématurément. Même si l'état s'améliore, l'antibiotique doit être pris jusqu'au bout ;
Ne pas donner le traitement à quelqu'un d'autre. Un antibiotique est spécifique à chaque personne.
Ne pas réutiliser l'antibiotique plus tard En cas de doute ou d'effets indésirables, demander conseil à son médecin ou à son pharmacien
Ne jamais jeter d'antibiotique périmé ou inutilisé dans les toilettes, dans l'évier ou dans la poubelle ;
Signaler tout effet indésirable survenu pendant le traitement
Se laver régulièrement les mains, éviter le contact avec des personnes malades, être à jour dans ses vaccinations ;
La prévention des maladies est aussi un moyen pour lutter contre l'antibiorésistance. Ceci passe par la vaccination ou encore par les bonnes pratiques d'hygiène (mains et alimentaire).


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