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Mohammed Bennis, le poète : La verve inventive
Publié dans Albayane le 04 - 01 - 2011

Né en 1948 à Fès, Mohammed Bennis est un poète qui contribue énergiquement à la modernité de la poésie arabe et à la présence active de la poésie dans notre vie. Ce poète, qui traverse les frontières de ses soixante ans, témoigne de son plein engagement pour une vision ouverte sur le beau et le libre. Conscient du rôle du poète dans la cité, il fonde en 1974 la revue Attakafa El Jadida (la culture nouvelle) qui a joué un rôle actif dans la vie culturelle marocaine et qui sera interdite en janvier 1984, pendant les émeutes de Casablanca. L'interdiction de la revue l'a amené à relever le défi et créer en 1985, avec des amis à lui écrivains et universitaires, les Editions Toubkal, dans le but de participer à la modernisation de la culture au Maroc. Mohammed Bennis est également membre fondateur et président de la Maison de la Poésie au Maroc (1996-2003). Il a adressé en 1998 un appel à Federico Mayor, Directeur Général de l'Unesco, en faveur d'une Journée mondiale de la poésie. La Journée, grâce à cette initiative, est déclarée en 15 novembre 1999. Membre d'honneur de l'Association Mondiale de Haïku.
Auteur d'une trentaine de titres (poésie, prose, essai et traduction), il participe, depuis 1980, aux festivals en Europe, au Canada, aux Etats-Unis et en Amérique Latine. Á partir de 1995, des livres et des recueils de lui sont publiés en pays européens, dont la France, l'Italie et l'Espagne. Il écrit sur la peinture. Des œuvres sont réalisées en commun, sous forme de tableaux, de livres et de pote folio, en pays arabes, en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Des dossiers sur son œuvre sont parus aux revues : Ars plus, Albanian litterary Review, nr 8 (18) e diel, 31 gust 2003 ; Achoua'ra, Les poètes, revue culturelle trimestrielle de la Maison de la poésie, Ramallah, Palestine, n° 28-29, printemps -été 2006 ; et Banipal, Magazine of Modern Arab Litterature, n° 29, London, Summer, 2007.
Connu et reconnu, Mohammed Bennis se voit discerner le grand prix du Maroc du livre en 1993 pour son recueil « Le don du vide », dont la traduction française par Bernard Noël en collaboration avec l'auteur est parue en 1999 aux éditions l'Escampette, à Bordeaux, et la traduction espagnole en 2006, sous titre El Dono Del Vacio, dans une traduction de Luis Miguel de Canada avec un frontispice de Antonio Gamoneda, chez Ediciones del Oriente y del Mediterraneo à Madrid. Pour le même recueil, dans sa traduction italienne, le prix Calopezzati de la littérature méditerranéenne lui a été discerné, en 2006. Le grand prix Atlas de traduction (Rabat) lui est discerné en 2000 pour son recueil Fleuve entre deux funérailles, traduit en Français par Mostafa Nissabouri et publié aux Editions de L'Escampette à Bordeaux en 2003. En 2007, ses deux derniers ouvrages en arabe « Droit à la poésie » (essais) et « Là-bas tu restes » (poèmes) sont publiés. Il reçoit le prix international Feronia pour la littérature en 2007. Une traduction de Bernard Noël, en collaboration avec l'auteur de son recueil Le livre de l'amour, est parue en janvier 2008 aux Editions Al Manar à Paris. Le Grand prix Al Owais (Dubaï) pour l'ensemble de son œuvre poétique lui est discerné en 2008.
Tourné vers le dialogue et l'ouverture, Mohammed Bennis traduit des textes de langue française, parmi lesquels La blessure du nom propre de Abdelkabir Khatibi, Bruit de l'air (œuvres poétiques) de Bernard Noël, Tombeau d'Ibn Arabi suivi de 99 stations et La maladie de l'islam de Abdelwahab Meddeb, et le Un coup de Dés de Stéphane Mallarmé, publié dans une édition bilingue chez Ypsilon Editeur à Paris en 2007. Il participe dans nombreux journaux et revues du monde arabe. Des textes de lui sont traduits et publiés dans des livres collectifs, des revues et journaux en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. Depuis 1995, des livres et des recueils de lui sont publiés en France, en Italie, en Espagne en Turquie et en Macédoine. Des traductions d'autres recueils sont en préparation en Espagnol, en Allemand, en Turc, en Italien et en Anglais.
Attaché à la rénovation de la langue, à la liberté d'expression et aux valeurs fondamentales de la modernité universelle, il suit depuis sa jeunesse les traces des grands poètes qui ont fait de la vie humaine, dans ses secrets comme dans ses angoisses et ses éclairs, leur espace d'écriture. Sa poésie reflète le penchant vers un lyrisme dynamique qui met l'expérience intérieure au centre d'un chant poétique. C'est une poésie alimentée par la culture arabe ancestrale, enracinée entre Bagdad, Cordoue et Fès, mais elle est également nourrie d'une connaissance si riche de la culture poétique de notre monde, à travers langues et cultures.
Les formes de ses poèmes et les horizons de sa vision poétique le prouvent, d'un recueil à un autre. Le poème, pour Mohammed Bennis, est un éclaireur, qui guide les solitaires dans leur départ sans fin vers le beau et le libre. Pour ce, il ne cesse de rappeler l'essentiel dans la poésie, à savoir le surgissement des voix pures que l'antériorité sauvegarde au moment où les destructions de l'humain se multiplient. Dans ce sens, le poème veille sur la langue pour donner à la parole, notre parole, sa force de continuer à vivre en nous et entre nous.
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Prix et distinctions
* 1993, Le Grand prix marocain du livre pour son recueil Le Don du vide.
* 2000, Le Grand prix Atlas (Ambassade de France à Rabat) de la traduction pour son recueil Fleuve entre deux funérailles.
* 2003, La France lui attribué la distinction de Chevalier des arts et des lettres.
* 2006, Le prix Calopezzati (Italie) de la littérature Méditerranéenne.
* 2006, Membre d'honneur de l'Association Mondiale de Haïku à Tokyo.
* 2007, Le Grand prix italien Feronia de la littérature internationale.
* 2007, Le Grand prix Al Oweiss (Dubayy) pour l'ensemble de son œuvre poétique.


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