Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Taib Fassi Fihri a souligné, mardi, que le Maroc réaffirme son adhésion effective et positive au processus de négociations sur le Sahara sur lequel la communauté internationale fonde de grands espoirs pour parvenir à une solution politique réaliste et consensuelle. Fasi Fihri, qui présentait un exposé devant le Conseil de gouvernement sur le 5ème round des pourparlers informels sur le Sahara, tenu du 21 au 23 janvier à Manhasset (New York) sous la supervision de M. Christopher Ross, envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU et avec la participation des délégations représentant le Maroc, l'Algérie, la Mauritanie et le polisario, a souligné que cette solution ouvrira de nouvelles perspectives de coopération et de stabilité dans la région maghrébine. Dans son point de presse à l'issue du Conseil de gouvernement, le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Khalid Naciri a indiqué que Fassi Fihri a également fait savoir que le Maroc a réaffirmé avec force, lors de ces pourparlers, son interaction positive vis-à-vis des attentes de l'Organisation des Nations unies à travers la proposition du plan d'autonomie sous souveraineté nationale qui constitue l'unique solution pratique et un cadre sérieux ayant suscité un soutien international qui ne cesse de croitre au fil du temps. Ce 5ème round de pourparlers informels, a noté Fassi Fihri, a constitué une opportunité pour soumettre des idées innovantes de nature à insuffler une nouvelle dynamique au processus de négociations portant sur ce processus, ses procédures et ses approches pratiques sans pour autant toucher à l'essence de la proposition marocaine basée sur le concept et les mécanismes de l'autonomie dans le cadre de la souveraineté marocaine. Lors de ces pourparlers, a ajouté le ministre, le Maroc a réaffirmé une nouvelle fois que l'option référendaire est désormais dépassée et que l'éventualité de l'indépendance demeure catégoriquement nulle et non avenue. Par ailleurs, la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, et la ministre espagnole des Affaires étrangères, Trinidad Jimenez, ont procédé, mardi à Washington, à un «échange de vues» sur la question du Sahara, a déclaré le chef de la diplomatie espagnole. «Nous avons procédé à un échange de vues au sujet de la question du Sahara», parmi d'autres questions d'intérêt commun, dont la sécurité et la coopération entre Madrid et Washington en matière de défense, ainsi que la situation en Tunisie, au Liban et en Afghanistan, a affirmé la responsable espagnole, lors d'un point de presse conjoint avec son homologue américaine au Département d'Etat. Jeudi dernier, Trinidad Jiminez avait affirmé qu'il existe d'autres alternatives à la résolution du conflit du Sahara que le référendum. «Il faut être conscient de la difficulté de la tenue d'un référendum comme voie pour la résolution de ce contentieux, comme c'est le cas dans d'autres conflits dans d'autres parties du monde», avait-t-elle soutenu sur les ondes de Radio «COPE». «Le polisario, lui même, reconnaît le caractère complexe de la tenue de cette consultation, de même qu'il est dans l'incapacité de fournir un recensement» des personnes qui pourraient y participer, avait expliqué le chef de la diplomatie espagnole. La ministre espagnole s'était également entretenue, lundi à New York, avec l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara, M. Christopher Ross, avait indiqué la mission espagnole auprès des Nations Unies. Lors de cette entrevue à la mission espagnole, Mme Jimenez et M. Ross avaient «examiné la situation et les perspectives du processus de pourparlers» sur le Sahara, immédiatement après le 5ème round des pourparlers informels entre les parties, qui a eu lieu du 21 au 23 janvier à Manhasset (New York). La ministre avait réitéré «sa confiance aux efforts du Secrétaire général et de son Envoyé personnel», tout en faisant part de la «contribution que peut apporter le groupe des amis (Espagne, Etats-Unis, Fédération de Russie, Royaume-Uni, France) afin d'aider l'ONU et les parties à parvenir à un règlement juste et durable de ce conflit».