DR ‹ › Le chanteur et rappeur Gims a été mis en examen pour «blanchiment aggravé» et «blanchiment en bande organisée de biens ou fonds issus d'une fraude fiscale aggravée», a annoncé vendredi 27 mars le parquet national anticriminalité (Pnaco). Interpellé mercredi 25 mars à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, l'artiste de 39 ans, de son vrai nom Gandhi Djuna, avait été placé en garde à vue. À l'issue de son audition, il a été placé sous contrôle judiciaire. Celui-ci prévoit notamment l'interdiction d'entrer en contact avec certaines personnes, le versement d'une caution et l'obligation de signaler ses déplacements au magistrat instructeur. L'enquête s'inscrit dans une information judiciaire ouverte en juin 2023 et confiée à trois juges d'instruction spécialisés du tribunal judiciaire de Paris. Selon la procureure Vanessa Perrée, les investigations ont mis au jour une organisation soupçonnée de blanchiment massif de fonds issus d'infractions pénales, s'appuyant notamment sur le circuit parallèle des espèces pour permettre à plus de 2 000 entreprises d'échapper à leurs obligations fiscales et sociales. Quinze personnes ont déjà été mises en examen, dont cinq placées en détention. Les enquêteurs s'intéressent aux liens présumés entre ce réseau et Gims, notamment autour de soupçons d'investissements immobiliers à l'étranger réalisés avec des fonds d'origine illicite. Un projet de villas de luxe au Maroc, baptisé «Sunset Village Private Residences», est particulièrement examiné. Lancé en 2025, il prévoit la construction de 118 villas autour d'un lagon artificiel, avec équipements sportifs et espaces de bien-être. Deux collaborateurs professionnels du chanteur, interpellés le même jour, ont également été mis en examen.