DR ‹ › La contribution des artistes et créateurs d'origine marocaine à la scène culturelle et artistique belge a été mise en exergue, jeudi soir au Musée de la Migration à Bruxelles, dans le cadre de l'évènement «Belgica Biladi : une histoire belgo-marocaine» célébrant l'immigration marocaine en Belgique. Lors d'une table-ronde clôturant cet événement, lancée en 2024 à l'occasion du 60è anniversaire de l'immigration marocaine en Belgique à l'initiative de l'Université libre de Bruxelles (ULB) en partenariat avec la Ville de Bruxelles et le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME), les participants ont partagé leurs expériences et abordé plusieurs questions liées au processus créatif, à leur rapport avec leur culture d'origine et aux moyens de s'affirmer sur la scène culturelle du pays d'accueil. La table-ronde a réuni les rappeurs Benny-B et Rival CNN, précurseurs de la scène hip-hop francophone, l'écrivaine Fatiha Saidi et la jeune réalisatrice Samira El Mouzghibati. Les deux premiers se sont imposés sur la scène musicale urbaine dès les années 1990. Ils ont souligné que les valeurs marocaines et les traditions culturelles du pays d'origine ont été autant une source d'inspiration qu'un fil conducteur. De son côté, l'écrivaine et femme politique Fatiha Saidi a relevé que son vécu de femme immigrée engagée pour les droits des migrants a guidé ses choix à la fois dans le domaine politique en tant que députée du parlement bruxellois, sénatrice et échevine de la commune bruxelloise d'Evère, et dans le domaine culturel où elle s'intéresse aux questions des femmes et de la migration, avec pour toile de fond la culture marocaine vécue dans un contexte de diaspora. La jeune réalisatrice Samira El Mouzghibati, qui s'est illustrée avec sa première oeuvre documentaire «Les Miennes» (2024), a mis l'accent sur son intérêt pour le dialogue intergénérationnels des familles de migrants. Dans une déclaration à la MAP, Fatima Zibouh, co-commissaire de l'événement «Belgica Biladi», a par ailleurs indiqué que cette table-ronde clôturait cette initiative qui a consisté en une exposition itinérante et la publication d'un ouvrage collectif, célébrant la migration belgo-marocaine depuis les années 1960.