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Conférence PPS-USFP sur la question du Sahara : L'option démocratique, un choix incontournable
Publié dans Albayane le 14 - 02 - 2011

«Les évolutions de la cause nationale et les questions de l'avenir», tel est le thème de la table ronde organisée vendredi 11 février à Mohammedia conjointement par la section locale de l'USFP et celle du PPS. Lors de cette rencontre, Bachir Dkhil, Président du Forum Alternatives a clarifié la trajectoire du polisario et le contexte historique dans lequel il a évolué. Notamment l'ingérence de l'Algérie en 1975 dans les affaires du polisario, en imposant une nouvelle direction après l'assassinat de E-lOuali Mustapha Ouled Sayed en 1976 en Mauritanie. L'ex-dirigeant du polisario a rappelé que le Maroc a été le premier à proposer en 1981 à Freetown l'option du référendum en tant que solution. Mais, il s'est avéré impossible d'appliquer une telle option vu l'incapacité des Nations-Unies à définir le corps électoral. Pour le président du Forum Alternatives, la proposition de l'autonomie faite par le Maroc demeure la meilleure traduction de la résolution onusienne du 14 décembre 1960. Car cette initiative reconnaît, en elle-même, le droit à la différence. Et d'ajouter que tous les pays démocratiques ont construit leurs systèmes en se basant sur le principe de l'autonomie. « L'heure est donc à la concrétisation de cette option», martèle Bachir Dkhil. Et pour cause, « le polisario est dépassé par les événements et la solution démocratique constitue un outil efficace pour mettre un terme à cette situation». En d'autres termes, la région du Sud a tous les atouts pour concrétiser actuellement l'option d'autonomie. «Il faut “ sahraouiser” le problème», a indiqué Dkhil en substance. C'est-à-dire que «le Maroc ne peut exister que par son Sahara». Bref, il faut parler d'un Maroc Sahraoui de Tanger à Lagouira. Par ailleurs, l'ex-chef de la commission militaire du polisario a mis en garde contre les manœuvres du polisario visant à créer un climat de déstabilisation à l'intérieur du royaume. Il a appelé à mettre un terme à toutes sortes de médiation entre les citoyens du Sud et l'Etat, en plaidant pour une véritable stratégie de développement. «Il est déraisonnable que 52% du territoire marocain ne soit doté d'aucune université, affichant le plus haut taux de chômage ( 21%) en dépit des efforts extraordinaires de l'Etat dans ces provinces, déployant plus de 3% PIB», a-t-il souligné. Mais, «cela n'empêche que la région a connu un grand essor de développement, contrairement à ce que avancent certains médias», a précisé Dkhil. Il est temps que notre diplomatie change de stratégie en «procédant par une opération de marketing auprès des Etats occidentaux afin de faire revaloir les réalisations du Maroc dans le Sahara», conclue Bachir Dkhil. De son côté, Mohamed El Yazghi, membre du Bureau politique de l'USFP, a considéré que l'Etat marocain a commis deux erreurs graves dans la gestion de ce dossier. Le premier, lorsque l'Etat à procédé à la dissolution de l'armée de libération marocaine, quand cette dernière a fait le déplacement au Sud pour lutter contre la force d'occupation espagnole. Et le deuxième, la pression et la violence auxquelles ont été soumis les jeunes marocains voulant récupérer Sakia El Hamra et Oued Eddahab, en ayant recours à la lutte armée. El Yazghi a aussi indiqué que le Maroc ne doit pas attendre longtemps. Et faute d'application de l'initiative d'autonomie, l'heure est à la mise en place d'une régionalisation avancée. Le ministre d'Etat a, en outre, appelé l'émissaire des Nations-Unies, Christopher Ross, à élargir ses contacts. «Le polisario ne devrait nullement prétendre être le représentant unique des sahraouis», a-t-il ajouté. Autre point souligné par lui, celui de l'implication de l'Algérie dans le processus des pourparlers. Car, enfin de compte, les locataires du palais d'El-Mouradia demeurent les vrais détenteurs des ficelles dans les camps de Tindouf.
Quant à Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS, il a affirmé que son parti a toujours considéré qu'il existe des liens dialectiques entre la lutte pour l'indépendance et le parachèvement de l'édifice démocratique à tous les niveaux : politique, économique, social et culturel. S'agissant de la question du Sahara, Benabdellah a tenu de préciser qu'aucun document des Nations Unies ne mentionne que le Maroc est une force d'occupation. Le secrétaire général du PPS a, aussi, souligné l'impossible application de l'option référendaire vu les obstacles dressés par le Polisario pour l'indentification de la population. Encore plus, l'impossibilité de la tenue du référendum a été confirmée par l'ONU. L'échec du plan Becker I en est témoin. Benabdellah a indiqué que depuis avril 2007, le polisario et l'Algérie œuvrent sans désemparer pour saper le processus des pourparlers, tout en instrumentalisant le dossier de l'exploitation des ressources dans les Provinces du Sud. Chiffre à l'appui, le SG du PPS a déclaré que l'exploitation des mines de phosphates n'est nullement bénéfique pour l'Etat. Au contraire, «Si ces mines sont ouvertes, c'est pour des raisons purement sociales, étant donné que 700 ménages vivent de cette activité», confie Benabdellah.
Dans le même ordre d'idées, le SG du PPS a déclaré qu'entre 2001 et 2005 seulement, les investissements de l'Etat dans Sakiat El Hamra et Oued Eddahab se sont élevés à un total de 9,5 milliards de DH du budget de l'Etat et 7, 6 MM DH entre 2006 et 2009 pour ce qui concerne le budget des agences de développement.
«Aujourd'hui, les ennemis de notre intégrité territoriale instrumentalisent toute occasion pour ternir l'image du Maroc, comme c'est le cas durant les événements de Gdeim Izik, en jouant sur la carte des droits de l'Homme», mais «en dépit des critiques, le Maroc dispose d'un grand espace de liberté d'expression, et d'appartenance associative politique dans les régions du Sud. Alors qu'on ferme les yeux sur les violations graves, voire quotidiennes des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, ce qui constitue une contradiction», a-t-il précisé. Faisant allusion à l'accord de Madrid signé en 14 novembre 1975, Benabdellah a déclaré que ce document demeure un référentiel important pour résoudre ce dossier, vu qu'il reconnaît la souveraineté du Maroc sur la région du Sud. Il a aussi mis l'accent sur la déliquescence de la thèse des séparatistes faisant appel à l'option du référendum. L'expérience onusienne a montré que parmi les 64 cas examinés au sein des Nations Unies, seulement 5 cas ont été soumis au référendum, dont deux ont débouché sur une scission. Pour Benabdellah, la question du Sahara se gagne d'abord sur le front intérieur en parallèle avec les autres questions, politiques, économiques, et sociales. Sans ambages, ni tergiversations, le SG du PPS considère aussi que la défense de l'intégrité territoriale requiert une gestion rationnelle et efficace.
«Il faut avoir l'audace et dire que ce qui s'est passé à Gdeim Izik a été dû à une mauvaise gestion, reproduisant ainsi les erreurs du passé», a-t-il noté. Et de continuer que «les calculs politiciens ne servent en rien la question du Sahara». Et la solution ? Le SG du PPS plaide pour continuer les efforts de développement local et de se départir des vieilles pratiques ayant pour objectif de contrecarrer les partis politiques. En effet, la faiblesse de l'encadrement politique a favorisé largement la fibre tribale. Les effets pervers de telles pratiques ont également fait de la tribu la cellule principale d'encadrement et aussi d'appartenance. Pour parer à de telles défaillances, «seule une véritable démocratie participative pourrait résoudre le problème». Le SG du PPS a mis en garde contre ceux qui manquent de responsabilité et qui jouent avec le feu, instrumentalisant notre cause sacrée pour s'accaparer de la décision ou confectionner une fausse carte politique. Surtout si l'on sait que l'année 2012 sera un moment crucial dans la vie politique dans notre pays. ET Benabdellah de préciser «Nous devons veiller à préserver la stabilité dont jouit notre pays. Cette dernière est une valeur révolutionnaire par excellence et constitue l'entrée principale à tout processus de changement».
Pour ce faire, la raison recommande que «l'Etat doit procéder à une nouvelle génération des réformes pour que notre pays soit toujours leader dans toute la région», a conclu Benabdellah.


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