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Le Maroc, royaume du thé, trône sur le thé chinois en 2024
Publié dans Aldar le 19 - 06 - 2025

Le Maroc s'est hissé au premier rang des importateurs de thé chinois dans le monde en 2024, avec un volume impressionnant de 86 000 tonnes, enregistrant une croissance annuelle de 34,68 % par rapport à l'année précédente, selon les données officielles publiées par les douanes chinoises. Plus surprenant encore : 99,85 % de cette quantité est constituée de thé vert, reflétant ainsi les préférences gustatives bien ancrées des Marocains.
Mais que révèlent réellement ces chiffres ? Et pourquoi cet attachement si profond des Marocains au thé, et plus particulièrement au thé chinois ?

Le thé au Maroc : bien plus qu'une boisson, une identité culturelle
En parcourant les ruelles anciennes de Rabat, les souks animés de Fès ou encore les boulevards modernes de Tanger, on ne tarde pas à remarquer les traditionnelles théières argentées, les petits verres ambrés, et l'arôme du menthe fraîche ou de l'absinthe qui accompagne l'effluve du thé frémissant. Au Maroc, le thé n'est pas une simple boisson : c'est un rituel social, un marqueur d'hospitalité et un lien intergénérationnel.
Il est offert au visiteur avant même l'eau ou le pain, incarnant un symbole d'accueil, de partage et de convivialité.

Pourquoi le thé chinois en particulier ?
L'introduction du thé chinois au Maroc remonte au XVIIIe siècle, par le biais des échanges commerciaux avec l'Europe et la Grande-Bretagne. Très vite, il devient un pilier de la culture marocaine, en particulier le célèbre thé vert chinois "Gunpowder", reconnu pour sa saveur intense et sa capacité à conserver ses qualités durant le transport et le stockage.
Les familles marocaines veillent à choisir les meilleures variétés de thé chinois, qu'elles infusent avec des plantes aromatiques locales comme la menthe, la verveine ou l'absinthe. Ce mélange unique a donné naissance au "Atay" marocain, une expérience gustative inégalée dans le monde.

Tourisme et thé : une expérience sensorielle mémorable
Aujourd'hui, de nombreuses agences de voyages intègrent dans leurs circuits des expériences de dégustation de thé marocain, que ce soit dans les palais traditionnels de Marrakech ou lors de séjours dans les auberges du désert. Les visiteurs découvrent alors l'art de verser le thé en hauteur, la précision dans le choix des herbes, et le "berrad" marocain, souvent fabriqué à la main en argent ou en cuivre.
Selon les rapports internationaux sur le tourisme, la cérémonie du thé marocain est aujourd'hui classée parmi les activités culturelles les plus emblématiques en Afrique du Nord, aux côtés de la gastronomie et de la musique andalouse.

L'économie du thé : quand le goût devient un moteur commercial
La montée de la demande pour le thé chinois au Maroc n'est pas qu'un simple phénomène de consommation. Elle s'inscrit aussi dans une dynamique économique stratégique. Le royaume ne se contente plus d'en consommer : il importe massivement pour le distribuer, l'utiliser dans le secteur de l'hôtellerie et du tourisme, voire le réexporter sous des marques marocaines après conditionnement.
D'après les données du commerce international, la valeur des importations marocaines de thé chinois a dépassé 200 millions de dollars en 2024, faisant du Maroc un partenaire commercial de poids pour la Chine, dans le cadre plus large de l'Initiative la Ceinture et la Route.

L'Atay marocain : un pont culturel et économique entre l'Est et l'Ouest
Que le Maroc occupe la première place mondiale dans l'importation de thé chinois peut en surprendre plus d'un. Pourtant, ce fait reflète une histoire riche de liens culturels et commerciaux, et démontre que ce qui peut sembler un simple rituel quotidien cache en réalité des implications touristiques, sociales et économiques profondes.
À chaque gorgée d'"Atay", c'est une histoire de civilisations qui s'infuse, depuis les plantations verdoyantes de Chine, en passant par les ports du monde, jusqu'aux maisons marocaines où elle se raconte autour d'un verre fumant, dans un moment de chaleur humaine inoubliable.


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