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Ces MRE et expatriés qui posent leurs valises au Maroc
Publié dans Aldar le 30 - 06 - 2025

Porté par une dynamique de modernisation accélérée et des chantiers d'envergure lancés notamment en prévision de la Coupe du Monde 2030, le Maroc attire de plus en plus d'expatriés et de Marocains résidant à l'étranger (MRE). Séduits par cet essor et les opportunités qu'il génère, nombre d'entre eux choisissent de poser leurs valises dans le Royaume.
Ce retour ou cette installation ne relèvent plus seulement d'un attachement affectif ou culturel, mais répondent à une réelle quête d'opportunités, encouragée par un environnement économique en mutation et un cadre de vie de plus en plus attractif où il est possible d'entreprendre, d'investir ou simplement de mieux vivre.
"Le Maroc exerce un nouvel attrait, aussi bien auprès des MRE que des investisseurs et étrangers en quête d'opportunités", analyse Hicham Jamid, spécialiste des migrations internationales et chercheur associé à Aix-Marseille Université.
Pour lui, cette tendance s'explique par la stabilité politique du Maroc, la modernisation de ses infrastructures de transport, mais aussi par le potentiel de développement économique dans des secteurs porteurs comme les énergies renouvelables, l'agroalimentaire, les services numériques, le tourisme ou encore l'immobilier.
Véritable carrefour de mobilités et d'opportunités, le Maroc connait aussi un essor des secteurs des technologies numériques, des énergies et de l'industrie automobile, créant de nouvelles perspectives professionnelles et d'investissements, ajoute M. Jamid dans un entretien à la MAP.
Des opportunités à saisir
Et pour cause : Les grands chantiers font florès dans le Royaume et les opportunités de développement dans plusieurs secteurs stratégiques ne laissent pas indifférents.
"Il faut vraiment être aveugle pour ne pas voir le potentiel d'investissement et d'entreprenariat qu'offre le Maroc en ce moment", lance, de son côté, Dris Mhammedi, entrepreneur marocain installé de longue date à l'étranger, récemment rentré au bercail.
"J'ai commencé à comprendre qu'il y avait beaucoup d'opportunités chez nous et que c'était le bon moment d'être au Maroc pour pouvoir saisir certaines de ces opportunités", explique Mhammedi, qui a lancé depuis un an un projet de Surf House à Bouznika avec un associé local.
Pour lui, si les séjours de surf et de bien-être attirent déjà un grand nombre de touristes et d'amateurs de vagues à Agadir, Taghazout et Dakhla, la région entre Rabat et Bouznika n'a rien à envier aux stations balnéaires du sud.
"Il y a beaucoup d'efforts pour rendre Rabat une ville touristique par excellence, qui attire du monde. Il y a un aéroport qui se construit et de plus en plus de vols directs vers la capitale", se réjouit-il.
"C'est le moment d'être là, d'investir dans le Maroc et de créer des opportunités", insiste Mhammedi, qui a vécu pendant plus de 15 ans en Suède, en Allemagne et à Bali.
Un Maroc moderne qui séduit
Alors que plusieurs Marocains du monde ont déjà franchi le pas pour revenir définitivement au pays, d'autres sont activement en train de planifier leur installation au Maroc.
C'est le cas de Nada Moubayed, 33 ans, née en France d'une mère marocaine et d'un père libanais. Elle compte s'installer au Maroc en septembre prochain avec son fils et son mari français.
"Mon mari a été séduit par les opportunités professionnelles qu'offre le Maroc à travers les nouveaux projets lancés dans le cadre de la Coupe du Monde 2030′′, confie-t-elle à la MAP.
"Concepteur paysagiste, il s'est mis à contacter des agences opérant dans ce domaine à Rabat, et il a déjà reçu une offre d'embauche", explique-t-elle.
Lui emboitant le pas, Myriam Mansoura, conseillère en banque de 32 ans, est aussi en train de préparer son déménagement de la France au Maroc, prévu cet été.
"Lorsqu'on se rend au Maroc, on voit un pays vivant et en pleine croissance", témoigne Myriam, qui a vécu toute sa vie en France. Elle dit trouver aujourd'hui dans le Royaume un "épanouissement personnel et professionnel".
"Avec l'essor économique que connaît le Maroc, je suis convaincue que j'y trouverai un emploi une fois installée. C'est d'ailleurs la première fois que je m'aventure quelque part avec la conviction de trouver un travail, sans avoir postulé au préalable ni consulté des offres", assure la jeune franco-marocaine.
Et ce n'est pas uniquement les Marocains du monde qui s'installent en nombre dans le Royaume. De plus en plus d'expatriés sont séduits par le charme culturel et le train de modernité en marche dans le pays.
"Pour moi, le Maroc est l'un des endroits les plus fascinants au monde. Je le surnomme la capitale de la culture", témoigne Nicola Moreno, jeune artiste photographe péruvien, qui a visité le Royaume pour la première fois en 2023, pour ne plus le quitter.
"La modernité au Maroc, c'est comme un choc créatif pour n'importe quel visiteur étranger. Surtout à Rabat, Casablanca et Tanger où on découvre une véritable effervescence", dit-il à la MAP.
Même son de cloche chez Julinda Halili, jeune créatrice de contenu et coach de bien-être holistique d'origine albanaise, qui a décidé récemment de jeter l'ancre entre Rabat et Bouznika.
"Mon installation ici est devenue de plus en plus facile quand j'ai vu qu'en fait, tout était possible pour moi au Maroc. Tout s'est aligné, tout ce dont je rêvais : être professeure de yoga, organiser des séjours de bien-être et des événements, créer du contenu pour les réseaux sociaux, et faire du mannequinat", confie-t-elle.
Une dynamique de développement spectaculaire
Anouar Majid, écrivain et universitaire maroco-américain, qui avait quitté le Royaume pour les Etats-Unis il y a plus de 40 ans, estime que cet attrait grandissant du Maroc n'est que le reflet des avancées et du développement spectaculaire qu'a connu le pays au cours des dernières décennies.
"Il y a une classe moyenne qui émerge partout au Maroc, portée par une énergie et une dynamique qui n'existaient pas quand je suis parti aux Etats-Unis en 1983", témoigne-t-il dans une interview accordée à la MAP.
Il a ainsi cité en exemple les grands projets d'infrastructures lancés dans le Royaume, y compris la ligne à grande vitesse reliant Tanger à Casablanca, et bientôt Marrakech. Un exploit, selon lui, que même certaines grandes puissances mondiales n'ont pas réussi à concrétiser à coût de milliards de dollars investis.
"Car au Maroc, lorsqu'une décision politique est prise, la classe politique se mobilise en conséquence, les entreprises la soutiennent et les choses avancent", conclut M. Majid, qui est aussi le fondateur et ancien directeur du campus de Tanger de l'université américaine de la Nouvelle Angleterre (UNE).
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