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Dossier : Quand le temps s'arrête
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 05 - 03 - 2004

Pendant plusieurs heures qui ont suivi le tremblement de terre du 24 février à Al Hoceïma, l'Etat, la télévision, les élus et les ONG étaient quasi absents. Les raisons de ces défaillances sont imputables, certes, au manque de préparation à ce type de catastrophe, mais également à un amateurisme flagrant de la part de tous les intervenants.
Le séisme d'Al Hoceïma a fait environ 630 victimes. En guise de bilan de l'action de l'ensemble des intervenants, il est nécessaire de revenir aux tout premiers jours de la catastrophe.
Pendant plusieurs heures, les autorités marocaines ont été prises de panique. La mauvaise gestion était de mise. Les responsables ont accumulé erreur après erreur, camouflées, d'ailleurs, par un pseudo-professionnalisme des médias audiovisuels publics.
Les premières images de la catastrophe n'ont été diffusées que douze heures environ après la première secousse. Les équipes qui se sont déplacées sur place se sont contentées de quelques images de secouristes à l'œuvre dans les deux principales communes touchées, urbaines de surcroît, Al Hoceïma et Imzouren. D'autres images ont été tournées dans la commune rurale d'Aït Kamra, qui se trouve, rappelons-le, sur une route nationale. Une solution de facilité. Les seuls déplacements à l'extérieur de cet axe Al Hoceïma-Imzouren-Aït Kamra sont rarissimes. La première chaîne a même tourné une mise en scène d'un hélicoptère larguant des vivres sur un douar près d'Aït Kamra. Le but était de faire croire au monde que la majorité des douars sont inaccessibles par voie terrestre. Comment l'équipe de la première chaîne nationale a-t-elle alors pu tourner ce "film", si les routes sont impraticables? En fait, ces images étaient beaucoup plus destinées aux non-sinistrés. Car les sinistrés, eux, savent très bien que leurs villages sont reliés aux routes nationales.
Qu'en est-il des élus, maintenant. Il faut reconnaître que ces derniers avaient, et ont toujours, très peu de moyens financiers et humains pour faire face à une telle catastrophe. Pendant des heures et des heures, tous les membres des conseils communaux, urbains et ruraux, de la région, sont restés cloîtrés dans leurs bureaux. Ils attendaient des instructions, des aides ou Dieu sait quoi. Si sur le volet de la distribution, leur responsabilité est assez limitée, voire inexistante dans certains cas, les élus ont, par contre, une immense responsabilité quant à l'encadrement des populations.
En clair, les élus devaient calmer les esprits des populations sinistrées, chauffés à blanc. Là où les élus ont failli, c'est justement sur le plan psychologique.
Une bonne communication élus-population pouvait éviter la grogne sociale des habitants de cette région du Rif, marginalisée pendant des années et dont le sentiment de "Hogra" s'est accentué depuis le 24 février. Mais cette défaillance des élus a peut-être une explication. Les autorités chargées du dossier ont, elles aussi, observé un silence radio condamnable. "Comment pouvait-on expliquer aux citoyens ce qui se passait ou ce qui allait se passait, alors que nous-mêmes, nous ignorions tout des opérations de distributions", explique un élu de la région.
Les secouristes étaient timidement présents, le mardi, le mercredi et une bonne partie du jeudi, dans les villages. Leur présence était concentrée dans les cehtres urbains, alors que les dégâts en vies humaines étaient beaucoup plus importants dans les zones rurales.
Justement, et contrairement aux déclarations officielles, les villages touchés par le séisme ne sont pas aussi enclavés qu'ils ne l'ont laissé croire, pour justifier les retards flagrants dans la distribution des tentes et des vivres.
Un douar comme celui d'Aït Saïd n'a bénéficié des aides humanitaires que cinq jours après la première secousse… et grâce à des associations locales.
Pourtant, les tentes, les couvertures et les vivres étaient bel et bien stockés dans l'aéroport de la ville. Plus d'une dizaine d'équipes internationales de secouristes, dotées de matériels de dernier cri, sont restées postées dans le parking de l'aéroport, sans pouvoir intervenir sur le terrain et mettre à profit leurs machines hyper-sophistiquées. Que s'est-il donc passé?
En fait, les autorités chargées de la distribution des vivres étaient nombreuses. Il n'y avait donc pas un seul interlocuteur. Il a fallu attendre les deux fameuses réunions du Souverain, jeudi 26 février, pour rectifier le tir. Les tentes ont commencé à pousser comme des champignons et les vivres étaient distribués abondamment.


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