Sahara : l'ambassadeur algérien tente de mobiliser les communistes russes    CAN 2025 : Hervé Renard éclaire l'affaire de la serviette entre Sénégal et Maroc    OM: Medhi Benatia anuncia su dimisión y menciona una «ruptura» dentro del club    Chute mortelle au CHU Mohammed VI d'Agadir, enquête en cours    Cap sur 2026 : La tanière a besoin d'évolution, pas de révolution    La Défense civile de Gaza annonce que des frappes israéliennes ont fait 12 morts    Wael Mohya, la pépite germano-marocaine poursuit son ascension    Région du Gharb : retour progressif des sinistrés après les inondations    39e Sommet de l'UA : le Maroc réaffirme son engagement pour l'action africaine commune    Programme Daam Sakane : Un fort engouement auprès des Marocains du Monde    Listes électorales des Chambres professionnelles : tableaux définitifs consultables jusqu'au 23 février    Larache : Mise en place d'un dispositif sanitaire renforcé suite aux inondations    Ksar El Kébir : début du retour des habitants dans des conditions sécurisées après les intempéries    Inondations : Premiers convois de retour des sinistrés de Ksar El Kebir    Medhi Benatia annonce son départ de l'Olympique de Marseille    Températures prévues pour le lundi 16 février 2026    Inundaciones: Primeros convoyes de regreso de los damnificados de Ksar El Kebir    L'hommage d'Hervé Renard au Maroc : « La CAN a été sublime »    Belle semaine pour la Bourse de Casablanca    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    USA : paralysie budgétaire partielle au département de la Sécurité intérieure    Royaume-Uni: Propagation rapide de la rougeole dans plusieurs écoles de Londres    Nayef Aguerd sonne l'alarme après un nouveau match frustrant de l'OM    L'Association du public de l'AS FAR rejette le stade olympique et exige le retour au Complexe Prince Moulay Abdellah    Tata: Réunion de suivi du programme de réhabilitation du bassin du Foum Zguid    Intempéries: la province de Sidi Slimane élabore un plan opérationnel intégré pour assurer le retour progressif des citoyens évacués    CAN : la CAF aurait ordonné de ne pas sanctionner les joueurs sénégalais lors de la finale contre le Maroc    Inondations : Sidi Kacem organise le retour progressif des populations évacuées    Algérie : La «sélection de football» du Polisario contestée dans les camps de Tindouf    Auto Hall renforce sa présence dans le Sud avec une nouvelle succursale à Laâyoune    Depuis une position de force, le Maroc mène la transformation historique de la région    Ksar El Kebir : Début du retour des habitants de 17 quartiers évacués après les inondations    Inondations : Le ministère de l'Intérieur annonce la mise en œuvre imminente des mesures visant à garantir un retour sûr et progressif des populations des zones sinistrées    Akhannouch: La troisième élection du Maroc au CPS de l'UA, un signe de confiance    Donald Trump évoque un « changement de pouvoir » en Iran    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    Addis-Abeba: Le Maroc réitère son soutien au processus d'opérationnalisation de l'Agence Africaine du Médicament    IDARATI x.0 : la future méta-application qui rapprochera citoyens et administration    Transport aérien : Emirates annonce la fin de ses liaisons avec Alger pour 2027    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Khartoum retrouve sa place à l'IGAD    Cambridge restitue 116 trésors du Bénin au Nigeria    Le Marocain secouru par un navire écossais tentait de rallier Ceuta    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    Info en images. UNESCO : «L'artisanat marocain» célébré à Paris comme patrimoine vivant «en mouvement»    Berlinale 2026 : Le cinéma marocain sous les projecteurs à l'European Film Market    Une chanteuse namibienne entre dans le catalogue mondial de Sony Music    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La cyber-addiction gagne du terrain
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 02 - 2009

Ils sont nombreux à rester figés devant leurs ordinateurs. Yeux fixés sur l'écran et mains sur le clavier, ils ne se soucient ni du temps ni de l'espace. Ces personnes passent des heures et des heures connectées à la toile. Jeunes ou adultes, ils établissent une étroite relation avec cet outil informatique. Cet attachement peut facilement atteindre le stade de l'addiction. La dépendance, dans ce cas, se nomme «Cyber-dépendance» ou «Cyber-addiction». Cette appellation décrit adéquatement l'usage compulsif de l'Internet. Un comportement obsessionnel qu'adoptent la plupart des adeptes de l'outil informatique. Il n'y a pas de profil prédisposé pour ce type de dépendance. Tous les internautes sont vulnérables à ce trouble. Ce phénomène est progressif. Le passage de l'usage normal à la dépendance s'effectue en trois étapes.
La première est celle de l'usage simple. Elle représente la phase de découverte et de recherche de sensations et de nouvelles expériences. En quête de performance, l'internaute passe à la seconde étape que les chercheurs ont qualifié «d'abus». À partir de ce niveau, l'usager se trouve pris dans l'engrenage qui va le conduire, par la suite, à la phase terminale celle de l'addiction. C'est le cas de Zakaria. Cet adolescent est incapable de se passer de cet outil de connexion. Sa conduite «addictive» a été récemment détectée par ses parents. «C'est devenu alarmant. Mon fils passe des journées entières devant son poste. Au début, j'étais à l'aise puisqu'il ne sortait pas. Donc il est tout le temps sous mon contrôle. Mais au fil du temps, nous avons remarqué que le net le possède et cela commence à se répercuter négativement sur ses études et ses relations sociales», déclare la mère du jeune garçon. L'usage excessif dont fait part ce jeune garçon, rend ses parents perplexes. «On s'est abonné à Internet pour initier nos enfants aux différentes ressources éducatives qu'offre cet univers. Mais nous nous sommes vite aperçus que c'est une drogue néfaste qui menace la vie des milliers de jeunes», ajoute le père. Zakaria, comme les autres accros du net, banalise sa situation et nie être dépendant. «Je ne peux pas nommer mon cas de dépendance. Je suis comme tous ces jeunes qui aiment surfer sur le net. Tant que je me sens à l'aise, satisfait et que je ne dérange personne, je ne vois pas de mal à cela», atteste Zakaria. La satisfaction et l'euphorie, ce sont les sentiments que génère la navigation sur Internet. Des sensations qui rendent l'individu incapable de s'y détacher. Par conséquent, les doses de connexion augmentent jour après jour. D'après les études effectuées, la dose minimum pour assouvir son manque est de 35 heures par semaine.
La «cyber-addiction» déconnecte les usagers de leur entourage et les immerge dans une réalité virtuelle.
Un monde où l'internaute se livre aisément à l'anonymat. Il peut facilement changer d'identité et aborder des sujets qui auparavant lui étaient inaccessibles. De crainte de s'impliquer dans la réalité, les «cyber-addicted» trouvent leur refuge dans la communauté binaire. «Je suis de nature timide. J'ai souvent du mal à me sociabiliser, grâce à Internet je me suis fait beaucoup d'amis», indique Hanae. Comme toute dépendance, la «cyber-addiction» peut se déclencher suite à une frustration que l'individu n'arrive pas à surmonter. «Je me suis livrée à Internet pour fuir mes problèmes familiaux et une rupture amoureuse», explique Amina. Cette «cyber-droguée» a trouvé la bonne écoute et la compassion via des conversations instantanées. «J'ai pu partager ma peine en toute tranquillité, sans que personne ne puisse dévoiler mon identité. Certes, cela m'a aidée à vaincre mes problèmes, mais en même temps m'a entraînée dans l'addiction», a-t-elle ajouté. Amina se voit impliquer dans une dépendance affective. À force de multiplier les amourettes «virtuelles» avec des partenaires de différentes nationalités, elle se trouve inapte d'entamer des relations sur terre réelle. «J'ai 37 ans et cela fait à peu près dix ans que je me suis engouffrée dans des amours virtuelles. Actuellement, je n'arrive pas à avoir une relation sérieuse avec quelqu'un de mon entourage. Je me vois toujours vivre dans le rêve», a t-elle affirmé. Consciente de sa situation, elle a essayé en vain de couper les ponts avec son ordinateur. «J'ai essayé à maintes reprises d'arrêter cette manie, mais je n'arrive pas. Parfois, je me réveille en pleine nuit rien que pour consulter ma boîte mail», souligne Amina. La notion de la «cyber-dépendance» est assez large. Entre achat compulsif, addiction communicationnelle et cyber-sexualité, les «cyber-addicted» se trouvent face à une nouvelle drogue.
Les conséquences de cette dépendance psychique peuvent être répertoriées sur plusieurs degrés. Manque d'initiative et de concentration, incapacité d'entreprendre des démarches, perte d'intérêt, affaiblissement relationnel et intellectuel sont remarqués chez les adeptes.
Cliniquement parlant, des troubles physiques apparaissent. Il s'agit d'amaigrissement, de troubles de sommeil ainsi que des douleurs cervicales et dorsales. Comme toute dépendance, la privation de ce comportement «addictif» introduit chez le «cyber-addicted» un sentiment d'anxiété, d'angoisse, de nervosité voire de dépression. Exceptée la Chine, la plupart des pays ne considèrent pas cette dépendance comme pathologie à part entière. Pourtant, une grande partie de la cyber-population est atteinte de ce syndrome. Un mal virtuel dont les symptômes font de lui la nouvelle maladie du troisième millénaire.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.