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Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 04 - 2009


Diana Krall ou quand le jazz sort en sensualité
La chanteuse de jazz sort quelque peu de son répertoire traditionnel pour s'intéresser de près au Brésil. Tout en sensualité et en douceur, l'artiste s'approprie notamment «So», plus connu dans sa version chantée par Bebel Gilberto. Ici, elle laisse les notes de musique s'égrener, prendre leurs aises, avant de poser sa voix caressante pour interpréter des textes maintes fois écoutés. Si les amateurs d'innovations et de surprises plus directes passeront leur chemin, ceux qui suivent la chanteuse depuis ses débuts, en 1993, prendront ce «Quiet Nights» pour une excellente surprise dans le parcours de Diana Krall. Une robe de soirée noire, un air mutin et des cheveux faussement en bataille suffisent à Diana Krall pour dégager une grande classe propre à de nombreuses chanteuses de jazz. A 44 ans, la blonde canadienne affiche donc un air toujours aussi radieux, probablement dû, en grande partie, à sa carrière sans fausse note. «The Very Best Of», paru en 2007, n'avait pas réussi à nous faire oublier que la Canadienne n'a pas sorti d'album depuis 3 ans. Ce «Quiet Nights» est donc l'occasion pour elle de poursuivre sur sa lancée, tout en s'essayant à des reprises jazzy de musiques bossa-nova brésiliennes.
Le groupe britannique de rock indépendant Kasabian, dont le dernier opus date de 2006, vient de divulguer des nouveaux titres. Le 27 mars, au Royal Albert Hall de Londres, le quartette a entre autres inclus dans son set le morceau inédit «Underdog», aux influences krautrock. On sait déjà que ce dernier sera le titre introductif de leur prochaine galette, «West Rider Pauper Lunatic Asylum», qui devrait être livrée dans les bacs le 8 juin. Le combo a aussi dévoilé au public londonien les chansons «Thick as Thieves» et «Fire». De plus, Kasabian a annoncé que le single «Vlad The Impaler» sera téléchargeable gratuitement sur son site officiel durant quatre jours et ceci dès le mardi 31 mars. Une occasion que les fans du groupe ne manqueront pas.
Grosse déception pour Pharell Williams qui pensait pouvoir profiter de ses quelques heures d'escale à Paris pour manger un délicieux Big Mac dans le Mc Donald le plus proche. Tout juste arrivé de Malaisie, le charismatique membre des NERD a rapidement déchanté en découvrant qu'à six heures du matin on ne sert que la formule petit déjeuner dans ce restaurant. Mais pour amadouer les caissières le chanteur s'est lancé dans une chorégraphie et une interprétation musicale de sa commande. Ses petits pas à la Hyperlink «http://fr.news.yahoo.com/fc/michael-jackson.html» Michael Jackson terminés, Pharell s'est vite aperçu que son show n'a pas eu l'effet escompté : les deux jeunes femmes médusées (qui ne semble pas avoir reconnu l'artiste) ont quitté le fast-food un peu effrayés.
La nouvelle scène parisienne n'a qu'à bien se tenir : les regards se tournent vers la Drôme pour accueillir le deuxième album de Cyrz. A priori, la scène musicale drômoise n'a jamais vraiment brillé par son effervescence. Alors histoire de tenter de rattraper la chose, Cyrz (de son vrai nom Cyrille Paraire) délivre son deuxième album, «Mélancolie frénétique», qui contraste quelque peu avec les rythmes plus folk de son prédécesseur, «Un morceau de mon avenir». Pour mener à bien ce projet, il a sollicité son ami Mike Ponton du groupe Dionysos, qui lui a imaginé un univers musical à la hauteur de ses espérances et de ses textes chargés à bloc d'idées. «Pardon Messieurs-Dames» est une ouverture idéale pour ce disque aux instrumentations complexes. Les trompettes sortent ici de leur tanière, à l'instar des banjos et autres instruments maniés par des doigts experts. Cyrz évoque le sexe, les femmes, l'égoïsme, les comportements et la vie en général, qui sollicite chacun à tous les instants et pose des questions appelant des réponses incertaines.
Inconnu jusqu'ici, le jeune chanteur français revient aux sources pour proposer un album classique étonnant. La jeunesse et la beauté sont deux des caractéristiques qui retiennent immédiatement l'attention chez Amaury Vassili. Disons que, même si elles ne présentent aucun intérêt pour la musique de l'artiste, elles restent des atouts, d'où la présence en gros plan de son visage sur la pochette de ce premier album surprenant. Sa biographie officielle met en valeur le fait qu'à 19 ans, il s'impose déjà comme un chanteur lyrique à l'expérience étonnante, dont le duo avec Lara Fabian («Requiem pour un fou»), les reprises du répertoire «Baryton» de Florent Pagny et les participations à plusieurs concours de chant commencent à lui donner une véritable crédibilité. Si les habitués de l'opéra ne trouveront que quelques détails intéressants chez Amaury Vassili, le grand public devrait pour sa part adhérer pleinement à sa musique.


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