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Elyazghi : "Le danger intégriste est permanent"
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 14 - 05 - 2004

Mohamed Elyazghi, ministre de l'Aménagement du Territoire, de l'Eau et de l'Environnement, estime que ce qui s'est passé le 16 mai dernier n'est pas conjoncturel et que le danger existe toujours. Il croit qu'il faut s'attaquer vigoureusement aux problèmes socio économiques, sans en faire pour autant un alibi pour le terrorisme. Entretien.
ALM : Une année après les événements du 16 mai, quel est maintenant votre sentiment?
M. Elyazgi : Mon sentiment va d'abord aux familles des victimes, auxquelles il faudrait d'abord renouveler en cette occasion nos condoléances, notre solidarité et notre soutien. Il faut également souligner la réaction populaire suite à ces actes qui étaient sans précédent dans le monde arabe et musulman. Les Marocains ont condamné ces actes et ils l'ont exprimé avec vigueur dans la rue. C'était une première qui honore le Maroc. Notre peuple a fait preuve d'un courage exemplaire face à cette épreuve. Et puis, il y a eu la ferme attitude de l'Etat. En effet, le discours de S.M. le Roi a immédiatement fait le point sur les choix de notre société : une société qui prône la tolérance et la modernité. Il a aussi fustigé le laxisme qui avait prévalu des années durant quant à la lutte contre à l'obscurantisme religieux. Notons également la position des partis politiques et de la société civile qui se sont mobilisés en force contre la montée de ce fléau étrange à notre culture. Il ne faut pas oublier non plus les lois qui ont été votées au lendemain de ces évènements et qui constituent un rempart contre le terrorisme.
Oui mais est-ce que le Maroc a pris toutes les précautions nécessaires pour que de tels actes ne se reproduisent plus ?
Aujourd'hui, il faut savoir que le terrorisme est un phénomène international. Il puise dans toutes les thèses de la haine. Ce qui s'est passé le 16 mai dernier n'est pas conjoncturel et le danger existe toujours. Bien entendu, il y a eu des lois qui ont ont été adoptées. Les pouvoirs publics ont agi avec la sévérité qu'impose la gravité d'un tel phénomène. Mais il faut rester vigilant. Le milieu obscurantiste se nourrit d'une idéologie qui ne trouve aucune racine dans les choix de tolérance et la modernité de la société. Les Marocains ont fait le choix du rite malékite qui a la particularité d'être flexible et qui ouvre un large champ à l'Ijtihad. C'est pour cette raison que la lutte doit continuer pour consolider les choix démocratiques et modernistes du Maroc. Cette lutte concerne aussi bien le volet sécuritaire que les volets économique et social.
Justement, on constate que les choses n'ont pas beaucoup évolué sur ce dernier registre, notamment en ce qui concerne la réhabilitation des ceintures de misère, à l'image du bidonville de Sidi Moumen, foyer des kamikazes. Pourquoi ?
D'abord, les kamikazes ne luttent pas contre l'habitat insalubre. Ce sont de simples exécutants pour le compte de commanditaires qui combattent les valeurs de notre pays. Vous avez raison de dire qu'il faut s'attaquer vigoureusement à ces problèmes, sans en faire pour autant un alibi pour le terrorisme. Il ne faut pas oublier que l'Etat a pris des engagements dans ce sens. Aujourd'hui, il faut accélérer la cadence. La volonté politique est là, les programmes gouvernementaux aussi.
Concernant l'encadrement politique des citoyens, comment se présente l'action de votre parti pour lutter contre l'obscurantisme religieux ?
Il y a d'abord l'action de notre jeunesse. Contrairement aux autres représentations politiques, elle figure comme la seule jeunesse politique dirigée par un jeune de 26 ans. Cette action se fait notamment à travers le tissu associatif. Et puis, il y a l'action du parti lui-même à travers ses différentes sections. Sans oublier les actions conjointes avec les autres forces démocratiques du pays. Ces actions portent sur toutes les questions qui ont trait à la formation, l'éducation et la sensibilisation de nos valeurs et nos principes. Cette démarche vise à stimuler la volonté de nos jeunes pour trouver les solutions de leurs problèmes chez eux, dans leur pays. Toute action doit commencer par là.


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