Janvier 2026 a marqué tous les Marocains. Long, intense, chargé d'émotions, ce mois souvent perçu comme le plus éprouvant de l'année s'est imposé comme un condensé d'espoir, de gravité et surtout de fierté nationale. À l'issue de ces semaines denses, un constat s'impose : au-delà des épreuves, le Maroc en est ressorti gagnant. La Coupe d'Afrique des Nations 2025 a bouleversé non seulement la vie des citoyens, mais aussi l'opinion publique. Certes, le trophée n'a pas été remporté et les sanctions infligées par la Confédération africaine de football (CAF) ont été jugées sévères par de nombreux observateurs. Pourtant, l'essentiel est ailleurs. Le Maroc a gagné en stature, en crédibilité et en cohésion. Deuxième sur le continent africain et classé huitième au niveau mondial, le Royaume a confirmé que l'impossible n'est pas marocain, et il ne sera jamais ! Cette manifestation a ravivé ce sentiment d'appartenance profond. Les Marocains ont réaffirmé encore une fois leur fierté nationale. L'impact de cette CAN dépasse largement le cadre sportif. Sur le plan économique, l'événement a agi comme un puissant accélérateur de développement. Selon le ministre de l'Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour, l'effet multiplicateur des investissements s'élève à 1,82, avec près de 100 000 emplois créés. Plus de 3 000 entreprises marocaines ont été mobilisées et environ 80 % des investissements sportifs engagés seraient déjà amortis. La compétition a également renforcé l'image du Maroc à l'international. Diffusée dans plus de 50 pays, elle a généré un record inédit de 6 milliards de vues numériques cumulées sur les réseaux sociaux, selon la CAF. Dans ce sens, le Haut-Commissariat au Plan (HCP) prévoit une accélération de la croissance économique nationale à 5 % en 2026, après un taux estimé à 4,7 % en 2025, confirmant une trajectoire économique globalement positive. Lire aussi : Ksar El Kébir: Efforts soutenus pour l'évacuation des habitants vers des zones sûres face au risque d'inondations Diplomatie et consolidation de la paix : Le Maroc en première ligne Sur le plan politique et diplomatique, janvier 2026 a également été riche en avancées majeures. Le 19 janvier, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a reçu une invitation du président américain Donald J. Trump pour rejoindre le Conseil de la Paix en tant que membre fondateur. Cette initiative internationale vise à promouvoir de nouvelles approches pour la résolution des conflits. L'adhésion officielle du Maroc, intervenue le 22 janvier lors du Forum économique mondial de Davos 2026, s'inscrit dans une vision multilatérale fondée sur la souveraineté des Etats et sur la recherche de solutions durables adaptées aux contextes nationaux. Cette reconnaissance internationale s'est renforcée avec l'élection par acclamation de M. Omar Hilale à la présidence de la Commission de consolidation de la paix des Nations unies pour l'année 2026. Parallèlement, la coopération régionale et bilatérale s'est intensifiée. La 15e session de la Grande Commission mixte maroco-sénégalaise, tenue le 26 janvier, a abouti à la signature de 17 instruments juridiques, traduisant la solidité d'un partenariat stratégique fondé sur la confiance politique et une vision partagée du développement africain. Le 29 janvier, la 5e session du Forum parlementaire franco-marocain a, quant à elle, renforcé la coopération législative entre Rabat et Paris. Entre répit hydrique et urgence climatique Sur le plan environnemental, le Maroc est finalement sorti d'un cycle sécheresse de sept ans, a indiqué, lundi 12 janvier à Rabat, le ministre de l'Equipement et de l'Eau, M. Nizar Baraka. Les barrages du Maroc ont atteint un taux de remplissage de 57,5 %, avec 9,63 milliards de m3 d'eau stockés, le meilleur niveau hydrique depuis près de sept ans, en hausse de plus de 107 % sur un an. Les inondations qui ont frappé Ksar El Kbir continuent de marquer profondément les esprits. Relayées par de nombreuses images et vidéos diffusées en ligne, les scènes témoignent d'une situation préoccupante. Les opérations de mobilisation se poursuivent pour porter secours aux habitants, protéger les animaux et préserver la ville, tandis que les cours ont été suspendus dans l'ensemble des établissements scolaires. Face à l'urgence, le Chef suprême et Chef d'Etat-Major général des Forces Armées Royales a donné, le 30 janvier 2026, Ses Hautes Instructions aux Forces Armées Royales afin d'assurer une intervention immédiate, appuyée par d'importants moyens humains et logistiques. Janvier 2026 se referme ainsi sur une certitude : malgré les défis, le Maroc avance en solidarité. Le Royaume chérifien se projette et consolide sa place sur les scènes nationale, continentale et internationale.