Le Parti de l'Authenticité et de la Modernité (PAM) a tenu, ce samedi, les travaux de la 31e session de son Conseil national, réaffirmant la solidité et l'unité de sa direction collégiale ainsi que sa préparation organisationnelle pour arriver en tête des prochaines élections législatives. Les dirigeants du parti ont, dans le même temps, rejeté tout lien entre cette ambition électorale et la décision du chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, secrétaire général du Rassemblement national des indépendants (RNI), de ne pas briguer un troisième mandat à la tête du « parti de la colombe ». S'exprimant lors d'une conférence de presse, Najwa Koukous, présidente du Conseil national du PAM, a indiqué que « cette session s'est déroulée dans des conditions normales et s'inscrit dans le respect de la loi organique relative aux partis politiques ainsi que des statuts du Parti de l'Authenticité et de la Modernité, qui nous obligent à tenir deux sessions ordinaires par an ». Elle a ajouté que « le parti fait partie des rares formations politiques qui respectent ces échéances organisationnelles dans les délais impartis ». De son côté, Fatima-Zahra Mansouri, coordinatrice nationale de la direction collégiale du secrétariat général du PAM, a réagi aux questions concernant les chances du parti à la suite de la décision d'Aziz Akhannouch de ne pas se présenter pour un troisième mandat, en déclarant : « Notre parti respecte l'ensemble des partis politiques ainsi que leurs décisions personnelles et collectives. Il a été fondé il y a 17 ans avec un projet politique clair et connaît une dynamique importante, même s'il a souvent été la cible de nombreuses critiques. Aziz Akhannouch a pris une décision que nous respectons en tant que chef du gouvernement ; il s'agit d'un choix personnel, et nous souhaitons à son parti un parcours prospère. » Mansouri a poursuivi en affirmant que « le Parti de l'Authenticité et de la Modernité n'a pas été créé pour s'opposer à qui que ce soit ni pour tirer profit des opportunités d'autrui. C'est un parti qui assume ses responsabilités au sein du gouvernement et qui est resté attaché à la cohésion gouvernementale, condition essentielle pour obtenir des résultats au profit des citoyens ». Elle a ajouté que « le programme électoral du parti est élaboré par son académie, en collaboration avec des experts internes, et sera présenté aux instances du parti en tant que véritable projet et offre politique capable de convaincre les citoyennes et les citoyens de voter pour nous ». La responsable n'a pas caché l'ambition du PAM de remporter les prochaines élections, soulignant que « tout parti politique qui se respecte et dispose d'une vision aspire naturellement à arriver en tête des scrutins ». Elle a précisé que « le parti a traversé différentes évolutions internes, développé son expérience, corrigé ses erreurs et estime aujourd'hui faire partie des formations politiques matures sur la scène nationale, bénéficiant du respect des citoyens malgré tout ce qui peut être dit à son sujet ». Dans le même contexte, Fatima Saâdi, membre de la direction collégiale du parti, a déclaré lors de la conférence de presse que « le succès de cette session du Conseil national constitue une réponse à toutes les tentatives de brouillage qui l'ont entourée. Nous avons aujourd'hui présenté l'image d'un parti respectueux de ses règles internes, mettant fin aux illusions véhiculées autour de cette étape organisationnelle ». Elle a ajouté que « les conditions dans lesquelles cette session s'est déroulée prouvent que le Parti de l'Authenticité et de la Modernité n'a pas perdu sa cohésion, car ce qui unit ses militants est un projet politique fort, que nous sommes fiers de pouvoir mettre en œuvre grâce à l'ensemble des mécanismes dont nous disposons ». Photo: Mounir Mehimedate Elle a poursuivi : « Le choix de la direction collégiale est un choix judicieux, puisque nous sommes passés du concept de leadership individuel à celui d'une direction collective fondée sur le partage et la participation au processus de prise de décision ». Enfin, Fatima Saâdi a affirmé que « le parti ne fonctionne pas dans une situation de flou ou d'égarement du leadership, contrairement à ce qui est véhiculé, mais connaît clairement la voie à suivre, qui se construit pas à pas, comme le dit le célèbre proverbe chinois, et non en prenant la place de quelqu'un d'autre ou en comblant un vide laissé par autrui », en référence à la décision précédemment évoquée d'Aziz Akhannouch. Pour sa part, Mohamed Mehdi Bensaid, également membre de la direction collégiale du Parti de l'Authenticité et de la Modernité (PAM), a déclaré dans une allocution prononcée à l'ouverture des travaux « l'amour de la patrie et le rassemblement autour d'elle dans les moments de défi doivent se traduire par une action politique responsable. Notre responsabilité aujourd'hui est d'ancrer cet esprit à travers des politiques publiques justes et équitables, garantissant une égalité effective entre les citoyennes et les citoyens dans l'accès à l'éducation, à la santé, à l'emploi et aux services sociaux, indépendamment de leur statut social ou de leur région d'appartenance ». Il a ajouté que « le véritable patriotisme ne se mesure pas aux slogans, mais à la qualité de l'école, à l'existence d'un hôpital digne, à une opportunité d'emploi décente, à un logement convenable et à une justice territoriale qui rétablit la confiance entre le citoyen et l'État. Fidèles à notre référence humaniste, nous refusons que le développement se limite aux grandes villes. Le monde rural doit être au cœur des politiques publiques, comme l'a souligné Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le glorifie et l'assiste, dans ses discours ». Et d'ajouter :« Une pratique politique intègre et humaine ne peut exister sans l'implication des jeunes, et il ne peut y avoir d'implication réelle des jeunes sans une moralisation du processus électoral. C'est dans cette optique que nous avons œuvré pour que les lois électorales soient un pont pour la jeunesse, et non un mur qui lui fait obstacle. Dans ce cadre, nous avons défendu, en tant qu'acteurs politiques, l'adoption d'une législation capable de faire barrage à toutes les pratiques immorales et inhumaines, telles que l'achat des consciences, l'exploitation de la pauvreté et l'usage de l'argent en politique. Aujourd'hui, notre besoin d'un système qui ouvre la voie aux compétences et aux énergies montantes est plus que jamais crucial. »