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Jazouli : «Marrakech n'est pas la Thaïlande»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 01 - 06 - 2004

Le maire de Marrakech, Omar Jazouli, estime que l'Etat doit tout faire en matière de lutte contre le trafic de drogue. En outre, il insiste sur les efforts fournis pour que l'image de marque de la ville ne soit pas synonyme de dépravation. Entretien.
Que pensez-vous des vagues d'arrestations des réseaux de trafic de cocaïne dans la ville de
Marrakech ?
Omar Jazouli : Il est tout à fait déplorable de voir que le trafic et la consommation de la drogue et surtout de la cocaïne se développe à une vitesse faramineuse. J'estime donc que tous ceux qui ont une responsabilité de près ou de loin dans ce phénomène doivent être punis. Toutefois, la sanction ne doit pas être disproportionnée. Je pense notamment à l'affaire de Tarik Benabdellah. En fait, je n'ai pas les détails de cette affaire où le fils Benabdellah a écopé de deux ans et demi, alors qu'il avait un gramme ou un gramme et demi de cocaïne.
Ces arrestations sont-elles une preuve que les autorités locales veulent effectuer un véritable assainissement dans les milieux du trafic de drogue à Marrakech ?
Comme tout le monde sait, la ville Ocre est la première destination touristique dans le pays. Il ne faut absolument pas laisser libre-cours aux réseaux de trafic de drogue. Un touriste ne peut pas venir les poches pleines de cocaïne et trouver en plus un réseau sur place qui se chargera de liquider son poison dans la ville. Maintenant, ces gens-là s'attaquent à nos jeunes dans les lycées. Il faut que les autorités sévissent, car nos enfants sont tous la cible de ce trafic.
En plus du trafic de drogue, les grandes villes touristiques sont célèbres par différents types de débauche. Est-ce également un souci pour vous à Marrakech ?
Nous ne voulons pas que la ville devienne un rendez-vous de la débauche. Les Marrakchis ne veulent pas que leur cité soit étiquetée comme une plaque-tournante de la dépravation, comme c'est le cas en Thaïlande, par exemple. Nous sommes donc obligés de maintenir une certaine image de marque de notre ville. Marrakech doit être considérée comme une ville touristique propre et non un fief de pédophiles et d'homosexuels. Je tiens à préciser que jusqu'à présent la situation n'est pas catastrophique. Marrakech n'est pas la Thaïlande. Elle ne le sera pas. Il n'y a donc pas de raisons de s'alarmer.
Certains pensent que le développement de la débauche est le prix à payer pour une ville à vocation touristique comme Marrakech. Qu'en pensez-vous ?
Je ne suis pas d'accord avec cette vision. Je suis convaincu que l'on peut développer un tourisme qui sauvegarde l'image de marque de notre ville. Un touriste ne doit pas venir chez nous car il pense avoir des chances de trouver l'occasion d'assouvir ses vices.
Quelles mesures faut-il entreprendre à votre avis, pour sauvegarder l'image de marque de Marrakech ?
A mon avis, la police doit continuer à jouer le rôle principal dans ce registre. Déjà elle fournit d'énormes efforts en matière de lutte contre les différents types de débauches. C'est elle seule qui a les moyens nécessaires pour mener à bien cette mission. Encore une fois, je précise que la situation n'est pas dramatique à Marrakech. Ce n'est l'arrestation d'un réseau de trafic et de consommation de drogue qui fait de la ville une plaque tournante de la criminalité. C'est plutôt une occasion de rappeler les efforts que fournissent tels et tels services. Des efforts en matière de vigilance, avant tout.


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