Le texte prévoit que le secrétaire d'Etat américain procède à cette désignation si des preuves confirment une coopération entre le Front Polisario et des groupes iraniens déjà inscrits sur la liste des organisations terroristes. Dans une déclaration officielle, Ted Cruz a dénoncé les liens entre l'Iran et le mouvement séparatiste. Selon lui, « le régime iranien cherche à transformer le Front Polisario en une version ouest-africaine des Houthis », dans le but de menacer la sécurité des Etats-Unis et de leurs alliés. Il affirme également que le Front Polisario collaborerait avec des groupes terroristes iraniens, recevrait des drones du Corps des gardiens de la révolution islamique et participerait au transport d'armes dans la région pour le compte de Téhéran. Le sénateur texan estime que cette initiative législative permettrait d'appliquer les sanctions antiterroristes les plus strictes. Une telle désignation entraînerait notamment l'exclusion du Front Polisario et de ses dirigeants du système financier international, des restrictions de voyage et un blocage des ressources nécessaires à leurs activités. De son côté, Tom Cotton a également plaidé pour cette classification, affirmant que l'entité séparatiste « soutient ouvertement l'Iran et le Hezbollah ». Rick Scott, co-auteur du projet, a souligné l'importance de doter les Etats-Unis des moyens nécessaires pour « enquêter pleinement sur ces acteurs et traduire en justice les responsables ».