Fondation Mohammed VI de Promotion des Œuvres Sociales : Un bilan conséquent et des projets prometteurs en 2021    Liban: Saad Hariri annonce la "suspension" de son travail politique    CAN 2021. Une bousculade avant le match Cameroun-Comores aurait fait plusieurs victimes [Vidéo]    Sommet arabe : Tebboune envoie un nouveau message à l'émir du Qatar    Maroc – Malawi : Achraf Hakimi présent pour les derniers réglages    Des Wissams Royaux accordés à des fonctionnaires de l'Education nationale    Lydec renouvelle ses réseaux de Maârif    Le pain ou la maladie: l'étendue du dilemme marocain    Covid-19 : Une sortie de la phase aiguë de la pandémie est possible cette année pour l'OMS    Banques: la position de change s'améliore    La Bourse de Casablanca débute ce lundi en légère hausse    Retour des l'ambassadrice du Maroc en Allemagne au cours de cette semaine    Les Houthis tirent des missiles contre les Emirats et l'Arabie    Présidentielle. Macron: « J'annoncerai ma décision en temps voulu »    Environnement: HIT RADIO et l'UE récompensent les meilleurs projets (VIDEO)    USFP. Jawad Chafik: « Il n'existe aucun amendement servant l'intérêt de Lachgar! » (VIDEO)    Chelsea: Ziyech s'exprime après son superbe but contre Tottenham    CAN-2021: La Gambie se qualifie aux quarts de finale aux dépens de la Guinée (1-0)    CAN: tout ce qu'il faut savoir sur le match Maroc-Malawi    Sahara marocain: des experts US taclent l'Algérie    Maroc: reprise des cours en présentiel dans plusieurs écoles    Alerte météo: chutes de neige dans plusieurs villes du Maroc    Maroc/Covid-19 : le point sur la campagne nationale de vaccination à date du 24 janvier    Omicron au Maroc: le pic de la vague atteint (Dr Merabet)    Narjis El Hallak célèbre le baptême de sa fille: la cérémonie comme si vous y étiez (VIDEOS)    «L'homme est né pour se perdre dans l'étendue inconnue de son périple»    «Indigo» de Selma Bargach dans les salles de cinéma    Les Industries Culturelles et Créatives présentent une étude sur la transformation du secteur    Enquêtes de conjoncture: le HCP appelle les entreprises à souscrire à la plateforme digitale    Rapport de HRW: la partie réservée au Maroc présente des données « sans fondements ni réels ni juridiques    PL : Tottenham envisage d'enrôler Sofyan Amrabat    Mondial (Qatar-2022)- Matchs barrage-Afrique. L'Algérie ... encore «sabotée» ?    Covid-19: Que sait-on du sous variant d'Omicron BA.2 ? (Spécialiste)    La Fondation Zakoura fête ses 25 ans d'engagement en faveur du développement humain    L'écosystème marocain face à un nouveau risque, les abeilles désertent    HRW accusée d'implication dans une «campagne politique systématique hostile» au Maroc    Turquie: l'aéroport d'Istanbul paralysé par la neige    CAN 2021: les Comores défient le Cameroun, la Guinée affronte la Gambie    Meknès : Restauration des mosaïques de Volubilis    Pour financer sa croissance, Mutandis augmente son capital à la bourse de Casablanca    Paris : La Bourse plonge nettement sous les 7.000 points    Aide à l'Ukraine: la Commission européenne prépare un nouveau « paquet » de 1,2 milliard d'euros    Stof, la punk attitude comme manière de vivre...Un documentaire fort et percutant à (re)voir en Replay    Passe Vaccinal : Entrée en vigueur dès ce lundi en France    Burkina Faso. Le président Kaboré détenu dans un camp militaire    Armand Boua révèle ses «enfants de Yopougon» et de Tanger chez Montresso    « Les constellations de la Terre », le paysage plastique au Maroc    La justice britannique examine la demande d'appel de Julian Assange pour suspendre son extradition    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Zemzmi : «Al Othmani est un mystificateur»
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 08 - 2004

L'imam Abdelbari Zemzmi refait surface. Les responsables du PDI lui ont proposé de prendre la présidence de ce parti. Il s'exprime sur ce rapprochement et accable au passage le PJD à qui il reproche d'avoir dérapé de la référence islamique.
Aujourd'hui le Maroc : Le Parti démocratique de l'indépendance (PDI) vous invite régulièrement à ses réunions. Que signifie ce soudain rapprochement ?
Abdelbari Zemzmi : Je n'appartiens pas au parti de la Choura, mais réponds effectivement à ses invitations. Ce parti, qui a une légitimité historique qui fait défaut à beaucoup d'autres, veut fonder son programme sur la référence à l'islam. Je ne peux qu'applaudir cette initiative et la soutenir par ma présence et mes propositions.
On vous aurait proposé de prendre la direction du PDI. Est-ce vrai ?
Oui, les responsables du PDI m'ont demandé de prendre la présidence effective du parti, mais j'ai décliné cette offre. Et mon refus est irrévocable. Par principe, je ne veux pas appartenir à un parti politique. Je tiens à garder mon indépendance. J'encourage toutefois le PDI à faire aboutir son projet de parti islamique. C'est une excellente chose que de multiplier au Maroc les pôles politiques qui tirent leur légitimité de l'islam. Cela créerait une émulation entre les partis et conduirait l'électeur à faire un choix juste.
Cela créerait aussi une rivalité avec le PJD…
Elle est légitime d'autant plus que le PJD a dérapé de la référence à l'Islam. Son secrétaire général Saâd Eddine El Othmani proclame haut et fort que les électeurs ont voté pour le PJD non pas en raison de sa référence à l'Islam, mais pour son programme politique et son engagement contre les inégalités sociales. M. El Othmani est un mystificateur ! Il a falsifié la volonté populaire.
Que voulez-vous dire par là ?
Le PJD a été porté au faîte du pouvoir grâce à des slogans qui manifestent son attachement à l'Islam. Il est populaire seulement parce que ses partisans y reconnaissent un parti islamique. Aujourd'hui, il est clair que le PJD a dévié de cette voie. Il est en passe de se confondre avec les autres partis politiques. Plus rien ne l'en distingue. Il tient des discours qui peuvent être attribués à d'autres formations politiques. Hier, il critiquait le ministère de l'Intérieur pour avoir procédé à la falsification des élections. Aujourd'hui il agit de la même façon en vendant à ses électeurs des slogans creux.
Vous aussi, vous faites l'objet de critiques de la part d'islamistes.
Ahmed Raïssouni vous a reproché d'avoir enlevé la qualité de martyr à Mehdi Ben Barka.
Je n'appartiens pas à un parti pour que l'on me critique sur un programme ou des promesses et M. Raïssouni est responsable de ses opinions. Il a considéré que c'était une erreur d'enlever la qualité de martyr à Ben Barka.
Mais il s'est trompé lui-même en m'attribuant une phrase que je n'ai jamais prononcée. Je n'ai jamais cité Ben Barka. J'ai dit que celui dont l'assassinat est légitime n'est pas un martyr. C'est un diktat de la Chariâa.
Vous ne parlez qu'au nom de la Chariâa. Quels sont vos projets? Et dans quel cadre vous inscrivez-vous pour les réaliser ?
La réforme totale suivant la méthode islamique. C'est cela mon objectif. Et je ne vois pas la nécessité de m'inscrire dans un quelconque cadre pour l'atteindre. Je veux garder mon indépendance et faire part de mes idées dans des publications et lors de conférences et de prêches.
On a tort de penser que seules les formations politiques se préoccupent de la vie des gens.
Vous dites que vous évoluez en dehors d'un quelconque cadre. Pourtant vous êtes président de l'Association marocaine de recherches sur le fiqh...
C'est une association culturelle consacrée aux recherches théologiques. Nous y parlons toujours de fiqh et non pas de politique. Mes opinions n'engagent que moi, et je n'ai pas besoin d'un cadre associatif pour les rendre publiques.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.