(Vidéo) Patrouille de voltige. « La Marche Verte » a conquis les coeurs à Toulouse    Aziz Akhannouch est arrivé à Tokyo pour les funérailles de Shinzo Abe    Transport routier. Les inscriptions pour bénéficier du soutien exceptionnel supplémentaire lancées    Tanger Med. Une « expérience inédite » pour une délégation du Parlement panafricain    La Bourse de Casablanca débute la semaine en repli    Arrivée à Tokyo de Akhannouch pour représenter le Roi aux funérailles de l'ancien premier ministre Shinzo Abe    Averses orageuses et rafales de vent, lundi et mardi, dans plusieurs provinces du Maroc    Vidéo-photos. La patrouille de voltige «La Marche Verte» fait sensation à Toulouse    La version algérienne fallacieuse mise à nu à l'ONU    Les exportateurs qataris s'ouvrent au Maroc    Le street workout s'invite à Essaouira    Marathon international de Marrakech : Plus de 10.000 athlètes attendus    Matches préparatoires U23 : Les Marocains rechutent face à leurs homologues sénégalais    Benzerti : Le coach ''volant'' débarque à Alger !    Pour un mandat de 2 ans : La HACA aux commandes du Réseau des instances africaines de régulation de la communication    Réinsertion des femmes détenues Un don de 6 MDH octroyé par la Fondation Othman Benjelloun    Sidi Bennour : Violée quinze fois la même nuit    Larache : Démantèlement d'une bande de malfaiteurs    Qualité de vie numérique : Le Maroc gagne 13 places et se classe 71ème en 2022    Plongée dans l'univers transparent de Safaa Erruas à Casablanca    «Grands concerts de Rabat» : Une clôture en beauté    20ème édition du festival L'Boulevard : De jeunes talents de rap/hip hop ouvrent le bal    Une délégation du Parlement panafricain visite le complexe portuaire Tanger Med    Assemblée Générale des Nations Unies : Le Maroc continue d'engranger les victoires sur le front du Sahara    Maroc – Paraguay : L'heure et les chaînes pour suivre la rencontre    Focus : Le golf marocain se hisse au niveau des grands    Rassemblement à Paris de l'opposition algérienne : une militante molestée et violentée par la police    62ème Anniversaire de l'indépendance de la Côte d'Ivoire : Un partenariat d'exception entre le Maroc et le pays d'Akwaba    Séoul et Washington entament des exercices navals conjoints    Inde: Les services 5G devraient couvrir tout le pays en deux ans    Voici le temps qu'il fera au Maroc, ce lundi 26 septembre    Funérailles à Casablanca de la militante des droits de l'Homme Aïcha Ech-Channa    El Jadida: une jeune femme donne naissance à des quadruplés    L'humoriste Amine Radi convole en justes noces    Russie: plusieurs morts dans une fusillade    Législatives en Italie : victoire historique de l'extrême droite selon les sondages à la sortie des urnes    Made in Morocco : KITEA s'engage à porter son sourcing local à 38% !    Maroc : Collins Aerospace fête ses 10 ans d'implantation    Algérie: le patron de Ennahar condamné à 10 ans de prison ferme    Les Espagnols exigent des réparations après Maroc-Chili    Amical U23: nouvelle défaite du Maroc face au Sénégal (VIDEO)    Maroc-IFC : Sérgio Pimenta en visite ce lundi    Sahara    Clôture des Concerts de Rabat : Samira Said, Fnaire, Lartiste et Salif Keita enflamment la scène de l'OLM    L'égalité des genres, principe essentiel pour le progrès    Littérature itinérante. « D'une culture à l'autre »    Casablanca / L'Boulevard : Deux décennies d'existence festive    22ème FNF: « Zanka Contact » d'Ismaël El Iraki remporte le Grand prix    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Powell s'en va
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 17 - 11 - 2004

Le secrétaire d'Etat américain, quitte son poste et la scène politique après une carrière qui aura duré une quarantaine d'années. Modéré, l'intéressé se sens de plus en plus à l'étroit dans une Administration Bush, peuplé de faucons.
«Le temps est venu pour moi de me retirer en tant que secrétaire d'Etat et de me consacrer à ma vie privée », c'est en ces termes que Colin Powell a annoncé sa démission. Lors de la conférence de presse prévue à cet effet, le secrétaire d'Etat a passé en revue les moments forts de sa carrière, estimant que l'ensemble de ses services rendus à la nation ont été d'une importance notoire. « Elles ont toutes un sens particulier pour moi (…) qu'il s'agisse de mon poste de sous-lieutenant en Allemagne ou de celui de secrétaire d'Etat. »
Militaire dont la carrière a viré vers la diplomatie, l'homme, âgé de 67 ans aujourd'hui, faisait partie du staff des architectes militaires de la première guerre du Golfe. Les observateurs à l'affût de la diplomatie américaine lui collent l'étiquette du pragmatisme. Un pragmatisme qui a souvent buté sur les idéologies des « faucons » de l'Administration Bush.
Entourant de très près le président, ceux que l'on qualifie de « faucons », dont le secrétaire d'Etat à la Défense Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney, ont fréquemment fait de l'ombre à Colin Powell. Les visions des uns et de l'autre étant souvent aux antipodes. En effet, Colin Powell, en personne, n'a jamais caché les vives tensions qui l'opposaient à ce clan hermétique.
Le secrétaire d'Etat sortant aura, ainsi, été marginalisé par ces piliers forts de l'Administration Bush. À telle enseigne que Colin Powell dût souffrir d'un manque de confiance flagrant de la part du locataire de la Maison-Blanche. On disait que George W. Bush lui prêtait l'oreille sans l'écouter.
La chose qui aura le plus entaché sa carrière fut, sans nul doute, une sorte de défaut de cohérence : l'homme défendait publiquement ce qu'il dénonçait en privé. Il était amené à faire des concessions incommensurables, en totale contradiction avec ses convictions. Une double-personnalité que Colin Powell a dû assumer et qui l'avait amené à défendre la nécessité d'intervenir militairement en Irak.
En effet, le 5 février 2003, Colin Powell présente devant les membres de l'ONU le fameux dossier à charge contre l'Irak. Selon lui, Bagdad était en possession d'armes de destruction massive, d'armes biologiques et chimiques. En somme, d'un arsenal dévastateur capable de mettre la planète à feu et à sang. Un dossier très controversé et une thèse difficilement, très difficilement défendable et sur laquelle Colin Powell n'émit aucune réserve.
Aujourd'hui, aucune arme de destruction massive n'ayant été trouvée, l'homme voudrait bien enterrer ce sombre épisode qui a terni son passage au département d'Etat. En présentant un dossier fantaisiste à plus d'un titre, entreprise qui s'avéra fatale pour lui, Colin Powell a été qualifié de « l'homme de mensonge contre son gré».
Par ailleurs, Condoleezza Rice, Conseillère pour la sécurité nationale de George Walker Bush, était pressentie pour lui succéder. Une information dont ont fait état de hauts responsables de l'Administration. Conseillère très proche du président, qui accorde beaucoup d'importance à ses propositions, elle est également son amie personnelle et elle fait inéluctablement office de l'éminence grise de George W. Bush. Au cas où Condoleeza Rice prendrait la direction du département d'Etat, celle-ci sera la seconde femme à occuper ce poste, après Madeleine Allbright. Vu la stature de Condoleeza Rice et sa nature, sa froideur et son intransigeance, l'on est en mesure de se poser des questions sur ce que sera la politique étrangère américaine de demain.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.