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Le plantage de Driss Basri
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 26 - 11 - 2004

En se lançant dans une campagne de médisance contre son pays, l'ex-ministre de l'Intérieur, Driss Basri, a-t-il agi de son propre chef ou a-t-il été «actionné» par une quelconque force hostile au Royaume ?
Driss Basri aura, au moins, réussi une chose. Une seule. Celle de faire parler de lui. Comme dégât collatéral de son entreprise mesquine, il aura pleinement réussi à saper, jusqu'au-delà de la racine, le semblant de gloire gracieusement offert par la Nation qu'il est en train de descendre aujourd'hui. Comme s'il ne lui en avait pas fait assez.
Driss le sublime, se livrant à une série d'acrobaties périlleuses, depuis quelques temps, peut-être dans l'espoir d'effectuer un retour aux avants de la scène, n'a pas cligné des yeux en qualifiant le Sahara, historiquement et par définition marocain, de « Sahara occidental ». Rien que cela.
Ce revirement, sans importance en soi puisqu'il n'émane nullement d'une sommité mais d'un homme devenu l'ombre de lui-même, aura fait l'objet de moult interprétations. Fidèle à sa tradition, «Aujourd'hui Le Maroc», dans sa version électronique, a réalisé dans ce sens un sondage auquel 635 personnes ont participé.
Il s'agissait de recueillir les avis sur les récentes déclarations de Driss Basri à la presse étrangère au sujet du Sahara marocain. L'ex-ministre de l'Intérieur serait, ainsi, en train de se livrer à une véritable vendetta.
En effet, 63.3% des sondés estiment que les déclarations de Driss Basri révèlent «un homme animé par la vengeance».
Des représailles qui seraient animées par son écartement, pur et simple, des postes de décisions. Mais sur ce point, notre ami serait en train de se venger de… on ne sait pas vraiment de qui. On se le demande et l'on se remémore que le Souverain lui avait offert une sortie honorable.
On pourrait, cependant, en déduire que Driss Basri, en homme assoiffé de pouvoir, n'aura pas accepté l'idée de vivre le restant de ses jours à l'écart des centres de décisions.
Les internautes ayant pris part au sondage pensent, à hauteur de 18.9%, que les déclarations de Basri révèlent «un homme miné par le dépit». Cette proposition, grâce aux votes recueillis, pointe ainsi en seconde position.
«Driss Basri est un homme actionné par les ennemis du Maroc», comme proposition, aura recueilli 17.8% des suffrages. Ainsi, cela reflète que rares sont les internautes, ayant participé au sondage, à penser que l'ancien ministre de l'Intérieur serait télécommandé par une main étrangère.
L'idée pourrait, pourtant, paraître alléchante. Ou encore, celle qui voudrait que Driss Basri, après son limogeage, ait cultivé un sentiment de dépit à tel point que celui-ci finit par le miner. Il décida alors de se venger et, pour se faire, mis sa main dans celle des ennemis du Maroc pour, finalement, se lancer dans sa fameuse campagne. Ce ne sont pas les extrapolations qui manquent. Cependant, quoi qu'il en soit et quelle que soit sa motivation, le moins que l'on puisse dire, en définitive, c'est que Driss Basri a raté beaucoup d'occasions pour se taire.


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