Karim Mansour-Dahbi nommé Directeur Général de Lesieur Cristal    Lions de l'Atlas : Ryan Bounida convoqué par Ouahbi avant les amicaux face à l'Équateur et au Paraguay    Lions de l'Atlas : Aït Boudlal et Zabiri avec les U23, la stratégie se précise    CDH : le Maroc accuse l'Iran de soutenir des groupes "séparatistes et extrémistes"    Les archives du journal Le Monde lèvent le voile : le Maroc s'opposait à la partition de l'Algérie en 1962    Le Maroc et la Centrafrique renforcent leur coopération judiciaire    Sahara : Malgré l'enjeu gazier, Giorgia Meloni maintient à Alger la position prudente de l'Italie    Washington : Lalla Hasnaa représente le Maroc au sommet "Fostering the Future Together"    France: Tariq Ramadan condamné par défaut à 18 ans de réclusion criminelle    «Autopsie d'un message» : Le GADEM analyse les publications racistes en ligne    Prisons : pour 2,75 MDH, le Maroc renforce la sécurisation des données    Le Polisario s'affiche à une réunion pro-Iran au Brésil    Espagne : Un universitaire marocain arrêté pour avoir abandonné ses enfants    La Bourse de Casablanca clôture dans le vert    Sanlam Maroc: Un résultat net de 451 MDH en 2025, en hausse de 7,9%    Mercato : Bilal El Khannouss définitivement transféré à Stuttgart    Sénégal – Pérou : pourquoi aucune chaîne française ne diffuse le match ?    Espagne-Maroc. La Police espagnole se félicite de l'excellence de sa coopération avec la DGST marocaine    Morocco braces for strong thunderstorms with hail Wednesday and Thursday    Khalid Tinasti se une al panel de la ONU para replantear la política sobre drogas    Akhannouch : 100% des écoles seront des « écoles pionnières »    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Affaire Lamjarred : la plaignante poursuivie pour extorsion    Energie : Trump évoque un « cadeau inestimable » de l'Iran    Dacia Maroc renforce son engagement au Rallye Aïcha des Gazelles et devient sponsor de la catégorie Crossover    Football. Les joueurs africains les plus chères du moment    Mozambique : 267.000 hectares de forêts partis en fumée    Tanger : 230 MDH pour la construction d'un hôpital universitaire de psychiatrie    Mondial 2026 : le Maroc dévoile un maillot inspiré de son héritage    La belgo-algérienne Nawell Madani rattrapée par la polémique    Design africain : les événements qui vont marquer 2026    Aziz Akhannouch : La dignité du corps enseignant, pilier de la réforme du système éducatif    HCP : Benmoussa présente les principales mutations démographiques du Royaume    FMI : L'économie du Maroc maintient son élan avec une croissance prévue de 4,4 % en 2026    Gestion de l'eau : le Maroc, laboratoire africain de la fiabilité de service    Le pétrole chute fortement sur fond d'espoirs d'apaisement au Moyen-Orient    Washington fait passer un plan en 15 points à Téhéran pour mettre fin à la guerre    CAN 2025 : le TAS dément toute saisine du Sénégal    Revue de presse ce mercredi 25 mars 2026    Estados Unidos: un nuevo senador se une a la iniciativa de Ted Cruz contra el Polisario    Etats-Unis : Les agriculteurs ne veulent plus des droits de douane sur les engrais phosphatés du Maroc    Menaces terroristes : le Maroc, parmi les pays les plus sûrs au monde    Détroit d'Ormuz : plus de 80 pétroliers bloqués, selon Greenpeace    « La Dolce Vita à Mogador » : L'excellence du cinéma transalpin rayonne à Essaouira    France : Nawal Rezagui, cheffe franco-marocaine étoilée au guide Michelin    Subvention de la musique et des arts chorégraphiques: Ouverture des candidatures pour la 1ère session de 2026    CV, c'est vous ! Ep-90. Fadoua Jemoumkh, la social media manager qui rêve grand    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



P.O. : La messe est dite
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 12 - 2002

En interdisant à Yasser Arafat de se rendre à Beit Lahm et en accusant les Palestiniens d'abriter des membres d'Al-Qaïda, Israël a encore démontré son intention de maintenir la région sous tension. Et sous son contrôle.
«Arafat n'a rien à chercher à Beit Lahm pour Noël, qui est une fête de paix», a tout simplement estimé dimanche un porte-parole du Premier ministre israélien, Yaanan Gissin. Selon lui, «pour qu'une décision soit prise à ce sujet, il faudrait qu'Arafat nous présente une demande officielle en ce sens, ce qu'il n'a pas fait».
Cette nouvelle humiliation publique à l'encontre du président de l'Autorité palestinienne ne promet qu'une répétition des plus cyniques du scénario de l'an dernier lorsque, effectivement, Yasser Arafat avait été empêché de se rendre dans la ville pour participer à la messe de minuit. Cérémonie qui se déroule dans la basilique de la Nativité, et à laquelle il a symboliquement pris part depuis 1994, année de création de l'Autorité palestinienne. Comme en 2001, le leader palestinien est cette fois encore confiné dans ses quartiers de Ramallah, ville qu'il n'a d'ailleurs pas quittée depuis. Beit Lahm est quant à elle réoccupée par l'armée israélienne depuis le 27 novembre. L'Etat hébreu l'a même décrétée «zone militaire fermée» jusqu'à fin décembre. L'objectif est clair : «il ne bougera pas (...). Nous ne laisserons pas Arafat se rendre à Beit Lahm», a répété dimanche M. Gissin.
Ce jour-là, quelques heures plus tôt, le président palestinien avait annoncé son intention de faire ce déplacement.
«Il est de mon devoir d'être là», avait-il affirmé lors d'un entretien accordé à l'agence de presse britannique Reuters. Accusé de «ne pas faire assez contre le terrorisme» par Tel-Aviv, le leader palestinien a de son côté accusé Israël de recourir à des accusations forgées de toutes pièces sur l'existence de liens entre les Palestiniens et Al-Qaïda. Vendredi dernier, Ariel Sharon avait affirmé que le réseau terroriste avait établi une présence à Ghaza ainsi qu'au Liban dans le but d'attaquer l'Etat hébreu. C'est en partie par ces déclarations que le Premier ministre avait tenté de justifier le massacre de Bureij qui avait fait dix morts le même jour. «C'est un gros, gros mensonge», a rétorqué dimanche Yasser Arafat. «Sharon veut aujourd'hui camoufler ses propres attaques militaires contre les Palestiniens en présentant un nouveau visage», a-t-il expliqué. Le raïs a catégoriquement nié tout lien avec Al-Qaïda malgré la défense de la cause palestinienne par Oussama Ben Laden et son réseau qui l'ont souvent évoquée dans leurs revendications d'attentats. Lors de cet entretien, Yasser Arafat a par ailleurs dit craindre que le gouvernement israélien ne profite de l'actualité irakienne pour intensifier ses opérations militaires en Cisjordanie et dans la Bande de Ghaza. Cette présence permanente et son lot de violences amenuisent d'ailleurs chaque jour un peu plus les chances palestiniennes d'organiser les prochaines élections. Des élections générales prévues le 20 janvier qui sont pourtant cruciales pour l'avenir de la région et que la communauté internationale, notamment les Etats-Unis, ont longtemps réclamées.
Mais Yasser Arafat l'a encore répété après plusieurs responsables palestiniens : la présence de soldats et de blindés israéliens dans les territoires empêche leur organisation, qui nécessiterait jusqu'à trois mois de plus. Ce qui a amené le leader à évoquer un possible report du scrutin, « sauf retrait des forces israéliennes de toutes les villes et zones sous administration palestinienne».
Décision que le gouvernement Sharon n'est pas prêt d'envisager, au contraire, comme l'illustrent les propos tenus dimanche par le président israélien lors d'une visite en Allemagne. Moshé Katsav a alors prévenu qu'une mise sur « le même plan» du «terrorisme palestinien» et de la riposte «défensive» de son pays était une erreur. S'adressant aux Palestiniens, il a affirmé «qu'il n'y avait pas de terrorisme légitime» et que ces derniers devaient y mettre fin pour «reprendre les négociations politiques». Et le chef d'Etat d'ajouter que même si «tout bébé palestinien tète avec le lait de sa mère la haine d'Israël», l'Etat hébreu reste attaché à la nécessité de travailler pour la paix. «Nous sommes le pays moral du Proche-Orient», a-t-il assuré. Une femme palestinienne a pourtant encore été tuée et trois de ses enfants blessés dimanche par des tirs israéliens à Rafah, au sud de la Bande de Ghaza.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.