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" Le sursaut n'a pas encore eu lieu"
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 01 - 2003

Le leader du MNP est toujours à égal à lui-même. N'ayant rien perdu de sa verve habituelle, Mahjoubi Aherdan jette un regard critique sur le pays et son avenir. Rencontre.
ALM : Comment se porte Mahjoubi Aherdan ?
Mahjoubi Aherdan : Aherdan se porte bien.
Et politiquement ?
Mieux encore. La mouvance populaire vit au rythme de la réunification. Ce qui a débouché sur la création d'un groupe parlementaire commun entre le MNP et le MP aussi bien à la première qu'à la deuxième chambre. Nous oeuvrons actuellement pour présenter des candidatures communes lors des prochaines élections communales.
Les deux mouvements se sont engagés à mettre en oeuvre la même démarche unitaire à l'occasion des dernières législatives. Mais rien n'a été fait…
Avant, on ne nous laissait pas tranquilles en usant de tous les moyens pour nous casser.
Qui “on“ ?
Comme on disait dans l'armée lorsqu'on était à l'école militaire, “On“ est un con qui n'a pas de matricule et qui ne prend pas la garde d'écurie.
Vous faites allusion à qui ?
Ce n'est pas la peine d'expliciter plus. Vous savez qui je vise.
Vous ne regrettez rien ?
Je ne regrette rien. Les épreuves que j'ai connues ont permis de tester mon courage et ma patience. L'essentiel est de ne jamais abandonner la lutte. Si les autres n'ont pas compris tant pis pour eux, mais un homme doit se battre dans le bon sens quelles que soient les difficultés.
Etes-vous satisfait du score législatif du MNP ?
Écoutez, nous avons été combattus par l'administration voire par l'État. Cela dit, la mouvance populaire dans son ensemble a réalisé une bonne performance. L'avenir nous appartient si nous arrivons à rattraper le temps perdu par le travail pour notre pays, nos idées et notre authenticité.
Le courant passe-t-il maintenant bien entre vous et Mohand Laenser après plusieurs années de brouille ?
Mais je ne me suis pas bagarré avec Laenser que je considère comme un fils, je me suis bagarré avec l'État. Cependant, je considère que tout ce qui est arrivé pour nous diviser nous a permis de nous connaître et d'apprécier ce que nous étions, ce qu'on a voulu faire de nous et ce que nous pouvons devenir nous-même maintenant.
Comment vivez-vous ?
Je suis un artisan, je suis un ouvrier, je suis un maçon. Ma fonction de secrétaire général du MNP, je la conçois plutôt comme une responsabilité alors que les gens veulent me faire passer pour un dictateur. Mais comment jouer les dictateurs sur des personnes que vous ne pouvez même pas contrôler, qui passent d'un parti à l'autre ? En fait, j'ai passé le plus clair de mon temps à recoller les morceaux des objets que les autres ont cassés…
Les militants du MNP, une fois ministres, ont ceci de particulier qu'ils vous critiquent de manière acerbe. Pourquoi ?
Qu'ils soient ministres ou pas ministres, vous portez en vous, Marocains, les défauts inhérents à votre nature. Cela dit, certains ministres du précédent gouvernement ont cédé aux mêmes chansons du passé. On ne les a pas laissés tranquilles. Prenez Chbaâtou (NDLR ex-ministre de la Pêche), qu'est-il devenu aujourd'hui ? Quant à Moussaoui, je pense qu'il a été trompé car actuellement il milite pour nos retrouvailles.
Et les ministres MNP du gouvernement actuel ?
Ils sont bien. La mouvance en compte 5, soit presque le même nombre que les autres partis. L'essentiel c'est que la qualité des ministres MNP y est. Ils sont constamment en contact avec le mouvement.
Est-ce que vous aimez toujours déranger ?
Si je dérange, c'est que je suis dans le vrai. D'ailleurs, le fait que j'ai défendu la monarchie dès le départ a dérangé les adversaires de cette institution. Depuis que le monde est monde, bien avant Jésus-Christ, le pays amazigh avait à sa tête un monarque. Sans la monarchie qui est le fond de notre authenticité et notre ciment essentiel, c'est la division qui risque de s'installer. Je voudrais toujours déranger mais dans le bon sens.
Est-ce que vous n'êtes pas
fatigué ?
Honnêtement, je voudrais bien pouvoir jeter l'éponge pour écrire, peindre, dessiner ou rêver. Mais tant qu'on peut encore travailler pour son pays, on n'a pas le droit de se débiner, encore moins de démissionner. C'est ce qui me fait tenir le coup. Comme vous voyez ma vie est simple, je ne cherche ni à briller ni à dépasser les autres. Je veux simplement faire mon devoir et je le fais qu'on le veuille ou non comme secrétaire général ou simple citoyen.
Que pensez-vous du gouvernement Jettou ?
Les membres du gouvernement sont des Marocains à part entière. Pour moi, un Marocain en vaut un autre. L'essentiel est de faire bien son travail. Cela dit, on ne peut pas préjuger d'un gouvernement qui vient de démarrer.
Par ailleurs, je constate que certains journaux insultent et diffament à tour de mots. C'est le cas par exemple de ce journal qui parle du dernier comité central du MNP comme ayant eu lieu au secrétariat général alors que la réunion s'est tenue à la salle Soumiya.
Déduction, l'article a été écrit bien avant l'événement. Le hic c'est que le mensonge ne tue pas. C'est honteux.
La classe politique est de plus en plus absente de la scène. Qu'en pensez-vous ?
La classe politique est ce qu'on en a fait l'environnement du pays, les slogans et les intérêts personnels. Il faut que les Marocains se ressaisissent. Le sursaut tant attendu n'a pas encore eu lieu.
La montée de l'intégrisme ne vous fait-elle pas peur ?
Tout ce qui représente un danger pour l'avenir de nos enfants me fait peur. Et puis, il n'y a pas que l'intégrisme religieux. On oublie souvent l'intégrisme des affaires, l'intégrisme de la richesse ostentatoire.
Les gens de docteur Khatib (NDLR le leader du PJD), nonobstant certaines de leurs attitudes, sont corrects, ouverts à la discussion et travaillent…
Que vous inspire la tentative de vol d'armes dans une caserne à Taza ?
Ce genre d'acte, tout comme la révolte d'un soldat, peut arriver dans n'importe quelle armée du monde. Mais il faut être vigilant. Par ailleurs, j'observe que l'armée commence à être attaquée dans certains journaux. Cette situation m'interpelle. Si le civil s'amuse à exciter le militaire, je dis attention.


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