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Une décision regrettable
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 11 - 03 - 2003

Ayant présidé la commission d'enquête parlementaire sur la CNSS, Rahou El Hilaâ est un ancien cadre de la BNDE. Il était responsable du parc informatique de la banque. Entretien.
ALM : Comment interprétez-vous en tant qu'ancien cadre de la BNDE la décision de sa restructuration ?
Rahou El hilaâ : Il s'agit-là d'une décision regrettable. En ce sens que la Banque nationale de développement économique avait pris une part active à la création d'entreprises et donc à l'enrichissement du secteur industriel. Par son biais, pas moins de 6000 entreprises industrielles et de transport ont vu le jour. Ce sont d'énormes services rendus au pays et à l'Etat et il fallait préserver ce genre d'établissement en le recentrant sur son métier de base, à savoir une banque d'affaires.
Vous contestez donc le plan qui a permis à la BNDE de s'ouvrir sur les autres métiers de banque, notamment l'activité commerciale…
Absolument, la BNDE devait rester une banque d'affaires. Elle devait assainir ses comptes et recouvrer ses créances. Son ouverture, par la grâce du libéralisme, sur le volet commercial a aggravé ses déficits. Une banque commerciale compte sur un ratio où les dépôts sont importants. C'est le volume des dépôts qui permet à une banque de gérer au mieux ses activités et compense, si j'ose dire, des pertes occasionnées dans d'autres branches ou encore minimise les risques. Or, la BNDE n'a pas vocation à cette activité. Elle n'a pas réussi à faire l'effort nécessaire à l'implantation de réseaux d'agences et être proche des citoyens. Elle a donc engagé des dépenses à perte.
Mais pourquoi une banque comme la BNDE est-elle arrivée à un tel stade ?
C'est simple à expliquer. Pendant des années, la BNDE octroyait des crédits sans garantie, sans s'assurer du minimum de solvabilité de ses clients. Il se trouve qu'aujourd'hui il s'agit de plusieurs milliards de dirhams en souffrance. Il y a eu des malversations, peut-être même des détournements et l'IGF qui s'est penchée sur le dossier l'année dernière n'a pas rendu son rapport.
En tout cas, il fallait créer une commission d'enquête pour que le citoyen sache où sont partis les deniers publics et qui en est responsable.
Maintenant que les activités de la BNDE vont être découplées, comment évolueront les choses selon vous ?
Vous savez, comme je vous l'ai dit, la BNDE est un organisme qui doit accompagner le développement du pays. Il ne s'agit pas d'une banque privée dont l'objectif primordial est d'engranger des gains. C'est un organisme spécialisé dans le domaine des investissements et dans lequel l'Etat est le principal actionnaire avec un actionnariat direct de 34%, suivi de la CDG. Une banque de ce genre doit rester comme un outil d'intervention public, avec une bonne dose de bénévolat. Maintenant, il y a bien un constat à faire, c'est tout simplement le désengagement de l'Etat. Alors que vu l'état de l'économie nationale, vu le niveau d'investissement à réaliser, je peux dire que la BNDE n'a pas encore terminé sa mission. La solution trouvée est une solution problème. Heureusement que le nombre du personnel ne dépasse pas les 400, sinon on aura aussi le problème social des cadres et autres employés…
La restructuration de la BNDE intervient à un moment où l'on parle aussi des problèmes de la SODEA et de la SOGETA. Quel lien peut-on faire ?
Il y a un fait. Les entreprises publiques ne sont pas faites pour faillir à leur mission. Si faillite il y a , c'est parce qu'il y a eu mauvaise gestion. La Société de développement agricole (SODEA) et celle de gestion des terres agricoles (SOGETA) ont été mal gérées et comme on ne peut revenir en arrière, l'Etat doit maintenant céder ces terres ou les louer. Au moins, il aura la certitude de toucher le loyer ou le prix de vente…


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