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Irlande : le retour de la violence
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 13 - 09 - 2005

De violents affrontements entre catholiques et protestants avaient éclaté ces derniers jours à Belfast où une cinquantaine de policiers ont été blessés.
Les rues de Belfast ont été, depuis le week-end dernier, théâtre des plus graves émeutes en Irlande du Nord. «Belfast, le camp de bataille» a titré le Sunday Life, l'édition dominicale de The Belfast Telegraph. Les premières émeutes ont eu lieu samedi à l'issue de défilés orangistes. Les violences se sont poursuives jusque dans la nuit de dimanche à lundi. Quelque 50 policiers ont été blessés.
Tout a commencé suite à l'interdiction de passage de la marche annuelle de la confrérie dans le quartier catholique républicain de Springfield Road. Ce changement de cap avait pour but d'empêcher les manifestants de passer dans une enclave nationaliste de Springfield Road, à Belfast, en raison de l'opposition de ses habitants. Les affrontements ont éclaté quand le cortège s'est approché de la section en question. Les forces de l'ordre avaient arrêté 18 protestants.
Selon les médias, des sympathisants de l'Ordre d'Orange -principale confrérie protestante d'Irlande du Nord- ont lancé des cocktails Molotov et autres bombes artisanales. Ils se sont opposés aux policiers et soldats britanniques, ainsi qu'à une foule catholique hostile en divers secteurs de Belfast. Les manifestants protestants se sont également déchaînés dans sept autres localités protestantes des environs.
Les esprits se sont apaisés lundi au petit matin. Le calme était de retour, mais des rues de Belfast et des alentours conservaient encore les traces des affrontements des deux jours précédents.
Peter Hain, secrétaire britannique à l'Irlande du Nord, a reconnu que ces affrontements étaient les plus graves qu'a connus l'Irlande du Nord depuis des années.
« Nous avons assisté à une situation où la police a dû faire face à des tentatives de meurtres et à une violence telle qu'on n'en avait plus vu depuis des années », a déclaré Peter Hain, secrétaire britannique à l'Irlande du Nord, sur les ondes de la BBC. Le chef de la police d'Irlande du Nord Hugh Orde a, pour sa part, accusé les dirigeants de l'Ordre d'Orange d'être à l'origine des troubles. Dans une déclaration à la chaîne irlandaise RTE, Hugh Orde a parlé d'attaques «totalement organisées», auxquelles participaient aussi les deux principales milices protestantes interdites, l'Association pour la Défense de l'Ulster (UDA) et la Force des Volontaires de l'Ulster (UVF).
Chaque année, des milliers d'Orangistes participent à des défilés traditionnels pour commémorer la défaite, au XVIIe siècle, du roi catholique Jacques II face au protestant Guillaume d'Orange. Nombre de Catholiques de l'Ulster y voient une provocation.
Les tensions en Irlande du Nord se sont accentuées ces derniers temps. Les protestants reprochent à Londres le fait de réduire trop rapidement sa présence militaire dans la province. Pour eux, la décision de Downing Street est précoce. Ils espéraient que Londres aurait dû attendre davantage de gestes de la part de l'Armée républicaine irlandaise (Ira).
En juillet, l'IRA a annoncé la fin de sa lutte armée et s'est engagée à déposer les armes. Mais elle n'a pour l'instant apporté aucune preuve du début du désarmement.
Reuters a considéré ces émeutes comme un revers pour les gouvernements de Londres et de Dublin, qui souhaitent relancer l'assemblée bi-confessionnelle mise en place en 1998 par l'accord du Vendredi.


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