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100% Jamal Berraoui : Tifariti : la complicité onusienne
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 28 - 10 - 2005

L'Algérie et ses acolytes ont annoncé la construction d'un Parlement sur le Tifariti, ils ont aménagé des camps militaires sous l'œil de la Minurso.
L'on se rappelle de l'unique sortie du Premier ministre sur la question de l'émigration clandestine, que je devrais écrire avec un I pour être plus précis, ce qui est un changement énorme. Le Premier ministre avait exprimé sa dénonciation de l'utilisation propagandiste que l'Algérie et ses mercenaires avaient fait de ce drame humain. En effet, le polisario avait annoncé qu'il avait recueilli des centaines d'émigrés en déshérence après que les autorités marocaines les aient abandonnés en plein désert. Seulement, ce qui n'est pas dans le communiqué du Premier ministre, c'est que le polisario avait effectivement quelques dizaines de candidats à la traversée, à présenter aux journalistes. Ceux-ci, issus des pays subsahariens, avaient perdu leur chemin. Seulement ce n'est pas le polisario qui les a recueillis mais la Minurso et ses hélicoptères. Ce n'est pas un scoop, c'est une déclaration officielle de la Minurso, faite en son temps et malheureusement non relayée par la presse marocaine. Or, cette information est d'une importance capitale. Elle signifie que les forces de la Minurso ont violé le contrat définissant leur mission. Le cessez-le-feu a établi une ligne de démarcation qui, schématiquement, colle au mur établi par les Forces Armées Royales. Les terres au-delà et jusqu'à la frontière algérienne ne constituent qu'un no man's land. Ceci était l'exacte réalité d'avant le cessez-le feu. Le polisario était basé en territoire algérien, ses «combattants», en tous cas ceux d'entre eux qui n'avaient pas été «chaleureusement» traités par la chasse nationale rentraient à leurs camps après chaque engagement. Ceux-ci étaient d'ailleurs très sporadiques dans l'immédiat prè-cessez-le-feu.
En livrant les damnés de la terre au polisario, la Minurso, même en arguant de considérations humanitaires , considère les territoires du Tifariti comme sous autorité administrative de la RASD. En tous cas, ce précédent sera utilisé à cette fin par nos ennemis ; et non pas les adversaires de notre intégrité territoriale ; comme les dénomment les médias officiels. Ce danger est présent depuis longtemps. L'Algérie et ses acolytes ont annoncé la construction d'un Parlement sur le Tifariti, ils ont aménagé des camps militaires sous l'œil de la Minurso, ils font tout pour étayer la thèse des pseudo territoires libérés. La Minurso s'est faite complice de la plus grande arnaque à la paix jamais organisée sous l'auspice de l'ONU. Des terres quasi-vierges, contrôlées militairement par le Maroc, mais sans habitants, ceux-ci s'étant sédentarisés dans les villes protégées par le Mur, deviennent un territoire libéré, base réelle de la fantômatique RASD.
Le système ONU est très complaisant, par ailleurs, avec l'Algérie, le HCR finançant toujours les camps de Tindouf, alors que l'Algérie refuse tout recensement et mentionne depuis 20 ans le même chiffre (165 000) de réfugiés. C'est la seule population, à variation zéro, dans le monde. Que fait la diplomatie ? Serait-on tenté d'écrire. Sûrement plein de choses, mais sur ce point précis du Tifariti on ne l'a pas entendu, ni lu. Pourtant, les mercenaires et leur parrain algérien sont en train de créer une situation de fait, sous la protection de l'ONU. Et il est prévisible qu'à moyen terme, les camps de Tindouf soient transférés à l'intérieur du Sahara créant ex-nihilo une partition qui n'est pas le résultat du conflit armé.
Le Maroc, dindon de la farce, sera le seul pays de l'histoire à perdre une partie de son territoire lors d'un cessez-le feu et sans pouvoir la défendre. Les partis politiques sont aux abonnés absents. Leur mutisme est la preuve de leur ignorance absolue du complot algérien couvert par l'ONU. Or, c'est à eux de réagir, puisque l'Etat est gêné face au machin. Allons-nous attendre que la RASD s'installe et invite l'armée algérienne en vertu d'un accord entre Etats pour réagir et réclamer de la Minurso qu'elle revienne à la situation ante? Sinon, quelles sont les options qui s'offrent à nous pour défendre notre intégrité territoriale violée sous les yeux et avec l'encouragement des casques bleus ?


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